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PODCAST #83
La Switch sur son petit nuage
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Le Parrain aurait pu être une simple mauvaise adaptation, comme il en existe tant dans le monde du jeu vidéo. Cependant, grâce à des contrôles inspirés et à un support audio solide, nous mettant bien dans l’ambiance malgré les graphismes pauvres, cette version s’en tire avec les honneurs, et on pourra la conseiller aux fans du film et de G.T.A. Assurément la meilleure prestation de Don Vito Corleone sur consoles de salon, dispensable, mais très agréable sous certains aspects tout de même.
Verdict !

Les +


  • Indéniablement, la maniabilité lors des combats.
  • La grande liberté laissée dans la ville.
  • Les personnages principaux réalisés de façon très convaincante.
  • Les doublages de très bonne facture.
  • L’aspect cinématographique général et l’ambiance plutôt bien retranscrite du film.
  • La reprise de la bande originale du film composée Nino Rota.
  • La durée de vie d’une quarantaine d’heure.
  • Le 16:9 et le 480p.
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Les -


  • Des graphismes parfois à la limite de l’acceptable
  • Une animation saccadée par moments.
  • Des modèles de bâtiments et de personnages beaucoup trop utilisés.
  • Quelques incohérences dans les dialogues, notamment dans les dialogues non scriptés.
  • Le manque de challenge après avoir conquis la ville.
  • Il ne faut surtout pas se gratter le nez en pleines négociations !
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Le Parrain : Pouvoir et Manipulation
Par Manmedaz, le 23 Apr 2007

« Un jour, et ce jour ne viendra peut-être jamais, je te demanderai peut-être de me rendre un service. En attendant ce jour, accepte ceci, c’est un cadeau. » C’est par ces mots que commence le jeu. Un cadeau, est-ce réellement ce qu’est cette nouvelle adaptation du jeu tiré du célèbre film de Francis Ford Coppola – lui-même tiré du livre de Mario Puzo – sur Wii ? Lisez les lignes qui suivent pour en avoir le cœur net.



L’essence du film

Lorsque l’on réalise l’adaptation d’un film, qui plus est un film culte tel que l’est Le Parrain, il faut s’attendre à ce qu’une horde de fans pointilleux cherche et montre du doigt tous les détails, que ce soit pour en dire du bien ou du mal. L’adaptation réalisée par Electronic Arts est, à vrai dire, plutôt de bonne facture dans sa globalité. Tout d’abord, le jeu, à la manière d’un GTA – un soft référence auquel nous comparerons Le Parrain plusieurs fois au cours de ce test – ne comportera qu’un seul mode. C'est-à-dire que vous créerez votre personnage, puis serez lâché dans la ville de New York de 1945 pour y

faire tout ce que vous y désirez – ou presque –, point.

Commençons par le commencement donc, la création du personnage. Vous bénéficierez d’un grand nombre de choix, à la manière de nombre des jeux EA, grâce à un éditeur de personnage nommé MobFace, plutôt souple. Il vous sera donc possible de vous représenter assez fidèlement, de créer de toute pièce une gueule cassée, ou encore d’imaginer un personnage chétif, à votre guise. Une fois cette étape passée, vous pourrez également modifier tout cela en passant chez le barbier et transformer le héros de bout en bout si l’envie vous en vient. Il faudra ajouter à cela un passage conseillé chez le tailleur, ce qui vous permettra contre quelques dollars de vous habiller plus chiquement et ainsi de gagner quelques points de respect – un des aspects essentiel du jeu sur lequel nous reviendrons. On pourra cependant pester contre le manque de choix à ce niveau, somme toute assez restreint si l’on désire soigner son aspect, notamment en regard de la variété des habits des autres protagonistes (imperméables, cravates non nouées, casquettes, etc.).

