Bienvenue sur Nintendo-Difference

L'inscription sur Nintendo-Difference est totalement gratuite et vous permet de bénéficier de toute l'actualité des jeux vidéo et de la Nintendo Switch, de la Nintendo 3DS et de la Wii U. Accès aux commentaires de news, aux concours de jeux vidéo, etc...

Connexion :

Mot de passe oublié ?

S'enregistrer

Twitter Facebook Rss Rejoignez nous !
PODCAST #80
Nintendo Switch & Zelda : questions & réponses
Accueil podcast Télécharger le podcast
Contact est un titre pour le moins paradoxal. Son univers OVNI attachant et ses quelques bonnes idées contrastent assurément avec ses lourdeurs de gameplay antédiluviennes, qui l’emportent largement dans l’appréciation finale. Dommage, il y avait de quoi faire.
Verdict !

Les +


  • Un univers inédit
  • 2D correcte
  • Quelques bonnes idées de gameplay…
barre

Les -


  • ...trop souvent mal exploitées
  • Combats mous du bulbes
  • Plutôt court
0 commentaire(s)
Contact
Par Ramzabeoulve, le 20 Jul 2007

Sauver le monde dans un univers médiévalo-fantastique avec sa cohorte de héros métrosexuels ou à forte poitrine, le futur du genre RPG ? Pas vraiment, puisque Contact tente de proposer une alternative carrément contemporaine au genre. Attention, j'ai bien précisé "tente", parce que le résultat final n'est pas vraiment à la hauteur des espérances.



Avec Grasshopper Manufacturies, surtout connus pour le très controversé Killer7, il ne fallait pas s'attendre à ce que Contact baigne dans la banalité. De ce côté-là au moins, le titre ne déçoit pas. Baignant dans une ambiance néo-contemporaine, non sans rappeler un certain Earthbound par de multiples aspects, Contact charme dès les premiers instants. Se mettant tout d'abord en relation avec le joueur via une série de questions, le Prof, savant un peu fou sur les bords, voyageant dans son vaisseau spatial, établira enfin un véritable contact, celui avec Terry, ado humain on ne peut plus banal. Cette rencontre pour le moins fortuite fera s'échouer nos deux compagnons d'infortune sur une planète inconnue, où les choses sérieuses commenceront alors. L'atterrissage ayant été plutôt rude, les cellules nécessaires au bon fonctionnement du vaisseau se retrouvent éparpillés. A Terry de jouer au héros !

Connecting people


Fort heureusement, Terry ne sera pas tout seul dans sa quête des cellules. S'il restera constamment à la base, le Prof gardera contact avec lui tout le long de l'aventure, via l'écran du haut. Hé oui, comme le titre du jeu, remarquez à quel point certains développeurs pensent à tout. Alors Contact, oui, mais dès les débuts de l'aventure, difficile de ne pas en sentir les limites. Car, certes, ce brave Prof s'avère aussi bavard qu'une concierge portugaise...mais pour pas grand-chose, finalement. Quelques conseils, deux-trois lignes de dialogue amusantes, et surtout beaucoup de vent; c'est là toute l'étendue de ce contact unilatéral. Les seuls moments d'interaction avec le Prof et son chien Mochi, disponibles à chaque sauvegarde, se limitant à un micro-Tamagotchi du pauvre -mais vraiment sans-le-sou-crève-la-dalle, hein - au stylet, on se dit qu'il y a un début d'arnaque quelque part. Et effectivement, c'est loin d'être la seule fausse bonne idée de Contact.


Explorateur redux

Première pomme de discorde, les combats, d'une sècheresse à faire s'évanouir un cageot de dattes tunisiennes. Pour simplifier un chouïa, imaginez deux sprites moches se molester jusqu'à ce que la mort d'un des deux s'ensuive, sans que vous n'ayez quoi que ce soit à faire, même pas à bouger pour éviter les coups. Voilà l'ingénieux système de combat de Contact, digne de certaines reliques antiques des années 80. Un archaïsme honteux et ridicule dont on se serait bien passé, surtout que rien n'évolue un tant soit peu dans ces affrontements. Du premier crabe au boss final, rien n'aura changé, ou si peu. Le Prof met bien à disposition des décalcomanies aux pouvoirs variés, obligeant à un jonglage hasardeux entre stylets et boutons, qui au final se révèlent tellement peu utiles qu'elles m'auront tout juste permis de gratter une phrase pour ce test. Tout au long de l'aventure, Terry traînera la patte dans les divers recoins de la planète, à échanger mollement des droites avec des serpents et des momies. Lui-même semble mettre très peu d'entrain à la tâche, c'est dire. Et pendant ce temps, le joueur baille, somnole, s'endort, mais pas trop longtemps, histoire de remettre le héros d'aplomb à coups de potions quand le besoin s'en fait sentir. Rajoutez quelques petits bugs bien sentis, une évaluation des distances fumette, et vous aurez une idée globale de l'ampleur du désastre.#row_end

