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PODCAST #91
E3 2019 : le grand débriefing
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Comme quelques vilains petits canards ayant poppé sur Switch ces derniers mois, Journey to the Savage Planet est un portage manquant manifestement de soin, ne proposant une aventure satisfaisante qu'en en mode portable. Avec son rendu visuel inadapté aux grandes diagonales des écrans de salon, son framerate parfois à la limite de l'injouable en mode téléviseur, cette adaptation Switch gâche en partie le grand potentiel d'un titre riche, drôle et prenant, malgré une dose de répétitivité parfois fatigante. Il n'empêche qu'entre les mains, l'aventure se savoure de bout en bout, et présage du bon pour ce nouveau petit studio. L'espoir fait vivre.
Verdict !

Les +


  • Une direction artistique très inspirée
  • Un humour omniprésent et redoutable
  • Un titre à la richesse étonnante
  • Un univers crédible et plein de vie
barre

Les -


  • Visuellement et techniquement indigne sur téléviseur
  • Des combats trop brouillons
  • Des allers
  • retours rébarbatifs
  • La rigidité de la caméra, sans gyroscope
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Journey to the Savage Planet
Par Chozo, le mardi 9 juin 2020

Débarqué par surprise sur l'eShop le 21 mai dernier, Journey to the Savage Planet est le premier bébé de l'équipe de Typhoon Studios, composée d'un mélange d'ex-représentants d'Electronic Arts, Ubisoft ou encore Warner. Cette mixture accouche elle aussi d'un gloubi-boulga forgé à partir d'influences multiples, entre Fallout 3, No Man's Sky et le plus récent The Outer Worlds, lui aussi tout récemment publié sur la console aux Joy-Con. FPS über coloré basé bien plus sur l'exploration que sur l'action avec une direction artistique sortant des sentiers battus, Journey to the Savage Planet se targue par ailleurs d'un humour savoureux, qu'il est agréable de découvrir... en plissant méchamment les yeux, pour ignorer les restrictions techniques imposées à un portage peut-être sorti bien trop tôt.

La soupe de pixels est servie

On se croirait employé par la société Weyland pour explorer le fin fond de l'espace intersidérale, afin de dénicher une planète assez accueillante pour être colonisée et détruite par la race humaine... Ici, pas de Peter Weyland, ni de Xenomorphes, mais un très excentrique Martin Tweed, dirigeant de Kindred Aerospace. L'entreprise a un but, celui d'emmagasiner un maximum de nouvelles découvertes scientifiques pour faire évoluer l'espèce humaine « dans le bon sens ». Pour cela, plusieurs centaines de volontaires sont envoyés un peu à la zob dans l'entièreté de la galaxie, avec pour mission d'explorer les planètes encore inconnues avec un matériel pour le moins restreint, budget serré oblige.

Le joueur incarne donc l'un de ces missionnaires paumés, se réveillant dans la carlingue de son vaisseau endommagé lors de l'atterrissage sur une planète étrange. Coup de chance, ses détecteurs l'informent de la présence d'une source d'énergie immensément rayonnante. Ça y est, c'est le jackpot, reste à savoir dans quelles conditions cette énergie va pouvoir être transportée, alors qu'il est également nécessaire de trouver de quoi réparer l'engin spatial.

Parlons tout de suite du sujet qui fâche, le rendu technique sur Switch, en tout cas sur grand écran, est à la limite de l'acceptable. Résolution indigne, framerate avoisinant souvent les vingt i/s une fois le pied mis à l'extérieur du vaisseau, l'ensemble est sacrément trompeur lors du réveil, puisque cette bouillie ne se ressent pas à l'intérieur du cockpit avec une fluidité plus agréable (trente i/s) et l'absence évidente d'aliasing. Ce dernier finit enfin d'achever tout espoir d'aventure agréable, les textures, les bestioles croisées et les éléments de décors s'affichant parfois à quelques mètres du personnage contrôlé. Heureusement, le petit écran en mode portable rattrape le coup, avec un taux d'images par seconde lui aussi plus correct. On l'aura compris, le périple se fera écran dans les mains ou ne se fera pas.

L'autre problème à souligner est dans la jouabilité générale, avec un déplacement du point de vue bien trop rigide, qu'il est d'ailleurs impossible de contrôler via le gyroscope des mini-manettes de la Switch. Le joueur ira aisément dans les menus pour accélérer la sensibilité de la caméra, afin d'adapter tant bien que mal l'orientation de son regard virtuel à sa manière de jouer. Pour contrebalancer ces mauvaises surprises, l'utilisateur découvre dès le départ l'écriture pertinente et l'humour incessant du titre, que ce soit dans les paroles de l'IA ou dans les nombreuses petites vidéos diffusées dans le vaisseau, à base de publicités vendant des produits totalement WTF ou de séquences d'encouragement et d'information du vénérable dirigeant de la société, rajoutant une bonne dose de folie et de légèreté au titre.