Attaquons nous maintenant à l’histoire du jeu en elle-même. Alors que beaucoup auraient pu penser que nous jouerions le rôle de Michael Corleone, EA a choisit de nous mettre dans la peau d’un outsider. Ce n’est finalement pas plus mal car cela nous permettra de suivre l’intégralité des aventures des membres de la famille se déroulant à New York, en passant même par la résidence de Jack Woltz à Hollywood le temps d’une mission. Le jeu débute donc, tout en faisant une brève introduction aux contrôles du personnage lors de combats en mêlée, sur la scène du meurtre du père de notre anonyme héros. Les affaires. Celui-ci servait la famille Corleone, donnant une partie de ses revenus contre la protection de sa boulangerie par la famille. Alors que le jeune garçon contemple en sanglotant la dépouille ensanglantée de son père, gisant dans une impasse, Don Corleone surgit derrière lui, le saisissant par les poignets et l’empêchant de pleurer tout en lui promettant vengeance lorsqu’il aura gagné en âge. À la suite de cette introduction, vous créerez votre personnage et lui choisirez un nom. On se retrouve ensuite neuf ans plus tard, le jour du mariage de Connie, fille de Don Corleone. Le parrain reçoit comme à son habitude énormément de monde venant pour lui faire des requêtes de protection ou encore lui demander de l’argent. À la différence près que, selon la tradition sicilienne, on ne peut refuser une demande effectuée le jour du mariage de sa fille. Ainsi, il se verra forcé de répondre à la demande de la mère du héros, lorsque celle-ci viendra lui demander de le prendre sous son aile pour le sauver de la racaille qu’il fréquentait jusqu’à présent.

C’est avec un extrême plaisir que l’on vivra le début de cette aventure, les dialogues et les situations du film – par toujours exactement fidèles cependant – étant disséminés au long de l’intrigue. Ainsi, on verra pendant l’ouverture Luca Brasi se récitant à lui-même ce qu’il dira au Don, par exemple. Le même Luca qui viendra vous tirer de vos problèmes, vous apprenant dans le même temps à vous battre à coup de Wiimote et de Nunchuk. Une fois cette introduction passée, vous serez totalement libre de vos actions, pouvant à votre guise exécuter les missions qu’on vous propose, qu’elles soient principales où secondaires, ou encore allant et venant dans la ville pour récupérer les différents commerces, business, ou encore entrepôts détenus par les 4 autres familles se bataillant le contrôle de New York. Concentrons-nous pour le moment sur l’histoire principale. Vous jouerez le rôle de celui que l’on peut considérer comme l’homme de l’ombre du film. Que ce soit l’homme de main qui a planqué le pistolet dans les toilettes du restaurant italo-américain Louis, celui qui a descendu Pauli dans la voiture pendant que Clemenza allait pisser ou encore celui qui est arrivé le premier sur le lieu du meurtre de Sonny, vous serez partout où des événements importants se sont passés, effectuant le petit boulot pour les autres membres de la famille – même lorsque vous serez promus Don, ce qui est d’ailleurs peu cohérent mais peut se comprendre vis-à-vis de l’intérêt du soft.

Comme nous l’avons déjà dit, nous prendrons énormément de plaisir à revivre les différents dialogues du film, généralement sensiblement différents pour coller avec le jeu, d’autant plus qu’ils interviennent de façon plutôt sporadique mais toujours au bon moment. De plus, il faut noter l’excellent doublage effectué en général, l’aspect véritablement cinématographique du jeu, ainsi que la modélisation très fidèle des personnages principaux, se détachant du reste du jeu – comme nous le verrons lorsque nous aborderons la question des graphismes. Nous sommes littéralement immergés dans l’ambiance de l’époque – New York de la fin des années 40 –, et surtout dans l’ambiance du film, la célèbre bande originale de Nino Rota venant superbement accompagner et couronner le tout. On peut affirmer sans trop avoir peur de se tromper que si vous avez apprécié le film, alors vous aurez de grandes chances d’aimer ce jeu… et vice versa ! En effet, même sans avoir vu le film, le jeu est appréciable pour ce qu’il est, la trame principale étant plutôt bien ficelée, même si du fait de moins de détails dans le jeu, la compréhension de toutes les relations entre les protagonistes se fait moins aisée. Ceci étant, les deux supports se complètent assez joliment, apportant chacun leur part de plaisir.

