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PODCAST #81
E3 2017 : Ce qu'il ne fallait surtout pas manquer !
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Cette chose aurait dû être offerte avec la console, ce qui lui aurait apporté un plus grand intérêt. Ici, on s’ennuie vite et l’ensemble souffre de nombreux manques. Vouloir faire dans l’originalité, c’est très louable, mais si c’est pour nous pondre des trucs pareils, il vaudrait mieux s’abstenir.
Verdict !

Les +


  • L’utilisation des capacités de la console
  • L’univers graphique
barre

Les -


  • L’intérêt quasi inexistant
  • La durée de vie minuscule
  • Les mélodies sans grand intérêt
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Electroplankton
Par Pierre, le 12 Juillet 2006

Annoncé comme révolutionnaire, Electroplankton a suscité l’étonnement au fur et à mesure de la diffusion des différentes images ou autres vidéos. Cependant, peu de réelles informations quant à son fonctionnement et à son contenu ont été dévoilées, ce qui a permis à Nintendo, éditeur de cette chose, de provoquer un réel intérêt de la part des joueurs. Alors qu’il vient de sortir en Europe, qu’en est-il exactement ? Réponse tout de suite.




La DS, une console de jeux ?


Qu’on se le dise, Electroplankton n’est absolument pas un jeu vidéo, d’où la difficulté pour n’importe quel testeur d’apprécier ce ‘soft’ à sa juste valeur. Après le Programme d’Entraînement Cérébral et avant la série de livres interactifs prévue au moins au Japon, on commence à s’habituer à ces « OVNI » sur la portable à double-écran de chez Nintendo. Ainsi, Electroplankton constitue ce qu’on pourrait appeler de l’expérimentation audiovisuelle, terme barbare qui n’apporte aucune précision quant au contenu réel de ce que je vais par la suite appeler « jeu » par souci de simplicité, malgré les précisions que je viens d’apporter. Le « jeu » est donc constitué de dix scènes inspirées de la vie sous-marine, qui sont prétexte à la création par le « joueur » de mélodies instrumentales et/ou vocales via le stylet ou encore le micro de la console. Une série d’exemples en guise de tour d’horizon rapide s’impose donc, afin de permettre au lecteur de mieux cerner ce concept pour le moins original :

 

Des graphismes uniques et colorés.



- Tracy : vous avez 6 petits planctons qu’il sera possible de faire bouger en traçant des lignes sur l’écran tactile. Ces lignes seront traversées par chacune des 6 bestioles, le tracé déterminant les notes jouées au cours du chemin parcouru par le plancton. L’ensemble forme donc un petit orchestre composé de 6 instruments jouant chacun une mélodie différente. Vous pourrez en outre gérer le tempo de l’espèce de musique ainsi créée.
- Hanenbow : des petits planctons sautent au-dessus du niveau de l’eau pour rebondir sur des feuilles, provoquant différents sons. Vous avez la possibilité de bouger les feuilles afin de déterminer des angles qui changeront les sons créés lors du contact avec le plancton. Le tout formera une mélodie plus ou moins intéressante selon les angles déterminés par le joueur.
- Rec-Rec : ici, c’est le bon vieux principe du séquenceur qui s’applique. 4 petits poissons représentent 4 pistes sur lesquelles vous pouvez enregistrer votre voix via le micro de la console. L’ensemble formera un truc plus ou moins écoutable selon votre sens de la mélodie (tierce, canon, etc.). Vous avez ensuite la possibilité de modifier le tempo, ce qui changera évidemment les « samples » enregistrés.

C’est bon, vous avez saisi le genre de concepts que propose Electroplankton ? Je vous laisse imaginer le reste, sachant que j’ai essayé de citer trois scènes plus ou moins différentes et variées.

Quel intérêt ?


La question que tout le monde se pose concerne évidemment l’intérêt d’une telle expérience, sachant qu’il vous faudra tout de même débourser 40€ pour s’y essayer.
#row_endTout d’abord, sachez que les modes de jeu sont à l’image du « jeu » en lui-même : simplistes. Ainsi, pas de sauvegarde de vos morceaux, pas d’options, pas de mode multijoueur, que dalle. Les deux modes proposés sont donc le mode « Performance », qui vous permet à votre esprit créatif de s’exercer en toute liberté, et le mode « Audience » qui joue automatiquement des mélodies que vous pouvez ensuite modifier comme bon vous semble.

Et voilà, c’est tout. C’est maigre, très maigre, comme vous pourrez le deviner vous-même, et passée la demi-heure de jeu, on commence à se demander très sérieusement si les 40€ déboursés n’auraient tout simplement pas été mieux dépensés dans un autre objet. Ce « jeu » n’étant pas un jeu, il n’y a aucun but à atteindre, aucun bonus à débloquer, tout juste un peu de fun et d’expérimentation, certes intéressante, mais totalement limitée. Même pour les musiciens, cible principalement visée par Electroplankton, l’intérêt retombe vite et on se retourne tout de suite vers nos bons vieux instruments, qui permettent évidemment beaucoup plus de jouissance.

En fouillant le web, il est facile de remarquer que beaucoup de journalistes ont donné des notes plus que correctes à Electroplankton. Il faut dès lors garder en tête que la plupart n’a certainement pas donné le moindre sou pour s’essayer à cette expérience pour le moins disproportionnée par rapport à son prix de vente. 10€ semble être un prix correct pour ce genre de soft. Plus, et on est en droit de crier au scandale.

Le "Hanenbow" à l'oeuvre

C’est tout ?


Mis à part tout ce dont je viens de vous faire part, il faut reconnaître qu’Electroplankton a une identité graphique unique qui a le mérite de sortir des sentiers battus et de proposer un monde coloré et original qui force un minimum de respect. Cela dit, tout ceci est très loin de peser dans la balance par rapport au manque d’intérêt général d’une telle expérience. Electroplankton se résume à de la branlette audiovisuelle soit disant high-tech et intéressante musicalement alors qu’il n’en est rien. Et c’est un musicien qui vous le dit.

Bref, on pourrait également féliciter Toshio Iwai pour l’utilisation faite des capacités de la DS, car ici tout y passe : tactile, micro, double-écran, tout le toutim. Ca a le mérite d’offrir de nouvelles possibilités mais certains l’ont déjà fait de manière beaucoup plus brillante. Dommage.

Produire de la musique avec ça ?

M’enfin…


Electroplankton est un gros pétard mouillé. L’intérêt est certain, mais l’intérêt est aussi et surtout beaucoup trop limité pour qu’on se permette de débourser 40€ dedans. A la limite, si Nintendo avait offert le « jeu » avec la console, on aurait peut-être pu l’apprécier à sa juste valeur, c’est à dire une expérimentation audiovisuelle sans grand intérêt mais qui permet à chacun de découvrir les possibilités de la console, mais dépenser son argent là-dedans, c’est à la limite de l’indécence…

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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo DS
Editeur
  • Nintendo
Développeur
  • Nintendo
Genre
  • Musique
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   7 juillet 2006
   9 janvier 2005
   7 avril 2005

Site officiel
http://electroplankton.com/
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