Alien Covenant, mais en comédie flashy

En regardant au-delà de ces soucis techniques bien handicapants pour tout détenteur d'une télévision aux dimensions « familiales », nul ne peut ignorer cependant l'originalité et la pertinence de l'univers proposé par cette planète. Colorée à outrance, variée entre zones désertiques, forestières, glaciales, volcaniques, souterraines, presque parfois psychédéliques, la direction artistique envoie du pâté. Le même traitement est d'ailleurs alloué au bestiaire composé de créatures toutes plus zarbies les unes que les autres, avec toujours un maintien de cohérence entre leur morphologie et les zones rencontrées. Dans leurs comportements aussi, le travail est plus que satisfaisant, entre les créatures pacifiques et les vrais dangers de cet écosystème, avec cette impression d'une faune libre de ses mouvements rendant l'ensemble plus que crédible.

Tout cela se met évidemment au service de l'exploration, des missions et des quêtes annexes dans le hub (le vaisseau), et la voix de l'intelligence artificielle accompagnant l'aventurier donne des indications rapidement retrouvables dans le menu du système d'exploitation mis en place dans l'engin spatial. Une seule arme est disponible, une sorte de pistolet futuriste pouvant s'améliorer via un mécanisme d'évolution, qui accompagne le précieux scanner installé dans le scaphandre du protagoniste, permettant de recueillir constamment des informations au sujet des bestioles et de la flore si atypiques de cette lointaine contrée.

C'est en effet dans les premières heures de jeu que l'on perçoit déjà tout le potentiel de l'univers, notamment en étant témoin des agissements des créatures avec leur environnement, donnant des indices pour élargir le champ de l'exploration. Voir des espèces de poulets multicolores aux gros yeux kawaï s'amuser à sauter sur une masse verdâtre cheloue permet, par exemple, de comprendre que cette texture aide à atteindre des plateformes situées bien trop haut, à la manière d'un trampoline. Balancer de la nourriture sous vide emportée de la Terre à ces mêmes petits monstres et les voir les ingurgiter, pour ensuite déféquer rapidement du carbone est un bon moyen d'emmagasiner des éléments de craft pour réparer le vaisseau, ou apporter des améliorations à la combinaison, au scanner ou à l'arme de poing.

Dans un délire très naturaliste d'étude écologique de l'environnement, Journey to the Savage Planet force le joueur à constamment redéfinir la vision de ce monde, composé de multiples ressources permettant de faire progresser l'exploration. C'est donc avec ce que l'aventurier récolte qu'il améliore aussi ses propres capacités, permettant notamment de développer un double saut, utile pour atteindre de petits ilots suspendus dans le ciel, mais également les possibilités offertes par son arme, en la transformant rapidement en grappin. Et des ressources, il va en falloir énormément puisque pour terminer le jeu, certaines capacités et objets de craft sont absolument indispensables. Cela peut engendrer de nombreux allers-retours frustrants dans des coins de la planète déjà maintes fois visités, pour remplir ses stocks de silicone, d'aluminium ou de carbone.

L'employé du mois

Nous l'aurons saisi, nous avons ici affaire à un FPS en mode RPG Metroidvanièsque, qui, s'il est énormément orienté exploration, amène également le joueur vers des sessions de tirs et d'action, notamment contre des boss plutôt retors. Il est ici absolument nécessaire de faire un maximum de quêtes annexes (retrouver une ressource particulière inconnue, récolter l'ensemble des plantes d'un même type, se débarrasser d'un ennemi spécifique) pour se présenter devant ces grosses bestioles bizarres avec l'attirail le plus évolué possible. Outre les possibilités de tir, l'arme peut envoyer des explosifs, électrocuter ou engluer l'ennemi, il faudra aussi débloquer des augmentations de la puissance de feu, ou de la vitesse de recharge.

Même si ces passages ne sont pas les points forts du jeu, avec une action souvent rapidement bordélique lorsque plusieurs créatures sont de la partie, les combats s'avèrent rapidement épiques, pour peu que le personnage ait débloqué les capacités de double saut et d'esquive. Mais cela n'est permis que si le joueur prend le temps de peaufiner ses compétences, et cela requiert encore une fois une bonne dose de va-et-vient un peu partout sur la carte.

En dehors des améliorations, les ressources et objets récoltés sont également nécessaires à assurer la collectionnite, notamment la récupération d'éléments à envoyer à l'employeur. Tout cela nécessite encore une exploration parfois répétitive, même si le jeu propose intelligemment un système de téléportation, raccourcissant la traversée de la planète. Cette visite prolongée, même si elle peut s'avérer fatigante par moment, permet cependant la découverte au hasard des pérégrinations de lieux cachés engendrant un vrai plaisir d'accomplissement, poussant à sortir des sentiers tracés dans une verdure recelant peut-être de nombreux secrets.

C'est justement cette envie d'exploration plus ou moins étendue qui déterminera également la durée de vie de Journey to the Savage Planet, allant d'une petite dizaine d'heures en ligne droite, jusqu'à cinq heures de plus pour dévoiler l'ensemble de la contrée visitée. Pour sûr, en mode téléviseur, la visite se fera sur les chapeaux de roue.

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