Famiglie of New York

Au-delà de la fidélité au support original, intéressons-nous maintenant aux ajouts effectués par les développeurs, leur retranscription de l’atmosphère de la ville d’un point de vue graphique, ainsi qu’aux mécanismes de ce jeu qui se veut de l’envergure d’un G.T.A. avec une dose de jeu de rôle et quelques nouveautés. Vos premiers pas dans New York ont toutes les chances de se faire de façon hésitante, votre personnage commençant comme un débutant – ou un outsider, pour reprendre le classement adopté par la famiglia –, sachant à peine se battre, sans le sous et sans armes à feu. Votre premier but sera de faire rentrer de l’argent dans les caisses des Corleone, et c’est à ce prix que vous pourrez gravir les échelons dans la hiérarchie. Pour ce faire, vous aurez plusieurs méthodes. La première d’entre elles sera d’aller convaincre des commerçants d’accepter votre protection en échange d’une part prélevée sur leurs revenus chaque semaine. Par la suite, vous pourrez aussi récupérer de l’argent en volant des camions remplis de marchandises appartenant aux familles ennemies, en agressant des coursiers pour les voler, en braquant des banques ou encore en allant vous servir directement dans la caisse des différents magasins, à titre d’exemple. Les méthodes sont nombreuses et, ajouté au fait que l’on remporte de l’argent lors de la réalisation des missions, il s’en

suit qu’on ne manquera que rarement de liquide.

En soit, ce n’est pas une mauvaise chose, étant donné que celui-ci joue un rôle important dans le jeu. L’argent vous permettra de racheter les business, mais aussi de soudoyer agents de police, pour que celle-ci vous laisse tranquille et ne tienne pas compte de votre niveau de surveillance, et agents du F.B.I., pour réinitialiser votre niveau de vendetta envers les familles concurrentes. Ces niveaux sont deux outils capitaux du jeu. Votre niveau de surveillance dépendra directement des crimes que vous effectuerez, que ce soit des vols de voiture, des meurtres ou agressions envers agents de police. Vous disposerez de zéro à cinq insignes de police, vous indiquant leur niveau d’agressivité envers vous et les moyens employés pour vous arrêter. Ceci dit, chacun des cinq quartiers de la ville possédera son propre niveau de surveillance, et il vous sera possible d’échapper aux poursuites de la police en changeant simplement de lieu et en passant par exemple de Little Italy à Midtown. Votre niveau de vendetta pour sa part sera propre à chaque famille et variera en fonction des actions que vous perpétrerez contre elle, la destruction d’un de ses magasins ou l’élimination de ses membres par exemple. Une fois le niveau maximal atteint, vous entrez en guerre avec cette famille pendant 40 minutes. À partir de ce moment, vous serez traqué par ses membres, qui vous tireront dessus à vue, vous pourchasseront en voiture et feront exploser vos boutiques. Les seuls moyens pour vous d’en finir victorieux seront soit de faire exploser l’un de leur magasin, soit d’aller corrompre un agent du F.B.I. comme précisé précédemment. Ceci étant, vous perdrez la guerre si vous n’y avez pas mis un terme au bout des 40 minutes, ou si vous venez à mourir, auquel cas vous souffrirez de la perte supplémentaire de nombreux magasins.