Apprendre, comprendre


Tout au long de son ennuyeux périple, Terry aura également le loisir de revêtir des costumes lui conférant diverses habilités, renvoi direct aux multiples personnalités de Killer7. Un modèle dont Grasshopper aurait mieux fait de tenir compte, puisqu'ici, jouer au petit schizophrène n'apportera que pouic. A quoi bon se donner la peine de se prendre pour Joël Robuchon ou Arsène Lupin, vu que le jeu ne propose rien derrière pour justifier leur existence ? Disons, au hasard, autre chose que deux misérables sous-quêtes sans récompense valable. Et puis, se battre avec une poële à frire ou une canne à pêche, en plus d'être profondément ridicule, reste toujours moins efficace qu'avec une bonne vieille épée des familles. Les combats ne se transformeront pas par magie en orgie romaine de plaisir, mais au moins le travail est expédié plus vite. Cependant, ce qui rend principalement caduque ce système de costumes, c'est avant tout l'impossibilité de retourner à tout moment sa veste. Passage obligé par la case vaisseau pour se changer, et vu la taille des niveaux, ca fait cher payé l'aller-retour fashion. Bref, autant prendre le plus efficace - comprendre : celui qui booste la force dès le départ, et laisser les autres dans le placard qui sent la naphtaline.

Au boulot, la feignasse !

Contact grapille tout de même quelques points au niveau de l'évolution du personnage, certes pas bien originale, mais toujours efficace. Ici, l'augmentation des stats de Terry est proportionelle à leur utilisation : un Terry qui attaque deviendra inexorablement plus fort ; à force de marcher, sa vitesse grimpera, ce qui est loin d'être un mal, tandis qu'une bonne rouste dans les dents lui fera gagner vie et défense. Un système plutôt inédit dans un RPG japonais, qui vu la vitesse de gain des statistiques aura au moins le mérite d’éviter en partie les pénibles et tant redoutées séances de level-up. Car même avec des mobs plutôt costauds, qui risquent - surtout au début - de ponctuer la quête de Terry de retours express à la base pour cause de mort prématurée, une fois les combats et leur manne de défauts évidents assimilés, donjons, grottes et îles se visitent bien très rapidement. Et même si ces derniers se montrent d’une manière générale assez larges et ouverts, vu le rien dont ils recèlent, autant éviter d’y perdre son temps. A moins d’aimer se traîner la patte pendant cinq minutes pour finalement tomber sur un cul-de-sac et un coffre recelant trois misérables herbes...

Massive damage


A ce rythme, et pour peu que l’on pousse le vice jusqu’au générique de fin, inutile de dire que Contact ne durera pas plus d’une douzaine d’heures dans les mains d’un joueur un tant soit peu aguerri. Et avec des quêtes secondaires d’un manque d’intérêt rarement atteint, même par les pires représentants du genre, inutile de dire que la carte ne risque pas de faire un tour supplémentaire dans la console à double écran. Oh, sûr, il y a bien une compatibilité Nintendo Wi-Fi Connection, où plusieurs joueurs de Contact peuvent se rencontrer sur une île spéciale pour échanger messages et compagnie. Mouif. Sans vouloir faire de la propagande de bas étage, autant clamer son (dés)amour du jeu sur son blog, ce sera un peu plus productif. Fort heureusement, Contact se sauve un peu du naufrage avec une 2D certes loin de ce qui se fait de mieux sur la console, mais qui possède néanmoins un charme certain, grâce notamment à cet univers au final assez chatoyant et particulier dépeint. Dommage que le reste du titre ne soit pas à l’avenant de cet engouement.


Afficher / Masquer les commentaires
0 commentaire(s)
COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo DS
Editeur
  • Rising Star Games Limited
Développeur
  • Grasshopper Manufacture
Genre
  • RPG
Nombre de joueurs
  • 1 à 4
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   2 février 2007
   19 octobre 2006
   30 mars 2006

Site officiel
http://www.atlus.com/contact/home.html
Plan du site | Nous contacter | © Nintendo-Difference 2016