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PODCAST #81
E3 2017 : Ce qu'il ne fallait surtout pas manquer !
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Ni remarquable, ni désastreux, comme c’est finalement souvent le cas avec les productions de Gust, Nights of Azure 2 : Bride of the New Moon dispose de bases plutôt correctes, mais n’arrive pas à les exploiter correctement. Il est ainsi trop occupé à tenter d’émoustiller le joueur avec ses donzelles aux formes généreuses pour réellement chercher à développer son univers ou proposer une réalisation de qualité. Quant aux bonnes idées du système de jeu, elles finissent peu à peu noyées dans des situations trop répétitives. Les rôlistes pas trop exigeants, amateurs de boobs virtuels ou simplement en manque d’Action-RPG sur Switch, pourront éventuellement se laisser séduire et y passer quelques dizaines d’heures pas forcément déplaisantes. Cela dit, il existe de bien meilleures manières de dépenser 50 ou 60 euros sur la console hybride de Nintendo.
Verdict !

Les +


  • Combats assez sympas
  • Bande-son réussie
  • Le côté stratégique apporté par la double limite de temps
  • Le fan service (pour ceux qui aiment)
barre

Les -


  • Scénario et univers peu développé
  • Réalisation décevante
  • Très répétitif
  • Environnements vides et cloisonnés
  • La thématique Yuri utilisée comme simple prétexte 
  • Le fan service (pour ceux qui détestent)
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Nights of Azure 2 : Bride of the New Moon
Par Kayle Joriin, le mardi 23 janvier 2018

Surtout connu pour sa prolifique série des Atelier, démarrée en 1997 sur PlayStation et qui continue d'essaimer aujourd'hui sur différents supports (dont la Switch), le studio Gust tente néanmoins de lancer régulièrement de nouvelles franchises comme Ar Tonelico, Nights of Azure ou Blue Reflection. Sans atteindre la notoriété des cadors du J-RPG, les développeurs de Nagano, passés sous la houlette de Koei Tecmo en 2011, ont ainsi su se constituer une fanbase dans le monde entier avec des productions sympathiques à défaut d’être mémorables. Disponible au Japon depuis fin 2015 sur PS Vita, PS3 et PS4 (cette dernière ayant eu droit à une localisation européenne), puis porté sur PC en février 2017, Nights of Azure avait notamment reçu des critiques mitigées. Cela n’a toutefois pas empêché Keisuke Kikuchi et son équipe de se lancer dans le développement d’une suite, dont l’arrivée sur Switch fut officialisée dans un Nintendo Direct. Restait à savoir s’il fallait s’en réjouir…

Silicon Nights

D’un point de vue scénaristique, tout d’abord, il faut reconnaître que Nights of Azure 2 : Bride of the New Moon laisse une impression pour le moins étrange. À l’instar de son prédécesseur, le titre s'inscrit en effet dans le genre typiquement nippon du Yuri qui traite des relations sentimentales, amoureuses, voire sexuelles entre femmes. Une approche plutôt originale dans le monde assez hétérocentré du jeu vidéo qui prend ici une dimension encore plus importante puisque tous les protagonistes principaux sont féminins, qu’il s’agisse de la nouvelle héroïne, Aluche Anatoria, de ses alliées ou de ses ennemies. Loin d’être une ode vidéoludique au saphisme, Bride of the New Moon se complait cependant bien vite dans le fan service et le fantasme d’otaku en mettant en scène l’intimité de jeunes femmes aux tenues fortement échancrées et aux attributs mammaires ostensiblement mis en avant. Et ce n’est pas la place centrale qu’occupe le jeu dans le Beautiful Girl Festival, un triptyque à la thématique explicite incluant également Blue Reflection et Atelier Firis : The Alchemist of the Mysterious Journey, qui peut faire douter des intentions des développeurs. Surtout au vu les artworks qui ont accompagné la promotion de leur dernier bébé.