Les missions en elles-mêmes vont du meurtre au vol, en passant par des courses poursuites, prises d’entrepôts, destructions de bâtiments, etc. Celles-ci ne sont de plus généralement pas linéaires, et vous aurez parfois plusieurs solutions pour résoudre un même problème. Passer par la violence, la diplomatie ou la persuasion « musclée », à vous de choisir en fonction de vos envies et de votre personnage. De plus, vous ne serrez pas toujours seul et pourrez acheter les services d’un homme de main et même appeler 4 alliés en renfort via une barre qui se recharge avec le temps. Chaque mission vous offrira un objectif principal fixe généralement peu rémunéré en argent et en respect, et une condition spéciale qui, si vous la remplissez, vous fera gagner beaucoup plus. En général il s’agit d’une façon d’exécuter la tache, comme tuer avec une arme spécifique, à un endroit spécifique ou d’une façon spécifique. Tous ces points de respect amassés joueront aussi un rôle considérable, puisqu’il s’agit directement de ce que l’on pourrait appeler votre expérience, pour utiliser le vocabulaire rôliste. Vous pourrez aussi en gagner en tuant des ennemis, en récupérant des commerces, et dans toutes les actions qui contribuent à promouvoir la famille dans la ville. Encore une fois, comme dans un jeu de rôle, vous passerez des niveaux de respect et pourrez débloquer de nouvelles capacités grâce à cela, améliorant votre tir, vos dégâts à mains nues, vous permettant d’effectuer de nouveaux mouvements comme le coup de crosse, de voler des voitures sans que la police ne le remarque et plein d’autre avantages qui vous aideront grandement à progresser dans le jeu. Ces capacités sont séparées en deux parties, exécutant et opérateur. Alors que le premier contient les capacités plutôt offensives et rentre dedans – combat, intimidation, rapidité et maniement des armes à feu –, le second comprendra plutôt des capacités sournoises ayant trait à la négociation, l’utilisation d’explosifs, la santé de votre personnage et la corruption. Une petite touche de personnalisation en fonction de votre façon de jouer qui n’est pas pour déplaire donc et ajoutera de la stratégie dans votre manière d’aborder les différents problèmes auxquels vous devrez faire face !
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L’envers de l’ambition

Le Parrain est, vous devriez l’avoir remarqué, un jeu plutôt ambitieux. À trop vouloir en faire, on finit par mal faire, c’est bien connu, et le titre n’y échappe pas. La ville est plutôt grande, et il vous arrivera souvent de vous y égarer, devant alors faire appel à la carte du menu pause, plus lisible que la boussole – ce qui casse souvent le rythme du jeu, notamment au cours des courses poursuites. Depuis la rue, de nombreux bâtiments se ressemblent, sans compter les intérieurs des hôtels, des clubs, des magasins et de leurs arrière-boutiques, mais aussi des entrepôts et usines sont tous calqués les uns sur les autres, ce qui fait notablement perdre en crédibilité au jeu, cassant un peu de son charme. De même pour les véhicules, plutôt fades et sans trop de relief, aux couleurs trop ternes et banales. Bien entendu, à ce niveau, on reste fidèle au film une fois de plus mais il manque tout de même

une âme aux objets, qui les rendraient plus attirants et attachants.

Encore plus grave, les passants et tous les personnages peu importants – chefs de police, agents du FBI, docteurs, journalistes, ennemis – sont calqués sur très peu de modèles. Par exemple, il n’existe que deux types de prostituées ! Ce constat est bien dommageable, d’autant plus que le travail effectué autour des personnages principaux et secondaires aperçus dans le film est excellent, les modélisations des acteurs étant réellement réussies, avec une mention spéciale pour Don Vito Corleone, plus vrai que nature, son doublage étant de plus excellent. Une sorte de « deux poids, deux mesures » donc, que l’on retrouvera dans l’aspect graphique général. Autant les explosions sont très soignées, ainsi que les effets de feu, autant l’aspect de l’environnement est plat, avec un aliasing qui se fait sentir en permanence, et un effet de clipping gênant, mal pensé, qui nous accompagne au long de nos aventures. On se dit tout de même qu’il est dommage de gâcher un tel potentiel, un tel travail autour de la trame principale par de telles futilités. Un peu plus de temps aurait suffit aux développeurs pour contribuer à insuffler un peu plus de vie dans leur création. Pourtant, nous ne pouvons que constater. Certaines animations sont bien réalisées, la majorité à vrai dire, mais il arrive par exemple lorsque vous descendez un ennemi, que celui-ci tombe à terre de façon hachée, comme éclairé par un stroboscope. D’une même façon, vous trouverez par endroits des pigeons. Roulez tant que vous voulez dessus avec une voiture, ils ne s’envoleront pas car ce ne sont que des images, qui semblent holographiques, nuisant encore une fois à l’intérêt du joueur.

Bien entendu, tous ces détails ne sont pas inhérents à la version Wii du jeu. Toutes les autres versions possèdent ce genre d’erreurs, à des degrés plus ou moins importants (notamment pour ce qui est des graphismes). Ceci étant, la version Wii n’est clairement pas la plus mauvaise, se détachant des autres d’une façon originale qui finit même par faire de ce jeu plutôt moyen un bon jeu. Il s’agit tout simplement de la maniabilité.

