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Plansecape Torment : Enhanced Edition fait mieux que ses RPG acolytes, mais ce n'est pas grâce à la qualité du portage. Avec son côté narratif et moins axé combat, le titre s'avère mieux adapté sur Nintendo Switch par sa nature, sollicitant moins les mécanismes trahissant la paresse de l'adaptation, en presque tout point identique aux versions PC sorties il y a dix ans. Il n'empêche qu'il s'agit peut-être du meilleur jeu des quatre, bénéficiant d'une adaptabilité un peu plus évidente sur les Joy-Con. D'une richesse énormissime, passionnant à suivre, Plansecape est désormais officiellement disponible sur une console portable. C'est beau le progrès.
Verdict !

Les +


  • Un monument du genre sur Switch
  • Le jeu sur portable, la meilleure configuration
  • L'orientation narrative plus poussée
  • Les retouches d'interface qui font le café
  • D'une richesse hallucinante
  • Ce côté nostalgique qui fonctionne malgré tout
barre

Les -


  • C'est très, mais alors très bavard quand même
  • Le pathfinding toujours flingué
  • La maniabilité et l'utilisation de l'interface trop lourdes
  • Peu adapté aux néophytes
  • Rien de neuf par rapport aux versions PC
  • Se trouve bien moins cher ailleurs
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Planescape : Torment - Enhanced Edition
Par Chozo, le vendredi 7 février 2020

Si Planescape Torment fait partie de ce lot de portages sur Nintendo Switch des versions Enhanced Edition par Beamdog, force est de constater qu'il s'agit certainement du titre le plus décalé du reste du pack, se détachant des poncifs de l'univers Advanced Dungeons & Dragons. Il n'empêche que le travail d'adaptation d'un jeu destiné au duo souris/clavier reste ici encore cantonné au minimum syndical, avec son interface légèrement remaniée pour coller aux restrictions naturellement apportées par les mini-sticks et boutons des Joy-Con. Du fait de son approche plus narrative qu'un Icewind Dale orienté vers l'action, Planescape Torment est peut-être le RPG occidental culte de cet univers le plus facile à appréhender sur la console hybride, et c'est déjà pas mal.

John Doe à Sigil

Planescape Torment prend place dans le monde de... Planescape, dont l'univers plus hétéroclite que les titres précédents trouve sa centralité dans la capitale Sigil, où un Sans-Nom (être immortel mais amnésique), souhaite retrouver la mémoire et découvrir les raisons de son existence dans ce monde. Coup de bol, le protagoniste a un allié qui prend la forme d'une tête de mort flottant dans l'air et servant principalement de guide.

Comme pour les autres jeux composant cet ensemble de rééditions, nous ne reviendrons pas ici en détails sur les caractéristiques du jeu, mais rappelons cependant que l'on se retrouve toujours dans un jeu de rôle à la sauce Ultima en 3D isométrique, appliquant fidèlement les principes d'Advanced Dungeons & Dragons, mais cette fois avec une approche bien plus narrative et contemplative que les jeux précédemment testés, en s'éloignant de l'action. Bien entendu, les personnages contrôlés se déplacent toujours sur une carte dont le brouillard dévoile de nouvelles vastes zones à découvrir, et les combats en temps réels – qu'il est possible de mettre en pause pour attitrer une action propre à chaque guerrier – sont toujours de la partie.

Même si c'était déjà le cas auparavant, les histoires sont ici propres aux personnages croisés, leurs réactions, leurs comportements, sont écrits de manière que le joueur ressente réellement le poids de ses choix, dépendant du degré de confiance qui leur est accordé. La perception du joueur est au centre de l'aventure, mettant pratiquement les phases d'action au second plan et rendant ce pan du jeu moins complexe. Pour aller plus loin, disons que les différentes réponses sélectionnées par le joueur sont susceptibles de produire des conséquences contextuelles totalement opposées. Ce mécanisme promet un nombre quasi infini de vies pour le Sans-nom et fait la richesse de ce RPG plus particulièrement.

Comprenons que Panescape Torment doit sa richesse dans cet équilibre de narration, le faisant souvent ressembler davantage à un roman interactif. Le joueur n'a jamais été aussi libre d'explorer et de faire progresser ses personnages, tout en cherchant à aller plus loin dans l'histoire, avec cette satisfaction d'avoir le contrôle sur le déroulement de l'aventure.

Tout comme au bon vieux temps

Graphiquement parlant, nous sommes très proches de ce que proposaient les jeux précédents. Les décors dessinés à la main demeurent de qualité même vingt ans après, sans aucun bouleversement depuis l'Enhanced Edition sortie au début des années 2010 sur PC, tout comme pour les cinématiques relissées, toujours plaisantes à découvrir. Idem pour la bande-son et les effets sonores, du miel pour les oreilles, à tel point qu'aucune retouche n'est ici nécessaire. Cependant, l'amélioration graphique de ce titre par rapport aux autres plus anciens se ressent, notamment grâce à l'élargissement du champ de vision, plutôt confortable, et aux rendus graphiques des personnages, faisant un peu mois effet pixélisé.

Côté interface, le travail est un peu différent du modèle Baldur's Gate, avec ces petites retouches pour s'accorder avec la maniabilité à la manette, sans pour autant faire de miracles, surtout lorsqu'il s'agit de s'y frotter au Joy-Con. Un écran de jeu est toujours au centre avec les personnages, leurs figures et les actions à réaliser sont cette fois mises ensemble dans la partie basse. Les menus, autrefois en bas aussi (carte, inventaire, ou encore options), sont désormais sélectionnables en appuyant sur Zr au travers d'un système de roue, bien pratique, plus fluide et permettant une étendue d'affichage du jeu bien plus grande.

Il va falloir par contre se farcir un gameplay jusque-là idéalement adapté à la souris, avec un stick. Malgré des déplacements plutôt bien gérés et une vitesse d'exécution accélérée depuis l'œuvre d'origine, il semble rapidement lourd de devoir faire défiler les personnages du groupe pour sélectionner l'unité ou l'ensemble d'unités auxquelles affecter un rôle, ou alors utiliser le (très) lent curseur affiché à l'écran. Dur, en prenant conscience qu'il ne suffisait que de cliquer sur PC... Cependant, comme cela a été évoqué plus haut, la frustration est cette fois moins importante, puisque cet opus fait plutôt la part belle aux textes et à la réflexion.

L'expérience est d'autant plus frustrante que le titre conserve également ses défauts originels, certes pardonnables à l’ère de sa création, mais bien moins acceptables de nos jours. En effet, le pathfinding des personnages est reproduit tel quel, avec des unités préférant bizarrement emprunter des détours de malade mental sans raison particulière. Et tout cela se vit avec un inventaire fouillis et désorganisé à la lisibilité souvent difficile, où les textes, dont la police légèrement petite mais surtout pixelisée (sur téléviseur uniquement, cet effet disparait pratiquement en mode portable), pique les yeux au bout de plusieurs dizaines d'heures de jeu.

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