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PODCAST #80
Nintendo Switch & Zelda : questions & réponses
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En cherchant à rallier à la cause d'Eyeshield 21 DS un maximum de monde via un gameplay simple d'accès, Nintendo s'est finalement complètement fourvoyé. L'idée partait d'une bonne intention, mais ne trouve clairement pas son application correcte ici. Les matchs se suivent et se ressemblent, et même un fan de la série s'y ennuie fatalement. Reste un joli moteur graphique, et des matchs chiadés au niveau de la mise en scène... ça ne suffira malheureusement pas à sauver le titre de la masse des adaptations d'anime moyennes.
Verdict !

Les +


barre

Les -


  • Gameplay trop vite limité
  • Le joueur est plus spectateur qu'acteur
  • Mode Story soporifique
  • Très peu de modes de jeux
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Eyeshield 21 : Max Devilpower !
Par Ramzabeoulve, le 10 Sep 2006

Gros succès populaire au Japon, que ce soit en manga ou en anime, la série Eyeshield 21 se retrouve logiquement adaptée sur une foultitude de supports, dont la Nintendo DS. Du football américain tactile façon Captain Tsubasa, avec Nintendo aux commandes ? Affiche on ne peut plus prometteuse, et la triste réalité de la qualité finale du produit en est d'autant plus cruelle...




First down


Respectant le cahier des charges de toute bonne adaptation d'anime, Eyeshield 21 DS propose en effet de retracer par le biais d'un mode Story son intrigue jusqu'au tome 8/épisode 25, plus ou moins fidèlement d'ailleurs, puisqu'on y trouve pas mal de divergences. Le joueur dirigera donc via son tout-puissant stylet Kobayakawa Sena, jeune lycéen constamment traité comme le larbin de service lors de ses années collège, à tel point qu'il en a développé un talent incroyable pour la cour. Bien entendu, ce dernier rentrera de façon bien inopportune dans le club de football américain du lycée Deimon, les Devil Bats, où il deviendra Eyeshield 21, masquant son identité sous un casque à visière colorée. Pour tout dire, même en étant fan, difficile de ne pas se décrocher la mâchoire devant ce mode Story ô combien soporifique, et pas forcément à cause de la masse de dialogues en japonais. Péniblement découpé entre allers-retours incessants dans le lycée Deimon et quelques mini-jeux soûlants, consistant la plupart du temps à courir le plus vite possible de A en B deux ou trois fois de suite. On a vu mieux pour captiver le joueur, qui ne se réveillera de sa torpeur qu'à une seule et unique occasion : celle des matchs, the real deal comme disent les Américains. Du moins, dans un premier temps.


Wario Ware + foot US = Eyeshield 21 ?


Indubitablement la première idée qui vient à l'esprit lors du début d'un match. Dans Eyeshield 21 DS, si l'on choisit avant chaque mise en jeu d'opter pour une passe, une course ou un tir, ou de marquer tel ou tel adversaire en défense, on ne contrôle pas directement un joueur, l'issue des actions entreprises étant déterminé par la réussite à divers mini-jeux tactiles, se répartissant grosso modo en deux types : viser et gratter. Le premier cas se retrouve lorsqu'il s'agit de passer une ligne de défenseurs, ou bien encore de réceptionner une passe : de petits cercles bleus apparaissent alors un peu partout sur l'écran, et il suffit de taper dedans pour réussir son action. Ou, pour les experts du stylet, carrément viser la minsucule partie jaune au centre, pour un effet encore meilleur. Quant au grattage, il intervient par exemple lors d'une tentative de plaquage d'un adversaire, pour permettre à son running back de passer, ou encore pour bloquer la ligne adverse. Il s'agit alors de massacrer son écran à grands coups de stylet dans le cadre alloué. Bien évidemment, ces mini-jeux sont limités dans le temps, et plus vite le joueur réagira, meilleure sera son action, offensive ou défensive. Les matchs proposent d'ailleurs un minuscule côté tactique, relevant d'ailleurs plus de l'aléatoire qu'autre chose, puisqu'anticiper ce que va faire son adversaire en attaque, ou, au contraire, feinter la défense, garantira un cadre plus large pour gratter, ou un timing plus permissif.


Préparation d'une passe


Touch screen MAX !