Dans la peau du gangster

Se gratter le nez. Jamais vous n’y aurez pensez avant, et pourtant, cet acte si naturel deviendra bientôt votre pire ennemi. À cela une raison toute bête, le gameplay. Attention, cependant, une explication s’impose. Pour que vous puissiez comprendre tout ce qu’implique ce geste tellement banal, vous devrez tout d’abord savoir comment se joue ce jeu. On peut découper la jouabilité en deux catégories principales,

navigation et combat.

La navigation est pour tout dire assez basique. Pour déplacer le héros à pied, vous utiliserez le stick analogique en appuyant sur A pour effectuer quelques pointes de vitesse – et accessoirement pour parler avec les gens ou effectuer une action comme entrer dans une voiture –, et en utilisant au choix le bouton A ou la Wiimote en la tournant comme on tourne une poignée, pour ouvrir les portes. Pour conduire une voiture, vous appuierez sur B pour accélérer, Z pour freiner, C pour déraper, bougerez le Nunchuk vers l’avant pour klaxonner et tournerez avec le stick – il est assez déroutant au départ de constater que la conduite n’utilise pas la reconnaissance de mouvement d’ailleurs. Finalement, lorsque vous serrez accompagné d’un subalterne, celui-ci pourra tirer par la fenêtre si vous le lui ordonnez via + et -. Dans tous les cas, vous pourrez contrôler la caméra via la croix multidirectionnelle.  Pour le moment, la configuration des contrôles du jeu semble plutôt basique, quasi similaire à ce qu’on a pu voir sur d’autres consoles.

Cependant, là où cette version Wii se démarquera infiniment, ce sera dans sa gestion des combats, puisque c’est lors de ces phases que vous utiliserez enfin les capacités de la Wiimote et du Nunchuk à leur plein potentiel. Tout commence après avoir verrouillé votre ennemi, en restant appuyé sur le bouton Z. A partir de ce moment, vous aurez basiquement trois choix, soit le combattre à mains nues ou avec un objet contendant comme une batte, soit l’attraper par le col et le projeter ou le frapper au corps à corps, soit sortir une arme et tirer à vue, le tout se faisant de façon extrêmement naturelle. C’est simple, pour décocher un coup de poing il suffit de faire le mouvement de la main désirée. Vous pourrez aussi porter des crochets en effectuant des mouvements plus amples ou encore charger votre coup en appuyant sur le bas de la croix directionnelle avant de frapper de la main droite. Si vous vous équipez d’une arme contendante, alors vous n’aurez qu’à effectuer des mouvements de haut en bas, gauche à droite ou droite à gauche de la Wiimote pour abattre l’arme sur l’agressé.

Jusqu’à maintenant, vous restiez à une distance respectable de votre ennemi, mais vous pouvez aussi percer ses défenses, ce qui vous sera très utile notamment lors des phases de persuasion. En appuyant  sur B en plus de Z, vous l’attraperez et pourrez alors lui porter différentes attaques, en plus des coups de poings. Citons notamment un coup de tête en approchant vivement les deux parties de la manette vers vous, la projection si vous lancez vivement les mains devant vous tout en lâchant B ou encore l’étranglement en approchant vos deux mains l’une de l’autre puis en les agitant pour ne pas perdre prise. Vous possèderez aussi une autre technique d’étranglement à l’aide d’une corde de piano, en attrapant discrètement votre ennemi par l’arrière puis en balançant le Nunchuk et la Wiimote de droite à gauche et vice versa, jusqu’à ce que mort s’en suive. Pour la petite anecdote, si vous entamez des négociations, maîtrisez-vous. Effectivement, comme nous l’avons soulevé plus haut, votre pire ennemi dans ces moments ne sera pas la personne en face, qui subit, mais bien vous, et surtout vos tics. Grattez vous le nez, et vous pourriez très bien décocher sans le vouloir un coup de poing regrettable, faisant échouer les négociations ou pire, tuant la victime…

