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PODCAST #91
E3 2019 : le grand débriefing
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La formule ne change pas, mais le fun demeure avec des courses totalement barrées, surtout en local. Moins joli et moins adapté sur Switch en mode téléviseur, le plaisir de jouer à Trials Rising se trouve essentiellement dans la configuration portable, techniquement bien plus satisfaisante, les courtes sessions des épreuves étant par ailleurs tout à fait adaptées aux habitudes nomades. Riche dans ses fonctionnalités, proposant des partages en ligne récompensant la créativité et le skill, nous sommes clairement devant un titre méritant les temps d'adaptation nécessaires à digérer les exigences de concentration imposées par les parcours diaboliques. Un peu maso ? Ce jeu est fait pour vous.
Verdict !

Les +


  • Un concentré de fun et de rigolade
  • Très plaisant en portable
  • L'adaptation du gameplay au stick réussie
  • Riche en personnalisation et en création de niveaux
  • Un multi délirant, surtout en local
  • Le cross platform bienvenu
barre

Les -


  • Impitoyable de précision
  • Pas joli joli en mode téléviseur
  • Les microtransactions qui favorisent les gros investisseurs
  • Une formule inchangée depuis dix ans
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Trials Rising
Par Chozo, le jeudi 18 avril 2019

Presque vingt ans après le tout premier Trials sur Java, et dix ans après le fédérateur Trials HD, il semble que les Scandinaves de RedLynx n'aient toujours pas décidé de modifier l'essence de leur jeu de motards kamikazes avec Trials Rising, dont le mécanisme tourne encore une fois sur son moteur physique si particulier. Se voulant un mix de ce qui a pu être tiré de meilleur des anciens épisodes, voici que voilà que le dernier volet de la saga débarque sur Switch en même temps que ses copines de classe, avec l'inévitable régression technique pour en sauver, en théorie, l'indispensable fluidité. Temple du die-and-retry, Trials Rising demeure la parfaite illustration de l'expression « si tu tombes, relèves-toi », avec ce côté grotesque traditionnel des chutes invraisemblables toujours plutôt jouissives. Du plaisir dans la douleur.

Crash test

Très peu concurrencé dans son domaine, Trials Rising débarque la fleur au fusil, avec un concept pourtant simple et efficace. Il s'agit encore et toujours de contrôler un pilote de moto-cross (ou de vélo à hélium dans les défis les plus tordus), qui devra passer la ligne d'arrivée le plus vite possible, sans se crasher dans des parcours justement conçus pour cela. Le gameplay va aussi dans ce sens et nécessite d'ailleurs une bonne dose d'adaptation, puisqu'il repose sur un dosage équilibré en accélération, freinage et orientation arrière/avant de l'engin. Le tout se joue avec seulement les sticks et les gâchettes du Joy-Con et peut heureusement se perfectionner via l'Université, une zone de tutoriel largement bienvenue pour les non-initiés, proposant une grosse dizaine d'ateliers d'entraînement. Et pourtant, sur le papier, l'épreuve semble à la portée de n'importe quel joueur, puisqu'il suffit de comprendre que doser son accélération par petits coups et orienter la moto vers l'avant pour les montées et vers l'arrière pour les descentes sont les bases de la réussite. Mais ici, jeune crédule, il est insuffisant de savoir comment utiliser ton bolide, mais il te faudra surtout automatiser tes mouvements tout en apprenant par cœur, dans la défaite, les moindres centimètres carrés de chaque niveau. Bah oui, on n'est pas chez mémé.

Rien de neuf sous le soleil donc, les premiers défis s'enchaînent bien sûr rapidement, jusqu'à ce que des chutes de trente mètres soient à négocier, ou que le level-design ne soit réalisé uniquement que pour voir son personnage se vautrer lamentablement, parfois des dizaines de fois. Dans différentes zones de la planète, les parcours se complexifient avec un côté très vivant et loufoque, puisque les trains en marche, les tracés soutenus dans le ciel par des montgolfières, et même certains extra-terrestres seront de la partie. Le changement de cadre s'accompagne d'une caméra mettant en avant le design des circuits, même en pleine épreuve, se déplaçant pour mettre le tracé dans une perspective souvent déconcertante pour le joueur, chargé de s'adapter en permanence. Et de nombreux petits détails viennent encore égayer l'ensemble, donnant vie et crédibilité de manière subtile, au premier ou au second plan, à ces niveaux invraisemblables. Malgré son exigence de précision et les nombreuses déconvenues liées à des erreurs de jugement ou d'inattention, le jeu déborde avant tout de fun et de bonnes tranches de rigolades à voir ce pauvre motard se prendre les pires gamelles jamais imaginées.

