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PODCAST #83
La Switch sur son petit nuage
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Pas plus long qu’une soirée pizza entre potes, mais aussi malléable qu’un plat de nouilles, Semblance fait partie de ces jeux qui rendent heureux avec pas grand-chose. Si Baloo passe dans le coin, il confirmera que se satisfaire du nécessaire, un peu de fraîcheur et de verdure suffisent à donner le sourire. Pas totalement faux, sauf qu'on on a passé l’âge d’être émerveillé par la simple bulle de savon qui s’envole, on préfère prévenir que quand elle éclate, il n’y a vraiment plus rien.
Verdict !

Les +


  • Un jeu rafraîchissant
  • Un plaisir qui ne ramollit pas avant la fin
barre

Les -


  • Sitôt consommé, sitôt rangé
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Semblance
Par Goonpay, le jeudi 30 août 2018

Quand la plate-forme essaie de nous la faire à l’envers en se déformant, en se modelant et en se transformant en puzzle, ça peut donner Semblance, la dernière création de Nyamakop, un petit studio africain. Sur le papier, c’est intrigant alors sous ses airs de magicien du jeu vidéo, cet Arturo Brachetti de la plate-forme n’est-il fait que de faux-semblants ?

Quand la vie se rebelle 

Squish est un blob, un être probablement unicellulaire qui va évoluer tout au long de sa courte vie. Au commencement, il est flasque avec un œil. Puis il se met à y voir plus clair avec ses deux yeux et devient plus ferme, mais toujours aussi malléable. Son lieu de vie n’est pas si clairement défini : une forêt, c'est ce qu'on imagine de prime abord… tout de même, cet environnement a une drôle d'apparence. Après avoir interrogé les plus éminents scientifiques, on a opté pour une terre inconnue ou alors, seconde hypothèse, peut-être que cette boule noire est en fait une forme d’anticorps qui tente de guérir son hôte d’une maladie envahissante… Allez savoir, sur ce point, Semblance laisse aux joueurs une libre interprétation. Ce qui est certain, c’est que cet écosystème au look minimaliste est contaminé et que les globules roses semblent le guérir, charge à ce petit bout de pâte à modeler de retrouver toutes ces petites sphères.

Squish dispose de deux capacités basiques : le saut et la mini-propulsion. Et surtout il est capable de modifier sa propre forme et celle des murs, du sol, du plafond… en fait tout ce qui est composé de la même matière noire que lui. De cette simplicité extrême ressort en fait un jeu d'une fraîcheur incroyable. L'ingéniosité, la réflexion et la malice dont il faut faire preuve pour traverser les niveaux et récupérer tous les items apportent un vrai sentiment de bonheur, de bien-être constant. Déformer les parois verticales pour les escalader, se créer une rampe d'accès vers les cieux, faire du sol un élastique de propulsion ou au contraire, le creuser pour éviter les pièges… tout un tas de modifications au décor qui sont si limpides et ingénieuses qu'on ne peut qu'être charmé. Bien sûr, on note des petits couacs par endroits, comme des traversées de murs infranchissables en théorie. Cependant, impossible de reprocher durement ces défauts à Semblance. 

Accompagné de sa musique planante, on passe d'un monde à l'autre sous une forme de douce béatitude et on explose volontiers ces foutus moustiques qui perturbent cette douce quiétude. Non, non, aucune drogue ni substance illicite n'ont été absorbées durant ce test, c'est juste que consommer un jeu en ayant le sourire aux lèvres de bout en bout, c'est quand même super cool.

Il avait tout d'un grand

Squish est aussi souple au maniement qu’il est capable de se déformer, ce qui rend le parcours fort agréable. Et si certains passages font grimacer, c’est essentiellement à cause d’une mauvaise manipulation du décor de la part du joueur. Graphiquement, il n’est clairement pas un monstre de technique, toutefois le travail vectoriel et la simplicité de l’ensemble sont en accord avec l’état d’esprit du jeu. On note quelques bugs de caméra qui se fige sans raison à un endroit et requiert une réinitialisation de Squish, pas bien méchant mais quand même. 

Le réel souci provient, comme bien souvent avec les jeux indépendants, de la durée de vie et de l’impression de « pas assez » ou « il pouvait facilement y avoir bien plus ». On ne demande pas que le jeu concurrence un gros RPG, c'est juste que quand quelque chose plait, il est humain d’en vouloir davantage. Or, Semblance se boucle en 3 à 4 h gros max, il n’y a aucun bonus de complétion et la rejouabilité est grosso modo inexistante. Une fois terminé, on parcourt rapidement le titre une deuxième fois, comme pour vérifier que rien n’a été omis, mais la sentence tombe vite : il n’y a vraiment rien de plus. Bien évidemment, ces quelques heures sont véritablement délicieuses ou au minimum cool (pour les plus aigris), néanmoins, il est impossible de ne pas imaginer les énormes possibilités de situation que les développeurs auraient pu mettre en place sans que ce soit redondant pour autant. En plus, le hub n’apporte rien et donne la sensation d’être là pour faire passer un peu plus de temps en jeu. Non vraiment, cette sensation de démo premium de la part du studio hante les cieux de Semblance et c’est bien dommage. Alors on espère que si un Semblance 2 vient pointer le bout de son nez, quitte à doubler son prix, ce sera avec la volonté d’offrir de la longévité, une replay value, ou les deux.

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