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PODCAST #91
E3 2019 : le grand débriefing
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13 ans, ce n’est pas forcément un chiffre qui porte bonheur. En l'occurrence, c’est Astérix et Obélix XXL 2 qui en fait les frais aujourd’hui. Sous couvert d’abus marketing, on nous ressort à la va-vite un jeu qui, s’il n’est pas foncièrement mauvais, n’est pas bon non plus. Quand on sait le soin et le regard attentif apportés aux créations estampillées Astérix pour ne pas dénaturer l’esprit mis en place par Uderzo et Goscinny, on est forcément un peu déçu du résultat. C’est un jeu qu’on parcourt une fois, qu’on range dans le tiroir et qui n’en ressortira probablement jamais. Et si l’expérience n’a pas lieu, il n’y a pas mort d’homme comme on dit. On retiendra surtout les bonnes idées qu’avait mises en place Etranges Libellules à l’époque et qui font espérer que le prochain opus, Astérix et Obélix XXL 3 soit à la hauteur du gaulois. On l’attend de pied ferme !
Verdict !

Les +


  • L’esprit Astérix en jeu vidéo
  • La version physique avec les figurines 
  • Les voix officielles 
  • La remastérisation graphique plutôt réussie malgré une structure ancienne
barre

Les -


  • Le côté couloir, répétitif qui date
  • Les phases de tir désagréables
  • Les cinématiques non retouchées
  • La bande son
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Astérix & Obélix XXL 2
Par Goonpay, le mercredi 26 décembre 2018

Hasard du calendrier ou incroyable chanceux du loto (ah, l’innocence !) , Astérix et Obélix XXL 2 arrive alors que le dernier film d’animation d’Alexandre Astier et Louis Clichy, Astérix : le secret de la Potion Magique, est en pleine diffusion dans les salles obscures. En tant que fils de Vercingétorix et descendants d’irréductibles Gaulois, on a décidé de tirer cette histoire au clair pour en savoir plus sur ce remaster : supercherie ou vrai cadeau (de César) ?

Nous sommes en 2018 après Jésus-Christ...

Bien que sa particule « Mission Las Vegum » ait disparu de la couverture, Astérix et Obélix XXL 2 sur Switch est bel et bien similaire (la revalorisation technique en plus bien entendu) au jeu d’origine sorti en 2005 sur PlayStation 2. 

L’histoire, proposée par Nicolas Pothier, déjà à l’origine de plusieurs scénarios d’adaptations de bandes dessinées en jeu vidéo, prend donc place lorsque Panoramix décide de trahir son camp en livrant à César ses trois compères druides Septantesix, Kerosen et Garmonparnas. 

Tenu au courant des faits par un certain Sam Fichaure, un espion romain qui semble vouloir à son tour changer de bannière, Abraracourcix décide tout naturellement d’envoyer sur le terrain ses deux meilleurs éléments. Astérix et Obélix, accompagnés du fidèle Idéfix, vont donc, comme à leur habitude, quitter le village pour mener l’enquête. Ce périple les mènera jusqu’à Las Vegum, le parc d’attractions de César, propice à la mise en situation de célèbres environnements détournés et toutes sortes de clins d’oeil comme a su le faire la bande dessinée d’Uderzo et Goscinny jusqu’à présent ! 

La Grande Traversée

En tant que remaster HD, Astérix et Obélix XXL 2 ne prétend pas révolutionner ou chambouler l’expérience de 2005. On retrouve donc le même jeu de plates-formes / action avec ses qualités et ses défauts. Forcément avec 13 ans dans les dents (les Romains n’en ont plus beaucoup d’ailleurs !), les défauts ont pris un peu plus de place que les qualités. N’est pas Mario qui veut ! 

D’abord, le gameplay. S’il reste globalement agréable ou plutôt défoulant, il faut reconnaître que les mécaniques qui suffisaient à l’époque manquent un peu de variétés de nos jours. Les bagarres générales dans lesquelles on rentre dans le tas à grands coups de baffes pour faire voler les Romains dans tous les sens sont toujours amusantes, mais manquent désormais de pep’s. En effet, même si Astérix et Obélix est difficilement classable dans ces catégories, on a cette tendance à penser les phases d’affrontements comme une sorte d’hack’n’slash ou au moins d’un beat’em all. Les patrouilles débarquent en masse et on tape dans le tas sans trop réfléchir. Des combos sont possibles et permettent de récupérer des items tels que de la nourriture, des boucliers ou de la potion magique, qui rend, grâce à elle, le combat encore plus intense et nerveux. Mais les ennemis ont cette fâcheuse tendance à attendre leur tour pour attaquer, comme s’ils attendaient que la place se libère. Sauf que dans l’esprit Astérix, on est clairement là pour se mettre sur la tronche tous ensemble et en même temps. Il suffit de voir comment l’armée romaine se fait pénétrer par les irréductibles Gaulois en force et sans réflexion stratégique dans les bandes dessinées pour s’attendre à faire la même chose dans le jeu. 

