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PODCAST #83
La Switch sur son petit nuage
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Dire que cet épisode est celui de la rencontre entre modernisme et tradition est un doux euphémisme. Évoluer sans se diluer, se transformer sans oublier le passé, associer rigidité (de gameplay) et liberté (de choix), s’ouvrir au grand public sans mettre de côté les passionnés, c’est l’apanage de ce Mega Man 11, qui, certes imparfait, conjugue correctement le présent au passé en ouvrant une belle porte au futur.
Verdict !

Les +


  • Le coup de brush 2,5D
  • Du neuf avec du vieux
  • Un Mega Man vraiment accessible
  • Le challenge toujours présent
  • La thématique par niveau
barre

Les -


  • Pas de version physique en Europe
  • Parfois trop timide graphiquement
  • La bande son trop passe partout
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Mega Man 11
Par Goonpay, le mercredi 31 octobre 2018

Les héros de jeu vidéo ont un sacré avantage sur nous, pauvres humains : ils ne vieillissent pas. Pire, ils rajeunissent parfois et les souvenirs de jeunesse que nous avons partagés avec eux nous renvoient à la tronche notre irrémédiable décrépitude. Comme pour faire un pied de nez à la caste des gamers d’antan devenus joueurs du dimanche aujourd’hui, Capcom a décidé de remettre un coup de lifting au Blue Bomber en partant des bases originelles et nous propose, enfin, un épisode inédit sobrement intitulé Mega Man 11. Parce qu’il le vaut bien… 

Un passé bien présent

Rivaux depuis leurs plus jeunes années, Dr. Light et Dr. Wily se sont constamment affrontés à coup d’inventions révolutionnaires. Si le talent de chacun ne fait aucun doute, le barbu chevelu a, malgré tout, toujours eu un temps d’avance sur le chauve moustachu grâce notamment à son caractère pacifiste et profondément humain. Vexé par cette réussite et le manque de reconnaissance de ses pairs, Dr. Wily est devenu l’ennemi juré du Dr. Light et a fait serment de vengeance.

L’eau a coulé sous les ponts, Mega Man, la géniale invention du gentil professeur, a toujours été là pour contrecarrer les plans néfastes du méchant scientifique. Mais, une fois de plus, Wily est de retour pour lui jouer un mauvais tour… un double tour même puisque, muni de son invention d’antan, le « double gear », il a enlevé les huit robots du brave savant pour les changer en terribles combattants. N’écoutant que son courage et s’équipant également du système Double Gear, Mega Man mène la contre-offensive. Il y a comme un air de déjà vu !

Comme à l’accoutumée, le Blue Bomber va donc devoir traverser huit niveaux dans l’ordre qu’il souhaite et battre chacun des Mavericks avant de pouvoir se confronter au grand méchant. Chaque boss vaincu lâchera son arme que Rock Man s’empressera de ramasser, le dotant ainsi de nouveaux pouvoirs. Et pour que la boucle soit bien bouclée, chaque robot sera plus sensible à telle ou telle arme. Charge aux joueurs de trouver le meilleur cheminement possible pour arriver à bout de ces tas de ferraille sans encombre. Évidemment, une fois les huit vaincus, la forteresse de Wily se dévoilera, emmenant avec elle quelques anciennes connaissances comme Yellow Devil, proposant encore une confrontation marathon contre chacun des huit machines et s’achevant sur le combat ultime. Ne criez pas au spoil, c’est comme ça depuis 30 ans donc rien de neuf sous le soleil…

Rien de neuf... il faut le dire vite ! Ce fameux « Double Gear » sur lequel Capcom a insisté permettra aux moins téméraires de se sentir plus à l’aise avec cette série de plates-formes / action à la réputation de redoutable provocatrice de crise de nerfs.

Coup double

Présenté comme l’élément central et novateur de ce nouvel opus, le Double Gear permet, soit d’augmenter sa puissance de frappe durant un court instant (« Power Gear »), soit de ralentir le temps en entrant dans une sorte de bullet time (« Speed Gear »). En dernier recours, il est aussi possible de combiner les deux pour faire un maximum de dégâts en lançant l’attaque ultime, le dernier souffle qui peut sauver d’une mort certaine.

L’utilisation de cette technologie est bien entendu limitée dans le temps. Un abus entraîne une surchauffe du noyau qui prendra de nombreuses secondes pour être de nouveau opérationnelle. Ce sera toujours mieux que de griller totalement les circuits ! Même si, à première vue, le Speed Gear paraît plus cheaté et plus utile, associé à une arme de boss, le Power Gear décuple les effets des attaques et peut se révéler bien plus efficace dans certaines zones. 

Pour autant, et c’est là toute la force de ce Mega Man 11, rien n’oblige à user de ce pouvoir. Les vieux de la vieille comme les plus hardcore pourront tout à fait terminer le titre sans l’utiliser, en faisant tout au Mega Buster. À l’inverse, les aficionados du rendement chercheront les combinaisons et astuces les plus adaptées à la situation. Les habitués savent que dans chaque Mega Man, il y a des bonus à débusquer dans les niveaux pour augmenter sa puissance et devenir une véritable arme de guerre. Ce n’est plus le cas. Désormais, les bonus s’obtiennent dans la boutique du Dr. Light en échange de boulons. Allant de la simple recharge d’énergie ou de vie aux apports passifs plus élaborés comme une charge automatique du Mega Buster ou une meilleure accroche des boots sur sol glissant, là encore, rien n’est obligatoire, mais peut contribuer au confort.

