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PODCAST #82
E3 2018 : Le grand débriefing
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Drôle, déjanté, riche, on a peine à croire qu’un titre aussi complexe ait pu être développé par seulement deux artistes passionnés, qui avaient pour objectif de présenter leur propre vision de ce que peut être un bon jeu d’aventure. Et le défis est largement réussi. Doté d’un gameplay à l’approche totalement inédite, d’un rendu visuel et de références qui parleront surtout aux joueurs expérimentés, Super Daryl Deluxe se laisse largement apprivoiser après un petit temps d’adaptation au vu des nombreuses techniques à maîtriser et des sessions de dialogues qui peuvent parfois casser un peu le rythme. Malgré des situations parfois répétitives et une bonne connaissance de l’anglais demandée, ce titre, à prendre au 245e degré, est une vraie bouffée d’air frais dans l’univers du jeu d’aventure.
Verdict !

Les +


  • L’humour omniprésent qui fait mouche
  • Le gameplay riche et varié
  • Une direction artistique avec une vraie personnalité
  • Un côté déjanté maîtrisé de bout en bout
  • Une vraie dimension RPG bien exploitée
barre

Les -


  • Réservé aux anglophones
  • Certains passages bavards et répétitifs
  • Une direction artistique qui ne parlera pas à tout le monde
  • Un gameplay qui demande un temps d’adaptation
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Super Daryl Deluxe
Par Chozo, le samedi 2 juin 2018

Un univers multidimensionnel, fruit de l’imagination débordante de ses créateurs, un regard sur le monde décalé par le filtre de la pop culture à grande échelle. Non il ne s’agit pas ici d’une critique de l’excellentissime et déjà culte Ready Player One (l’auteur de ce test assume les responsabilités de cet éloge), mais de celle d’une œuvre on ne peut plus modeste. Présenté comme un RPGvania par ses deux créateurs et fondateurs du studio Dan & Gary Games, Super Daryl Deluxe explore les tréfonds d’un lycée dans une aventure aux élans surréalistes. Dan Plate, graphiste et Gary Porter, game designer, ont ainsi ensemble élaboré un jeu qui leur a permis de mettre en place leur propre marque de fabrique en termes de gameplay, de rendu visuel et de storytelling. En ressort un titre personnel, déjanté et addictif, qui n’a rien à envier aux plus grosses productions du genre.

The Faculty

Daryl Whitelaw n’a rien, absolument rien de l’étudiant populaire cliché que l’on voit arpenter les salles de cours dans les séries ou les films d’outre-Atlantique. Avec sa chevelure de joueur de troisième division allemande de football, ses fringues d’un autre temps et ses lunettes aux verres en cul de bouteille, il va sans dire qu’un tel héros ne s’adapte pas réellement à une aventure aussi délurée. Bouc émissaire des autres étudiants, sans cesse moqué, Daryl se fixe pourtant l’objectif de montrer à tout le monde qu’il en a dans le slip, en allant enquêter sur des phénomènes étranges dernièrement survenus dans l’établissement. Disparitions d’élèves, proviseur enfermé dans son office, ouvertures en plein cours de portails vers des mondes parallèles inquiétants, et même apocalypse, rien ne freine l’abnégation de Daryl. Et pour cause, puisqu’à l’aide de son guide de développement personnel, il maîtrise étonnamment tous les domaines nécessaires à sa survie et à son adaptation à n’importe quelle situation. Connaissance de la pop culture sur le bout des doigts, génie des techniques de combat, Daryl est prêt à sauver le monde.

Super Daryl Deluxe peut sembler assez déroutant dès l’entame de son aventure. Avec un énorme lycée à explorer, le héros se verra dans un premier temps refuser l’accès à de nombreuse pièces verrouillées, avant de comprendre qu’il lui faudra tout d'abord renforcer ses compétences en satisfaisant les nombreux désirs de ses camarades, en bouclant de petites quêtes composées pour la plupart du temps de tâches plutôt ingrates. Lâché dans l’établissement sans but principal réellement défini, le joueur passera facilement une bonne heure à enchaîner des dialogues certes remplis d’humour, mais relativement chronophages et de jolies cinématiques. Tout cela traîne effectivement en longueur et n’importe quelle interaction avec un autre personnage engendrera de longues bulles de discussion, révélant également l’une des conditions sine qua non pour apprécier l’aventure, la bonne maîtrise de la langue de Shakespeare. Clairement et avant tout destiné à un public américain, le titre demandera un bon niveau d’anglais pour ne pas se risquer à passer à côté du but de chaque quête. Une fois plusieurs portes déverrouillées, le complexe scolaire s’avère rapidement très étendu, surtout que ces portes servent d’accès à des univers multidimensionnels, aux designs et ennemis correspondant au thème du cours de la salle de classe explorée : sciences, littérature, histoire, musique, etc.