Alors d’une certaine façon, cette méthode était acceptable il y a 10 ans, mais, de nos jours, les combats de masse en folie et pleins de vigueur sont devenus réalisables. L’ajout des défis pour cette version 2018 ne permettra pas de corriger le tir puisque cela consiste à dézinguer un maximum de Romains en un temps imparti pour récolter des médailles (l’or nécessite un minimum de concentration, mais rien d’insurmontable).

Ensuite, les phases de plates-formes sont assez légères : Astérix qui entre dans une cabane qu’Obélix doit amener à bon port, quelques sauts de plates-formes mobiles, des petites balades en tyrolienne… Ajoutons à cela des environnements qui, bien qu’assez joliment retravaillés, restent dans le jus d’époque, donc assez vides et en couloir. On croise quelques caisses de bois à briser pour donner un peu de rythme, mais on sent clairement le level design d’antan et sa modélisation très cubique à coups de textures appliqués aux surfaces.

Dans tous les cas, il faudra compter cinq à six heures pour voir le générique de fin et forcément un peu plus pour débloquer tous les bonus. Entendez par bonus toutes les petites figurines achetables à la roulotte du coin et autres cartes postales cachées dans les niveaux. Pour les pouvoirs et compétences, ils s’obtiennent naturellement au fur et à mesure de la progression et malgré la présentation sous forme d’arbre des talents, il n’y a aucune combinaison ou configuration à faire.  

Le Ciel lui tombe sur la tête

Astérix et Obélix XXL 2 est avant tout une refonte graphique. De ce côté, on doit reconnaître que, malgré le côté rigide évoqué juste au-dessus, la direction artistique passe bien. La palette de couleurs est chatoyante, pleine de contrastes et de couleurs vives finalement proches de l’esprit de la BD. Les environnements s’enchaînent avec plaisir, passant d’un Paris avec sa tour Eiffel à une petite Venise pleine de canaux et de ponts, jusqu’à un casino qui laisse découvrir un système d’ascenseurs digne des plus grands buildings et même entrer dans l’Internetus (la révolution de communication romaine !), le tout sans la moindre sensation d’incohérence. 

Les animations toute en élasticité retranscrivent bien les déformations nées sous les traits d’Uderzo et les nombreuses références placées un peu partout font écho au style et au principe mis en place dans l’oeuvre papier. Voir des Romains déguisés en Sonic ou Rayman, faire connaissance avec Larry Craft, entrer dans une arène dénommée Fatalitum, découvrir une scène de Space Invaders sur un obélisque ou constater que le logo de Quake s’est transformé en Cake sont un des nombreux détournements qui réussissent à maintenir le joueur aux aguets et donnent envie d’aller jusqu’au bout. 

Par contre, les soucis de caméra viennent parfois amputer la continuité de l’action. Il n’est pas rare de regarder un mur durant plusieurs secondes à cause d’un angle de vue mal adapté ou d’une rotation trop lente de la caméra. Un peu dommage, car le jeu reste fluide en toute circonstance. 

Et puis, n’y allons pas par quatre chemins : scandaleux ! Oui, c’est le mot qui convient aux cinématiques refourguées datant de 2005 sans la moindre retouche. Comme si les réduire et y apposer un contour noir suffirait à faire passer la pilule. Non vraiment, ça ne tient pas debout et c’est une réelle déception, car elles auraient réellement pu apporter quelque chose de sympathique !

La prise en main immédiate aurait pu laisser présager d’une belle expérience pour les plus petits, mais cette dernière est terriblement entachée par des phases bien plus exigeantes et même contraignantes comme celle où l’on prend place dans un canon pour dégommer des Romains volants. Le contrôle de l’engin devient d’une pénibilité sans nom avec une sorte de motion control couplé au stick, un système qu’on a même du mal à décrire tant il est bancal et à des années-lumière de ce que fait un Splatoon avec le gyro. 

On conclura la partition technique sur l’inévitable ambiance sonore en demi-teinte. La musique est assez étrange d’ailleurs. Disons qu’on ne s’attend pas vraiment à ce genre d’ambiance rythmée sur un jeu Astérix et qu’en plus, il est arrivé plusieurs fois durant nos pérégrinations (à partir du monde de WCW) que le son se coupe tout simplement sans raison apparente. Là encore, c’est bien dommage, car les voix « officielles » de Roger Carrel et Pierre Tornade, doubleurs respectifs d’Astérix et Obélix sont très agréables à entendre. 

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COMMENTAIRES

Support
  • Switch
Editeur
  • Microïds
Développeur
  • OSome Studio
Genre
  • Action - Aventure
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   jeudi 29 novembre 2018
   vendredi 29 novembre 2019
   Non prévue

Site officiel
http://www.nintendo.fr/Jeux/Nintendo-Switch/Asterix-Obelix-XXL-2-1474762.html
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