Sans perdre une goutte de son essence, cet épisode arrive à tirer parti du meilleur des 2 époques : la rigidité propre au déplacement du robot bleu, le nécessaire apprentissage des patterns, l’accès à une boutique optionnelle et l’arrivée du Double Gear font de ce Mega Man 11 le plus accessible de  la série. 

Révision des 30 ans

Après son passage plus ou moins douteux en 3D dans la dernière mouture « X », Mega Man était revenu aux bons vieux pixels des familles dans son numéro 10.  Aujourd’hui, c’est une toute nouvelle peinture 2,5D qui vient habiller cette mécanique bien huilée. Ce lifting a deux avantages : il améliore sans dénaturer.

Les environnements sont peu ou prou les mêmes que dans les précédents épisodes, tout du moins dans leur concept avec des passages industriels classiques, des environnements aqueux qui ne sentent pas bon l’écologie, une nature robotisée, des plaines glaciaires aux pieux bien aiguisés et même un monde ballon très coloré… On reste dans les ambiances classiques de la plate-forme et ça fonctionne plutôt bien même si on sent clairement que certains stages ont bénéficié d’un plus grand soin dans leurs arrières-plans.

Le bestiaire reprend en partie des ennemis déjà vus comme le Metall (le petit bonhomme avec un casque jaune), le Batton (la chauve-souris), le Sniper Joe, etc., mais aussi quelques nouveaux plus originaux tels que les Pipetto, cracheurs d’acide avec leurs fioles sur la tête ou les Mawaru C, des déclinaisons de rats de laboratoire qui se baladent dans leur roue non-stop. À l’instar des niveaux, les boss ne sont pas forcément traités sur un même pied d’égalité. Certains se transforment en montagne de vis et de boulons qui en imposent à l’écran, ça les met forcément plus en valeur.  

Depuis sa première apparition, Mega Man a constamment été enrichi de petites animations subtiles tel que le clignement des yeux donnant un air plus vivant à l’ensemble. Cet opus va encore plus loin dans ce domaine avec une palette de mouvements pour chaque ennemi ou de nombreux éléments interactifs du décor. On retiendra notamment les effets spéciaux de feu vraiment bien rendus. En portable ou sur grand écran, le visuel est propre et léger,  fluide, ça ronronne comme un chat bien que le contour noir autour des personnages aurait peut-être mérité de disparaître. 

La sensation globale est celle d’un respect de la charte Mega Man tant dans sa volonté de simplicité graphique (un poil trop ?) pour une clarté maximale que dans le level design à double tranchant : tantôt trop gentil sans prise de risque, tantôt assez mesquin dans le placement des pièges.

Pour clore le chapitre artistique, il faut évidemment évoquer la partie sonore qui n’est malheureusement pas à la hauteur des précédents jeux. Si la série n’a pas connu que des hauts dans ce domaine, certains thèmes ont tout de même marqué les esprits et ont réussi à s’inscrire dans la mémoire collective des grands titres musicaux du jeu vidéo. On retrouve bien quelques notes classiques, mais franchement rien d’inoubliable. Dommage, car la partie vocale et les bruitages sont efficaces, eux. 

Du petit mécano sympatoche au pétage de boulon !

Mega Man 11 est l’épisode de l’accessibilité : petits, grands, bleusailles, vétérans… tout le monde peut s’y essayer, à son rythme, à son niveau de difficulté et le savourer à sa façon sans se sentir contraint ou limité. Enclencher le mode facile pour faire ses premières armes et découvrir un gameplay old school peut être une bonne entrée en matière pour les néophytes. Se lancer dans le mode normal et acheter quelques items pour se faciliter le travail est une autre alternative pour reprendre la main. Bien rodé au déplacement rigide, mais précis du Blue Bomber ? Il n’y a plus qu’à foncer sur la partie difficile et les défis qui ont de quoi tenir le joueur en haleine un bon bout de temps, surtout si l’objectif est de glaner des médailles d’or et/ou se classer dans le top mondial !

Il faut compter environ quatre à cinq heures pour boucler l’aventure principale une première fois en mode normal pour les connaisseurs. C’est au moment où la partie s'achève que le choix du joueur opère. Soit on considère avoir fait le tour et on range la cartouche (ah non c’est vrai, il n’y en a pas en Europe…), soit on se lance dans la deuxième étape : celle de devenir le robot de légende en maîtrisant sur le bout des doigts la moindre parcelle de plates-formes et le moindre shoot. En avant les crises de nerfs et la récompense ultime de la satisfaction de l’effort accompli !

Petite parenthèse sur les amiibo qui, une fois scanné (maximum 20 par jour) lâchent aléatoirement un petit item allant de la petite pilule d’énergie au 1-Up. Ça se prend !

 

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COMMENTAIRES

Support
  • Switch
Editeur
  • Capcom
Développeur
  • Capcom
Genre
  • Action - Plate-formes
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   mardi 02 octobre 2018
   mardi 02 octobre 2018
   jeudi 04 octobre 2018

Site officiel
http://www.megaman-11.com/uk/
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