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PODCAST #82
E3 2018 : Le grand débriefing
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Hommage aux films policiers italiens des années 70, époque où il prend d’ailleurs place, Milanoir est un excellent jeu de tir, ultra kitsch et violent, dont on prend un malin plaisir à découvrir l’histoire, les échanges et les situations parfois ubuesques et nanardesques. Kiffant à souhait et offrant un level-design de haute volée, fortement dépaysant au cœur d’une Italie pas si lointaine, il est difficile de s’empêcher d’en redemander. Un peu trop court sur les bords, avec ses sept heures de durée de vie et tout de même un poil répétitif à partir du cinquième chapitre, Milanoir apporte un certain vent frais au pays des shooter. « Al Capone disait toujours : on obtient plus de choses en étant poli et un flingue à la main qu'en étant juste poli. Cette simple citation explique pour moi la persistance d'un phénomène comme la mafia à travers les siècles. »
Verdict !

Les +


  • Level-design et direction artistique au poil
  • L'ambiance
  • Addictif et défoulant
  • Une belle plongée dans l’Italie des années 70
  • Un nanar qui file la banane
  • Un beau challenge
barre

Les -


  • Durée de vie un peu faiblarde
  • Un poil répétitif tout de même
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Milanoir
Par Draco, le dimanche 1 juillet 2018

Milanoir s’inspire de ces nombreux polars issus des productions italiennes des années 70, à l’image d’un Milan Calibre 9, à la fois noir et ultra-violent, et ose tout dans un twin-stick shooter bandant et sans concession. Le jeu est signé par Italo Games, un jeune développeur italien qui veut ici rendre hommage à ces poliziotto vus, au pays de la mozzarella, comme des monuments du cinéma, au même titre que les westerns spaghettis d’un certain Sergio Leone. Italo Games offre une copie excitante, interdite au moins de 18 ans, qui propose de partir gun à la main dans une vendetta sanglante et sans pitié. Pronto ? È andato!

Le mafieux, la brute et le truand !

Entièrement traduit en français, Milanoir s’apprécie tant par son univers 2D tout en pixel, reproduisant à merveille l’Italie des années 70, que par ses textes, ode aux films de truands sans concessions issus d’une époque où la censure n’existait pas. Le joueur ne sera ainsi guère ménagé, que ce soit par le biais de scènes suggestives ou de dialogues bien graveleux. Ici, le joueur prend les commandes de Piero, un antihéros un brin salopard et sans pitié, assassin et homme de main à ses heures perdues pour le capo de la mafia milanaise. Bien décidé à se venger de ceux qui l’ont piégé, il va entrer dans une vendetta sanglante qui n’épargnera personne : des putes des bas-fonds de la ville, jusqu’aux proxénètes et drogués prêts à tuer leurs propres mères à coups de couteau pour un rail de coke.

Le gameplay est très simple à comprendre, mais pas si évident à maitriser, car comme beaucoup de twin-stick shooter, le jeu est ardu, et viser correctement n’est pas si simple. Pour ceux qui ne connaissent pas le genre, pas de panique : il s’agit ni plus ni moins que d'un jeu de tir, ici à la troisième personne, dans lequel le premier stick dirige le personnage et l’autre la direction du tir. Dans le jeu, un autre bouton sert à faire des roulades et un autre encore à recharger. C’est tout.

Putain, c’est dur !

Crever et recommencer, voilà le premier adage de Milanoir, du bon vieux die & retry qui va demander de recommencer parfois une scène un grand nombre de fois pour parvenir à passer au niveau suivant. Il y a sept chapitres et tous se terminent en une petite heure environ, mais à 12,99 € le jeu, ce n’est pas si mal surtout vu l’expérience proposée. La réalisation est convaincante, que ce soit en mode portable ou en mode téléviseur, et aucun lag ou temps de chargement particuliers ne sont à constater. Du coup, la concentration se porte sur deux choses : apprécier l’histoire nanardesque parsemée de jurons, de morts, de merde et de pisse, et dézinguer tout ce qui se présente. Pour y parvenir, Piero est équipé d’un flingue aux munitions illimitées et pourra obtenir des cocktails Molotov, Uzi, grenades et autres fusils à pompe. Ici, pas le temps de faire dans la dentelle, il faut fumer tout ce qui bouge. Si le bourrinage fonctionne dans la majorité des cas, vu le répondant qu’il y a en face, il faudra faire preuve d'un minimum de dextérité et savoir utiliser les éléments du décor à bon escient pour se cacher, recharger et éviter ainsi de se faire trucider. Certains éléments du décor servent d’ailleurs à prendre l’avantage, par exemple tirer dans un panneau de signalisation fera ricocher une balle qui se logera sur le premier ennemi à proximité. Lorsque Piero est touché, il perd de la vie et l'écran devient rouge sang, indiquant qu'il n'y en a plus pour longtemps avant le repos éternel. Qu'à cela ne tienne, il suffit de se planquer ou de faire une roulade pour éviter les tirs et laisser le temps faire son œuvre (quelques secondes sans se faire toucher suffisent à regagner totalement son énergie).

L’ennui, qui est propre à de nombreux jeux de tirs ultra répétitifs, n'atteint jamais vraiment les pensées du joueur de Milanoir, car l’équipe d’Italo Games parvient à offrir des chapitres variés et surtout rythmés. Tantôt il faudra dézinguer à tout va dans une folle course poursuite en bagnole ou en bateau, tantôt à bord d’un train lancé à toute vitesse, ou encore tout simplement à pied. 

Kif absolu, le jeu permet à un second joueur de venir aider en local, avec la déception notable que ce second joueur ne participe absolument pas à l’histoire, se contentant d’être une pièce rapportée, téléportée uniquement pour les besoins du jeu à deux. Frustrant (oui, c’est du vécu). En dehors du mode principal, un autre mode intitulé « Arène » permet d’enchainer les ennemis avec un décompte. Pour pouvoir durer le plus longtemps possible et récolter du temps supplémentaire, il faudra buter un maximum de mafiosi. Quoi qu’il advienne et quelle que soit la qualité du joueur, crever sera au final la seule fin possible. Assez jouissif, mais rapidement répétitif.

Compatible avec les vibrations HD, bien que cela n'apporte pas grand-chose, le jeu s'avère plus maniable à la manette Pro qu'avec les Joy-Con. Si le titre est déjà compliqué en mode normal, les deux autres modes qui suivent, Hard et Dément, ont de quoi provoquer quelques maux de tête et rendra complètement hystérique n’importe quel joueur. Mieux vaut ne pas avoir de spectateur assis sur le canapé à côté de soi lorsque ces modes seront enclenchés, car ceci risque de rappeler à quel point vieillir ne fait pas bon ménage avec les réflexes et la patience. À force de perdre 40 fois par niveau, et histoire de conserver le peu de dignité qu'il nous reste, on ne pourra s’empêcher de crier fièrement au témoin ébahi par tant de morts et de nullité apparente, qu’un jour on a été bon, qu’un jour on a terminé Super Ghouls'n Ghosts d’un trait sans pisser… mais cela ne fonctionnera pas !

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