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PODCAST #84
Switch, Pokémon et indés : la Triforce
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Avec sa liste de jeux fantastiques, Street Figher 30th Anniversary Collection brille par son contenu en dépit d’un travail d’habillage totalement oubliable et de quelques soucis d’ergonomie liés à la Switch et ses diverses propositions de jouabilité. Et tout le paradoxe se trouve là. Réservée plutôt aux fins connaisseurs avec une difficulté nécessitant une bonne maîtrise technique, la compilation souffre d’un manque d'adaptabilité aux manettes de la Switch et à l’écran détachable, ainsi que de petits soucis de latence en ligne. Les néophytes, ou ceux qui ne cherchent pas le skill ultime, sont quant à eux un peu oubliés ici, et ne pourront que très difficilement découvrir ces titres mythiques de Capcom, qui se trouvent pour certains au panthéon des meilleurs jeux du genre.
Verdict !

Les +


  • Une compilation complète de jeux mémorables
  • Une interface réactive et pratique, à défaut d'être esthétique
  • Le mode d'affichage classique
  • Le Musée, instructif
  • Le mode en ligne pour quatre titres
barre

Les -


  • Seulement quatre jeux en ligne
  • Quelques redites, surtout les déclinaisons de Street Fighter 2
  • Le Joy
  • Con et les modes portable/sur table peu adaptés
  • Austère dans sa présentation
  • Les bannières de remplissage d'un autre temps
3 commentaire(s)
Street Fighter 30th Anniversary Collection
Par Chozo, le dimanche 3 juin 2018

Tous les trentenaires un tant soit peu joueurs le réalisent aujourd’hui, les titres mythiques auxquels ils s’adonnaient il y a trois décennies sont devenus au fil du temps des sortes de piliers vintage ayant bien mieux vieilli que leurs utilisateurs, à un tel point qu’ils sont considérés comme de véritables pièces de musée. Et c’est tout le privilège de cette génération, qui peut fièrement se la péter devant sa descendance en sortant des affirmations du type « tu aimes Street Fighter V hein ? Et ben moi Street Fighter, j’y joue depuis 1988 » (dédicace à notre rédac’ chef). Capcom a bien conscience de l’aura de sa licence phare de combat et, depuis les premières bornes d’arcade Street Fighter, la série s’est vue évoluer au travers d’une multitude de titres adaptés sur console, totalisant certainement des milliards de Hadoken ayant usé les pouces fatigués à force d’enchaîner les quarts-de-cercle. Après un énième revival du titre le plus emblématique de la saga avec Ultra Street Fighter II l’année dernière, le studio enfonce le clou avec, encore, une nouvelle compilation, Street Figher 30th Anniversary Collection, faisant la part belle aux versions arcades Américaines d’origine de douze jeux sortis entre 1987 et 1999. Reste à savoir si ce best-of vaut le coup de dépenser 40 euros (encore une fois 10 euros plus chers que sur les autres consoles) pour s’y attaquer en mode téléviseur comme en mode portable, ou si un bon vieil émulateur PC pourrait encore faire l’affaire.

Honda Ken Chun-Li

Ultra Street Fighter II sur la console hybride a à peine un an, mais cette version boostée du titre d’origine a apparemment su largement trouver son public, Capcom ayant déclaré avoir enregistré des ventes plus que satisfaisantes. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Fin habitué des compilations à répétition avec, entre autres Street Fighter Collection (1997), Street Fighter Anniversary Collection (2004) ou Street Fighter Alpha Anthology (2006), l’éditeur passe ici cependant à la vitesse supérieure, avec l’ensemble des titres en 2D sortis en version arcade dans leur rendu d’origine, et donc amputées des différents apports de leurs adaptations console. Le menu « Arcade » propose ainsi le mal aimé Street Fighter, accompagné de cinq déclinaisons de Street Fighter II, les trois itérations Alpha et les trois « III », dont bien entendu le très populaire Third Strike. Nous ne reviendrons pas sur les qualités et défauts des jeux en eux-mêmes, s’ils ont su marquer l’histoire vidéoludique pendant trente ans, c’est qu’il y a une bonne raison. Mais ce sont plutôt l’habillage général, le traitement de portage apporté à cette version Switch et surtout la jouabilité sur les différentes configurations de la console qui posent réellement question. 

Et d’entrée de jeu, le démarrage du titre en révèle déjà une certaine austérité. Dépourvue de cinématique d’introduction pour une version anniversaire, l’interface générale a été bien plus pensée pour une navigation intuitive et instantanée que pour en mettre plein la vue. Et de ce point de vue, il faut reconnaître que le passage presque immédiat d’un titre à l'autre, sans aucun temps de chargement, est un véritable plaisir. La présentation des jeux en mode 4/3 étant la version la plus fidèle à leurs origines, des bordures ont ainsi été placées de part et d’autre de l’écran, avec des rendus de qualité vraiment inégale. Heureusement désactivables, ces cadres cumulent pour la plupart un gloubi-boulga de collages et d’illustrations d’époque à peine retouchés, rajoutant inutilement du désordre à des sessions de combats déjà bien rythmées et remplies d’animations en arrière-plan. En outre, trois modes d’affichage sont proposées, allant de l’original à une version « pleine » légèrement zoomée qui coupe la partie haute de l’affichage en mode sur table ou en portable, en passant par une vue plein écran reproduisant le ratio des téléviseurs actuels, venant écraser et élargir les sprites. Les filtres sont également de la partie, proposant de retrouver soit l’effet de balayage entrelacé des bons vieux tubes cathodiques, soit le rendu arcade légèrement flouté et moins coloré. Le joueur comprend très vite qu’il est parfois important de ne pas vivre avec son temps, et de privilégier la nostalgie de l’affiche classique, pour profiter à fond de l’expérience. 