Le joueur se retrouvera rapidement avec une foison de petites missions à remplir et pour éviter de se perdre dans les dédales des couloirs, il lui sera indispensable de se soulager régulièrement aux toilettes pour sauvegarder son aventure. Dans la générosité de son contenu, le titre peut risquer aussi de noyer le joueur dans ses dialogues à répétition et ses aller-retours, pourtant propres au style metroidvania, dans certains lieux maintes fois déjà visités. Pour autant, ces tâches répétitives permettent aux aspects qualitatifs du jeu de se dévoiler. En guise de récompenses à la suite d’une résolution de quête et de combats souvent simplement utiles à faire monter l’expérience du héros, le joueur n’obtient pas seulement quelques points supplémentaires ou un objet bonus, mais aussi des rencontres riches avec de nombreux personnages atypiques. Ces PNJ trouverons toujours des justifications drôles et barrées à leurs requêtes, tout en montrant à quel point le jeu s’amuse avec les codes du genre et avec les nombreuses références. Au milieu de tous ces personnages très bavards, le héros, tel un Link perdu dans les temps modernes, reste impassiblement muet, faisant réagir ses interlocuteurs chacun à sa manière à cette attitude pour le moins intrigante. En découlent des situations comiques réussies, avec des PNJ aux archétypes bien connus mais terriblement bien écrits : le sportif sans cervelle, la capricieuse fille de bourge, les racailles cherchant la bagarre, etc. Le bestiaire bénéficie aussi d’un traitement remarquable, avec des ennemis différents pour chaque univers parcouru, ainsi que de nombreux boss dont on laissera le plaisir de la découverte.

Daryl Pilgrim V.S. The World

Mais tous ces défis à remplir, tous ces endroits vus et revus, sont pourtant bien nécessaires à Daryl afin d’acquérir le niveau indispensable pour accéder aux nombreuses variantes de gameplay proposées. Avec pas moins de 45 pouvoirs tous différents, les points d’expérience devront être sérieusement accumulés pour donner le style de combat souhaité par chaque joueur. C’est en effet à l’utilisateur de personnaliser totalement ses mouvements d’attaque en sélectionnant parmi toutes ces techniques. Il faut savoir qu’aucune attaque de base n’existe dans ce titre et que toute la palette de mouvements sera déterminée par les compétences sélectionnées. Et ces compétences évoluent également au fur et à mesure du gain d’expérience. Le joueur choisit ainsi quatre techniques correspondant aux quatre touches du Joy-Con droit, en plus de la glissade qui elle aussi pourra évoluer. Les techniques sont donc interchangeables en plein combat, en fonction de l’ennemi rencontré, avec toutes celles qui seront ensuite assimilées, que le joueur choisira en fonction de leur efficacité, leur puissance et leur capacité à produire des combos toujours plus longs et violents. Chaque attaque conserve ses effets uniques, que ce soit dans son impact ou son animation.

Daryl pourra par exemple faire glisser ses ennemis sur des peaux de bananes, leur envoyer des canards en plastique, les paralyser en enlevant ses lunettes, ou encore tout simplement les frapper à grands coups de batte de base-ball qui, l’expérience aidant, se transformera progressivement en batte avec des clous, en marteau géant ou en énorme hache enflammée. Cette évolution des compétences est également là pour matérialiser intelligemment le gain de puissance du personnage, tout en proposant subtilement au joueur une grande multiplicité des combinaisons possibles. Et ces mélanges de techniques engendrent des sessions de combats complètement folles, donnant une allure de clip étrange et dansant à ces scènes. Les animations presque grotesques dévoilent aussi la nécessité de maîtriser le timing dans ces batailles, où une certaine précision est requise, d’autant plus que chaque compétence demande quelques secondes de chargement pour être réutilisée. Les armes et éléments d’équipement sont également très nombreux et même s’ils ne modifient pas l’apparence du héros, ils lui confèrent des améliorations en termes de force, de défense et de points de vie.

Côté références culturelles, le jeu n’est pas en reste. Comme évoqué plus haut, chaque salle de classe correspond à un niveau à l’univers distinct. La salle de sciences emmène le joueur dans un monde d’éprouvettes et de matériels informatiques, la salle d’histoire le plonge dans l’Égypte antique, la salle de musique propose à l’utilisateur de former un duo avec Beethoven pour lui trouver un appareil auditif et la salle de littérature matérialise le château d'un docteur britannique populaire. Sans exagérer le trait pour en faire de simples références putassières, ces clins d’œil sont au contraire fondus dans l’histoire avec subtilité, toujours accompagnés d’un humour qui très souvent fait mouche. Le style graphique y est d’ailleurs pour beaucoup, puisqu’avec sa touche old-school dessinée et colorée à la main, Super Daryl Deluxe nous renvoie aux bonnes vieilles publicités des familles, ambiance Fido Dido 7 Up (seuls les vrais savent).

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COMMENTAIRES

Support
  • Switch
Editeur
  • Dan & Gary Games
Développeur
  • Dan & Gary Games
Genre
  • A-RPG - Plate-formes
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 12
Sorties
   mardi 10 avril 2018
   mardi 10 avril 2018
   Non prévue

Site officiel
https://danandgarygames.com/superdaryldeluxe
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