Je veux tes vêtements, tes bottes et ta moto

Dans le mode classique, le joueur devra parcourir une carte parsemée de crânes de squelette qu'il faudra remplir de trophées de bronze, de platine ou de diamant en réussissant les épreuves de chaque session casse-gueule. Ces sessions feront également acquérir l'expérience permettant d'atteindre les défis suivants, ainsi qu'une panoplie de nouvelles montures, toutes plus ou moins adaptées au style de l'utilisateur. Les courses octroient par ailleurs des crédits, nécessaires si « Pimp my Ride » résonne dans la conscience du joueur et s'il souhaite apporter sa touch à sa moto et à l'accoutrement de son pilote. Cette personnalisation, que ce soit via des autocollants sur la moto ou de la décoration vestimentaire, peut se faire avec jusqu'à 200 éléments et formes : une bonne raison pour les plus « instagramers » de partager leurs créations en ligne. Surtout que Trials Rising autorise le cross-play avec l'ensemble des autres machines, permettant de toucher une très large audience, que ce soit pour afficher son swag ou ses temps records sur la carte du jeu. Outre le matériel, le personnage peut également s'équiper d'une pose particulière, notamment dévoilée pendant les très, très longs écrans de chargement. Mais il faut savoir que ces poses, toutes badass soient-elles, nécessitent pour certaines un grand nombre de crédits, ou même, pour d'autres, comme certains éléments de personnalisation de vêtements ou de machines, des fonds réels. Et le déséquilibre se crée forcément quand on constate que les motos les plus performantes s'acquièrent directement via le porte-monnaie du joueur. Le sport de haut niveau reste un business, qu'est-ce que vous voulez...

Gros point fort du jeu, l'éditeur de niveaux reste toujours aussi riche, avec plus de 8 000 éléments de création, donnant une dimension d'infinité à la durée de vie du titre. Il faut cependant un temps d'adaptation pour utiliser correctement toutes les fonctionnalités, notamment avec des Joy-Con. Entre le stick et les gâchettes, le contrôle des mouvements de rotation des caméras s'avère galère à maîtriser, d'autant plus qu'encore une fois, l'écran tactile de la Switch n'est pas sollicité. Une fois terminé, le niveau peut donc également être partagé en ligne, une manière de s'auto-congratuler d'un travail somme toute fastidieux sur la console de Nintendo. 

Trials Aliasing

Pour ce qui est des performances à produire en ligne, il s'agira de se mesurer aux autres participants dans des sessions à huit dans le cadre de compétitions divisées en trois épreuves, mais le fun se ressent surtout lors des parties à quatre en local, personnalisables à outrance. Il sera en effet possible de modifier l'ensemble des caractéristiques des défis, comme le fait de baisser la gravité, ou d'imposer un gage au perdant, qui sera virtuellement ou réellement chargé de commander les pizzas pour la soirée ou s'occuper de nettoyer le salon. Autre gros délire du jeu à plusieurs, le mode tandem amène deux joueurs à commander en même temps une seule moto, provocant des situations saugrenues comme le fait de devoir finir la course seul, l'acolyte étant assommé par une mauvaise manipulation ou un piège, mais restant vautré sur l'engin pendant que le valide galère à finir correctement la course.

Techniquement parlant, cette version Switch a dû faire d'évidentes concessions. Outre des temps de chargement interminables, cette version passe de 60 à 30 fps pour un rendu aux ralentissements tout de même fréquents, en tout cas en mode téléviseur, ce qui est un problème déjà connu des utilisateurs PS4 ou Xbox One. Avec un rendu visuel plus flou, la configuration dockée accuse un aliasing assez important, ainsi que certaines textures asses vilaines et ternes. Pourtant, en mode portable, le sourire revient, avec des graphismes heureusement rendus plus fins, un aliasing presque disparu et encore de très rares toussotements de framerate, mais sans impact sur les besoins de timing et de précision imposés par le titre. Cela a été évoqué plus haut, mais sur Switch, contrairement aux manettes des autres consoles pourvues de touches analogiques, la touche RZ ne sera pas parfaitement adaptée aux accélérations à doser. Il sera donc plutôt conseillé de passer par le stick droit, qui s'avère finalement tout à fait convaincant dans son rôle et très intuitif.

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