Sagat Africa

Street Figher 30th Anniversary Collection scinde sa compilation en deux catégories de jeux. La première recense les titres au traitement traditionnel, pourvus des modes hors ligne Arcade, Entraînement et Versus, idéaux pour se friter à deux hors du salon en configuration sur table, tandis que le second groupe cumule les quatre titres que sont Street Figher II :  Hyper Fighting, Turbo, Street Fighter Alpha 3 et III Third Strike, proposant la compétition en ligne, que ce soit en arcade, en match classé ou non, ou encore pour créer un salon personnalisé. Pour la première liste, le jeu autorise la customisation des modes d’entraînement, avec des possibilités de configurer l'adversaire comme bon nous semble, ou de comprendre quels enchaînements provoquent le plus de dégâts, en sauvegardant de petites vidéos de sessions. Mais 30th Anniversary Collection se révèle avoir bien plus privilégié les options du second groupe, notamment avec cette création de salons de maximum quatre joueurs, en plus d’un mode spectateur, ainsi que les matchs classés en ligne. Chaque joueur peut ainsi préciser et partager quel mode d’affichage il souhaite, ainsi que son jeu préféré dans la liste pour inciter les autres à sélectionner le même. Mais outre le fait que ces parties en ligne auraient également pu faire profiter d’autres titres de la compilation, comme Street Fighter Alpha 2, le joueur pestera souvent contre une certaine petite latence dans ces sessions, compliquant le plaisir des plus puristes, sans que cela ne soit cependant rédhibitoire. Surtout que de manière globale, même si la difficulté est réglable et que l’ensemble des coups spéciaux est disponible dans les options, Street Fighter 30th Anniversary Collection reste réservé à des connaisseurs de la licence. En effet, aucun véritable tutoriel n’est proposé en dehors bien entendu du mode entraînement. Par ailleurs, édition anniversaire oblige, la compilation propose un mode « Musée » plutôt riche en informations et intéressant à parcourir. Avec ses nombreuses illustrations, quelques animations détaillées et découpées pour révéler le travail sur les pixels, ses historiques de chaque jeu et ses présentations complètes de chaque combattant, il y a de quoi faire. Cependant, il aurait été apprécié d’y intégrer de réelles vidéos, ainsi que plus d’informations pour les titres les plus récents, qui ne proposent que quelques lignes de statistiques, au contraire des épisodes plus anciens.

Même si techniquement cette version Switch tient bien la route en dehors de ces latences en ligne, la console ne se voit pas idéalement adaptée dans ses différentes propositions de gameplay, et cela à la fois en raison des caractéristiques du jeu, mais aussi de la nature elle-même de la console. Dans son affichage premièrement, la compilation obligera le joueur qui choisira la configuration sur table à jouer en mode plein écran, la vue classique étant trop restreinte pour que 4 yeux puissent réellement profiter d'une expérience optimale. D’autre part, et cela n’échappera à personne, les Joy-Con étant dépourvus d'une véritable croix directionnelle, il faudra se rabattre sur le stick gauche, franchement très peu adapté aux quarts-de-cercle et autres mouvements nécessitant rapidité et précision, la faute à sa taille réduite et sa mobilité trop lâche. Il est donc difficile, surtout pour un spécialiste en la matière, de prouver ses compétences en mode portable. Il est donc vivement conseillé d’acquérir une manette Pro ou, à défaut, de passer de longues heures à maîtriser le rendu aléatoire du stick. Troisième manquement, et même si le jeu se veut respectueux des versions arcades originales dans son affichage, il n’existe aucun bouton de raccourci pour les trois pieds ou trois poings, rendant d’emblée inégale les compétences des combattants et leur impact, notamment Dalshim ou Zangief. Il va falloir suer pour sortir efficacement des Yoga Teleport…

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3 commentaire(s)
COMMENTAIRES
a dit le dimanche 03 juin 2018 à 14:48

Citation
La présentation des jeux en mode 4/3 étant la version la plus fidèle à leurs origines, des bordures ont ainsi été placées de part et d’autre de l’écran, avec des rendus de qualité vraiment inégale. Heureusement désactivables, ces cadres cumulent pour la plupart un gloubi-boulga de collages et d’illustrations d’époque à peine retouchés, rajoutant inutilement du désordre à des sessions de combats déjà bien rythmées et remplies d’animations en arrière-plan.


Ca s'appelle un bezel et ça rappelle les bornes d'arcade d'origine. Sa présence est donc pertinente à mon sens.

a dit le dimanche 03 juin 2018 à 16:44

Oui bien entendu qu'un simili bezel est pertinent, je ne critique pas la présence de ces bannières, mais plutôt leur esthétique qui pour la plupart est vraiment hideuse. Pour un 30ème anniversaire ils auraient pu faire un effort et proposer un design un peu plus stylisé.
a dit le dimanche 03 juin 2018 à 18:58

Oui, mais les bezels ont toujours eu une gueule un peu kitsch, ça reste dans le ton. mrgreen.gif

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