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PODCAST #83
La Switch sur son petit nuage
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Superbe découverte d’un petit studio encore peu connu, forma.8 propose une aventure mystérieuse et captivante, aux défis savamment dosés et aux graphismes captivants. L’univers est unique et les méninges des joueurs seront mises à l’épreuve. Ce jeu a en plus le bon goût d’être tout à fait abordable (9,99 euros) par rapport à la durée de vie et au contenu proposé. Sachant que la version Switch est au même prix que presque toutes les autres (si l’on exclut la version iPhone, 3 euros moins chère), on aurait vraiment tort de se priver, bien qu’il n’y ait aucun avantage spécifique à la version Switch hormis le côté portable. On reprochera également les quelques chutes de framerate en mode nomade.
award
Verdict !

Les +


  • Des graphismes uniques
  • Une difficulté équilibrée 
  • Des énigmes variées et intéressantes
  • Une incitation bienvenue à l’autonomie 
  • Un univers captivant
  • Une bonne durée de vie
  • Un prix tout à fait correct
barre

Les -


  • Les chutes de framerate en mode nomade
  • Un début un peu lent
  • Quelques passages un peu frustrants
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forma.8
Par Skyward, le lundi 15 janvier 2018

Développé par le petit studio italien MixedBag, également à l’origine du shoot ’em up Futuridium EP Deluxe, forma.8 est un jeu d’exploration futuriste en 2D à la sauce Metroidvania. Initialement sorti en 2015 sur PS4, Wii U, iOS, PC, Mac et PS Vita, il a été porté sur Switch en août 2017 et est aujourd’hui disponible sur l’eShop au même prix que sur les autres supports (9,99 euros). Les jeux indés ne sont pas ce qui manque sur Switch, alors qu’apporte celui-ci à son genre pour inciter à mettre la main au portefeuille ? Ce portage mérite-t-il le détour ?

Dans l’espace, personne ne vous entend sonder…

forma.8 s’ouvre sur une belle cinématique présentant rapidement le contexte. On découvre un vaisseau spatial-usine où de petites sondes noires et rondes sont produites à la chaîne. Le joueur incarnera une de ces sondes qui doit quitter son vaisseau-mère pour explorer une planète mystérieuse avec ses comparses. La sonde s’écrase lors de son atterrissage et se retrouve perdue dans les entrailles d’un astre dont elle ne connaît rien. Aucune autre explication ne sera fournie. Qui a conçu les sondes et dans quel but ? Quelle est cette mystérieuse planète sur laquelle on se trouve ? Que doit-on chercher ? Pourquoi est-on si seul ? En ces lieux, point de réponses, aucun texte, tout n’est que symbolisme, énigmes et solitude. C’est un mystère permanent auquel il faudra pourtant s’habituer : on ne sait pas vraiment ce qu’on fait, où l’on va, ni pourquoi on est là. Alors on démarre tranquillement son exploration en essayant de lier bout à bout les indices trouvés en chemin.

Après une (très) courte section de tutoriel, le joueur est lâché sur la vaste planète et est libre d’explorer la map à sa guise. Celle-ci, comme dans tout format Metroidvania, est composée de zones interconnectées à explorer. L’accès à certaines zones est impossible avant l’apprentissage de nouvelles capacités. C’est en allant un peu partout et en résolvant les énigmes qui, de prime abord, ne semblent pas liées entre elles, que l’on commence à comprendre la complexité de cette expérience un poil métaphysique.

Visuellement, le jeu est un superbe théâtre d’ombres chinoises extraterrestres et géométriques. Si les ténèbres dominent une partie du visuel (on ne voit des ennemis que les silhouettes et la plupart des murs sont noirs), le reste du background est très coloré, couvrant une large palette de teintes en fonction du secteur exploré. Il semble que la planète ait vu se succéder plusieurs civilisations. On alterne donc entre des secteurs naturels, puits de lave et grottes envahies par les monstres, des temples antiques et des bâtiments industriels futuristes. Chaque zone possède son propre écosystème et ses propres défis, et des allers-retours incessants seront de mise pour tout assimiler. L’ensemble est plutôt beau et fluide, mais on reprochera à la version Switch des chutes de framerate régulières en mode nomade lors du passage d’une zone à l’autre.