Finalement, si vous en avez marre, ou tout simplement si vous vous trouvez à distance de l’ennemi, vous pourrez utiliser tout un arsenal d’armes à feu – que vous pourrez améliorer contre une certaine somme d’argent et en allant voir la bonne personne. Cela ira donc du simple pistolet à barillet au magnum en passant par le fusil à pompe et la mitrailleuse, au total cinq armes de poing seront disponibles, en plus des trois armes de destruction que sont la dynamite, la bombe et le cocktail Molotov. De plus, leur utilisation est enfantine. Vous aurez deux façons de tirer, soit le mode assisté, soit le mode libre. Dans ce premier mode, vous appuierez sur Z pour verrouiller un ennemi avant de tirer, ayant tout le même le choix de viser une partie de son corps mais votre liberté étant très restreinte et centrée sur lui. De cette façon, il est très aisé de réaliser des headshots ou de tirer dans le genou, immobilisant l’homme. De plus, si vous visez en dehors de l’écran, le réticule sera automatiquement pointé vers le torse de la cible. Cela permet de palier aux faiblesses de la caméra, qui s’avoue parfois assez enrageante, notamment lors des phases en intérieur, ce qui fait que de nombreux ennemis vous attaqueront sans que vous ne les ayez seulement aperçus. Le mode libre pour sa part vous permettra de jouer à la manière d’un Red Steel, avec le réticule qui parcourt l’écran et qui le fait tourner lorsque vous pointer sur le bord. Ce mode est particulièrement utile lorsqu’il s’agit d’arroser une zone avec la mitrailleuse, d’autant qu’il n’empêche pas de locker les ennemis. Ici encore, la reconnaissance de mouvement sera activement utilisée, pour recharger par exemple d’un bref coup de Nunchuk ou encore, dans le mode assisté, pour donner un coup de crosse avec l’arme, de la même façon que vous donneriez un coup de batte – cette capacité est cependant à débloquer.

Enfin, lorsque votre ennemi perdra un certain niveau d’énergie, vous aurez le choix de lui assener un finish move faisant encore une fois appel à des mouvements de la Wiimote et du Nunchuk, ce qui aura pour résultat d’éliminer le malheureux, avec plus ou moins de style et de violence suivant votre arme et sa position.

Un terme à la violence

Il y a vraiment beaucoup de chose à dire, de critiques, bonnes ou mauvaises, à faire sur cette adaptation. Elle ne plaira pas à tout le monde c’est sûr, mais cette version Wii est en tout cas une bonne façon de s’imaginer ce que pourrait être un G.T.A. sur la console de Nintendo. Moins ambitieux et aussi moins fignolé dans son ensemble que le soft de Take Two, Le Parrain parviendra tout de même à intéresser le joueur, tout du moins jusqu’à son dénouement, après 30 à 35 heures de jeu – voir plus s’il vous tient à cœur de remplir tous les objectifs du jeu comme braquer toutes les banques, corrompre tous les chefs de police ou voler tous les coffres-forts.  De plus, il est aisé de revenir sur le jeu après l’avoir terminé, fort de votre compréhension du monde dépeint et évitant ainsi vos erreurs de jeunesse pour aller à l’essentiel. Certains tireront peut-être même plus de plaisir lors de leur second passage dans le jeu, notamment pour ce qui est des combats

à mains nues, qui sont beaucoup plus présent au début de l’aventure.

Si l’on prend le jeu dans sa globalité, il s’avère qu’il est clairement déséquilibré, se montrant brillant par endroits et totalement archaïque à d’autres. Ceci dit, il excelle tant à procurer du plaisir au joueur grâce à son gameplay que rapidement le reste tendra à s’effacer pour ne garder qu’une bonne impression globale, bien qu’elle soit accompagnée d’un léger arrière goût amer. Il s’agit d’un jeu moyen voir médiocre qui se retrouve transcendé par la Wiimote et ainsi élevé au rang de bon jeu, d’expérience à vivre. Peut-être pas un must have pour tout le monde au final, mais une bonne expérience, longue et qui donne une sorte d’avant goût à ce que l’avenir peut nous réserver de beau sur Wii.
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COMMENTAIRES

Support
  • Wii
Editeur
  • Electronic Arts
Développeur
  • EA Games
Genre
  • Action
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   29 mars 2007
   20 mars 2007
  

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