Contre toute attente, ce mix des genres de prime abord étrange séduit plus que de raison. Certes, le joueur se contente finalement de quelques gestes tactiles sporadiques, et se retrouve autant acteur que spectateur ; cependant, un charme indicible agit. Si ce gameplay résolument simple mais efficace en est une raison évidente, une autre peut se chercher du côté du moteur graphique. #row_endUtilisant un cel-shading d'une finesse encore rarement vue sur DS, Eyeshield 21 DS déballe une 3D de grande qualité compte tenu du support, suffisament chiadée pour que l'on reconnaisse les personnages à leur visage. Travail tout aussi soigné du côté des animations d'une grande qualité, le moteur se permettant même un petit effet de ralenti bien géré lors des passages de défenseurs. Et puis, il y a tout ces petits détails anodins qui feront frémir de plaisir les fans, comme ces petites animations lorsque deux persos se défient, ou quelques extraits vocaux de type « Ya-Ha » « Funnuraba » ou « Catch MAX » parsemés de-ci de-là. Sans oublier les inévitables coups spéciaux, gérés à l'aide d'une barre se remplissant au fil des actions réussies. Ces derniers, s'ils ne se montrent pas d'une grande utilité, s'avèrent toujours grisants à placer, et voir Raimon taper la pose sur une réception ou Sena feinter avec le Devil Bat Ghost rajoute encore du piment aux matchs, déjà superbement mis en scène, à tel point qu'on se croirait presque devant un épisode de l'anime en version interactive. Malheuresement, le plaisir retombe très vite, tel un soufflé Alsa raté.


Catch MAX !

Rien à foot


Au final, la simplicité d'accès d'Eyeshield 21 DS s'avère tout aussi bien une force qu'une grande faiblesse. Au final, la simplicité d'accès d'Eyeshield 21 DS s'avère tout aussi bien une force qu'une grande faiblesse. Au final, la simplicité d'accès d'Eyeshield 21 DS s'avère tout aussi bien une force qu'une grande faiblesse. C'est énervant de lire trois fois la même phrase ? Imaginez la même chose avec les matchs, et vous aurez une idée du résultat. Le gameplay se limitant à du pointer/gratter, la lassitude pointe au bout de quelques parties. Donner du stylet, c'est bien mignon, mais quand il faut refaire quinze, vingt fois la même chose par match, il n'y a pas que l'écran non-protégé qui ne supporte pas. Et inutile de compter sur l'IA adverse pour donner du fil à retordre, puisque le niveau de difficulté du jeu se trouve bloqué sur facile - les seuls sursauts provenant d'une séquence de grattage un peu plus ardue, ou de cercles plus restreints. Pas bien folichon, surtout qu'une fois le coup de main pris, le joueur multiplie les touchdown encore plus vite que Jésus les petits pains. De plus, même si du côté technique, le jeu assure indéniablement, revoir les mêmes animations de passe ou de feinte recyclées à tire-larigot fatigue plus que cela ne captive. A mesure que les matchs s'enchaînent, la bouffée d'adrénaline initiale s'amenuise, pour ne plus finir qu'en ridicule pet de mouche. Navrant.


Au boulot, Sena !

Touchdown ou letdown ?


En dehors du mode Story, complété en à peine huit petites heures - à condition de ne pas se retrouver bloqué par la langue - et ne proposant comme raison de revenir dessus que quelques mini-jeux bateau, Eyshield 21 DS s'avère bien chiche en modes de jeux, ne proposant en tout et pour tout qu'un simple mode Exhibition, avec sept équipes au choix. Petit cadeau pour les fans de la part de Nintendo, la possibilité de constituer son équipe en piochant dans les différentes formations, pour ainsi former son groupe idéal. Shin et Sena ensemble, Raimon et Tetsuma dans la même équipe, Kurita et Banba côte-à-côte en ligne, ça devient possible, mais cela ne présente au final que bien peu d'intêret, tout au plus quelques minutes d'amusement. À 40€ le jeu en import, c'est plus que maigre. D'autant plus que le mode multijoueur, qui aurait pu relancer un minimum l'intérêt initial, n'est accessible qu'à la suprême et onéreuse condition que chaque joueur ait son exemplaire du jeu. Bref, Eyeshield 21 DS risque de ne faire qu'un passage éclair dans la console. Moins de 4 secondes 20 ? La question reste en suspens.


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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo DS
Editeur
  • Nintendo
Développeur
  • Nintendo
Genre
  • Sport
Nombre de joueurs
  • 1 à 2
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   Non prévue
   Non prévue
   2 février 2006

Site officiel
http://www.nintendo.co.jp/ds/ae4j
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