La bande son futuriste et un brin New Age accompagne le joueur dans l’expérience sans être lourde. Plutôt relaxante la plupart du temps, elle sait se faire stressante si nécessaire. Le silence s’impose également parfois pour accompagner les moments d’errance.

Une petite sphère pleine de ressources

Au tout début du jeu, la seule chose que sait faire la petite sonde que l’on incarne est de se déplacer en flottant dans son environnement (on la dirige à l’aide du joystick). Dès le tutoriel, on découvre qu’elle a plus d’une corde à son arc, et qu’en absorbant l’âme de ses copines sondes décédées elle acquiert de nouveaux pouvoirs, comme invoquer un champ de force pour frapper les ennemis ou poser et envoyer de puissantes petites bombes. Chaque nouveau pouvoir est attribué à un bouton (A, B, X, Y) et il faudra trouver toutes les âmes des sondes avant de pouvoir explorer la planète dans son intégralité. La petite sonde possède également une barre de vie qui baisse très rapidement au contact des ennemis agressifs. Il est possible de la recharger en collectant de petites sphères blanches d’énergie que l’on trouve soit dans les cavernes, soit après avoir vaincu des ennemis. Si la barre de vie se vide, on recommence au dernier point de chargement.

Un des éléments les plus plaisants du jeu est la variété des défis qui sont proposés. Il faut avouer que le début est un peu lent : la première heure consiste surtout à comprendre ses capacités en slalomant entre des nuées de petits ennemis agaçants. Cependant, dès qu’on avance un peu et qu’on découvre de nouveaux lieux, on se rend compte que le jeu propose des énigmes et des challenges très intéressants (et souvent difficiles) : courses-poursuites ou contre-la-montre, énigmes et puzzles. Cette diversité est d’autant plus impressionnante que la palette de mouvements de la petite sonde est plutôt restreinte. Chaque subtilité liée à l’usage de ces capacités est donc exploitée au maximum.

En plus de l’intrigue de base, le jeu offre un second défi : la collecte de deux types d’items, d’une part les grandes sphères blanches de vie qui permettent de rallonger la barre de vie et d’autre part des petits boulons (nommés artefacts), qui permettent de débloquer une fin alternative. Si la fin classique du jeu n’est pas si compliquée que ça à débloquer, réussir à rassembler tous les artefacts poussera certains à s’arracher les cheveux, les boulons étant cachés vicieusement, et certains défis étant particulièrement tordus. Il y a parfois un côté die and retry, sans être abusif cependant. On peut préciser que les objets récoltés resteront dans l’inventaire même si l’on meurt, ce qui permet d’éviter de refaire 50 fois les mêmes défis. Les sphères de vie ne sont pas indispensables à l’évolution de l’histoire, mais les plus zélés souhaitant 100 % de réussite s’efforceront de tout collecter.

La durée de vie du jeu variera donc en fonction de l’objectif que l’on se fixe. Si elle est d’environ 7 ou 8 heures pour obtenir la fin classique, il faudra une quinzaine d’heures pour explorer le jeu dans son intégralité et tout récolter.

Une planète qui ne dévoile pas ses mystères

Que ce soit pour les nombreux petits boss ou les énigmes, pas le moindre coup de pouce n’est donné au joueur. Le silence et le mystère seront toujours de mise. Il faudra se creuser la cervelle, tout tester et re-tester pour venir à bout de certains passages. Ce qui peut être perçu comme frustrant par certains (qui seront tentés d’aller consulter une soluce), sera vu comme gratifiant par d’autres. Ce petit côté Myst n’est pas forcément désagréable à une époque où certains jeux sont critiqués car trop tendres envers les joueurs. La difficulté n’étant pas non plus insurmontable, le jeu demeure tout à fait abordable, mais force à se concentrer un peu et à créer des liens auxquels on n’aurait pas immédiatement pensé.

Dans l’ensemble, la difficulté est tout à fait équilibrée et permet de s’amuser pendant un bon moment sans générer de frustration notable. Ce format de jeu est tout à fait agréable en version portable (il a d’ailleurs eu droit à une adaptation sur smartphone), c’est pourquoi il se marie très bien avec la Switch. Mis à part cela, ce portage n’apporte strictement rien de nouveau ou spécial par rapport aux autres supports.

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