Bien entendu, il existe un public pour ce genre de productions et il est logique que des studios cherchent à répondre à ses attentes. Ce qui est dommage, c’est qu’en abordant la thématique de manière un peu moins racoleuse, les scénaristes auraient peut-être pu compenser les faiblesses de l’histoire en offrant davantage d’épaisseur à un univers et des personnages qui possédaient un certain potentiel, malgré leur classicisme. Aux origines du monde crépusculaire de Nights of Azure, on trouve comme souvent une lutte épique entre le bien et le mal, symbolisée par l’affrontement entre la Sainte Ludegert et le sinistre Nightlord. Mais si le roi des démons fut finalement vaincu, son essence (le Blue Blood) se répandit sur le monde, pervertissant êtres vivants et objets inanimés en les transformant en créatures démoniaques (les Fiends), désormais maîtres de la nuit et ennemis de l’humanité. Alors que le premier volet s’intéressait à la quête de la vaillante Arnice pour sauver son amie d’enfance dont le sacrifice était censé sceller le pouvoir renaissant du Nightlord, Bride of the New Moon joue malheureusement d’emblée la facilité en ressortant un pitch quasiment identique et en situant l’action quelques années/décennies/siècles plus tard. C’est donc cette fois à Aluche d’affronter la terrible Moon Queen à laquelle son amie Liliana doit être offerte. Sachant qu’elle disposera pour cela de pouvoirs occultes similaires à ceux d’Arnice, acquis suite à son exposition au Blue Blood et à sa transformation en demi-démone.

Histoire d’A

Le souci, au-delà que de ce synopsis copier/coller, c’est que le jeu prend à peine le temps de poser les bases de son univers et ne fait guère d’effort pour le développer, ce qui est un tantinet gênant pour ceux qui découvrent la série sur Switch. En outre, bien que certains passages puissent s'avérer émouvants, drôles, voire assez sombres, la plupart des sujets sont abordés de manière banale et superficielle, ou à travers le seul prisme du fan service. Les contraintes liées à la nature hybride de l'héroïne, qui doit absorber du sang démoniaque tout en préservant son humanité, sont ainsi principalement exploitées pour créer des situations à connotation érotique, comme le fameux « baiser du vampire » ou des purifications quasi-orgasmiques. Quant à la thématique Yuri, elle sert surtout de prétexte pour mettre en avant un maximum de donzelles sexy et n’offre finalement pas de réelles différences dans le traitement des relations sociales. Si ce n’était sa tenue, à base de minishort, d’underboobs et de dentelle apparente, on en oublierait d’ailleurs presque qu’Aluche est une héroïne, tellement son caractère et ses réactions se rapprochent souvent de l’archétype du héros mâle lambda que l’on croise dans de nombreux sh?nen ou harem-manga.

Quelques discussions se permettent certes d’aborder des sujets intimes, apportant un peu de fraîcheur dans le monde complexé du J-RPG qui demeure généralement évasif sur la question du corps, ou se contente de traiter la chose avec dérision. Toutefois, cela ne suffit pas à compenser une écriture inégale et des personnages très caricaturaux, de la tueuse asociale qui va peu à peu s’ouvrir aux sentiments, à la loli agaçante, mais plus mature qu’il n’y parait, en passant par la guerrière tsundere qui cache ses sentiments derrière une agressivité de façade. Reste que pour le rôliste arrangeant, habitué aux productions nippones modernes et à leurs travers, ou privilégiant la profondeur du bonnet à celle du scénario, l’histoire de Bride of the Moon n’est pas forcément pire qu’une autre. En oubliant ce qu’elles auraient pu être dans les mains de scénaristes plus concernés, les tribulations guerrières et sentimentales de notre girls band constituent une trame de fond qui peut se laisser suivre d’un œil distrait, à condition évidemment d’être anglophone, puisque les textes ne sont pas traduits en français. Ce n’est pas toujours passionnant, parfois même franchement niais, néanmoins plusieurs passages permettent de ne pas lâcher totalement et certains dialogues sont plutôt mignons.

Entre insuffisance et redondance

Il serait cependant injuste de prétendre que les soucis narratifs de Nights of Azure 2 sont uniquement dus à un script de qualité contestable, car le titre de Gust ne s’illustre pas non plus en termes de mise en scène ou de réalisation. Les cinématiques ont beau être globalement soignées, la plupart des dialogues s’accompagnent de saynètes assez statiques et mollassonnes qui n’aident guère à s’immerger dans l’histoire. En outre, si des efforts non négligeables ont été consentis sur la modélisation des personnages principaux et des ennemis importants (avec les animations mammaires de rigueur), le reste de la fiche technique est pour le moins décevant. Pas franchement jolis et généralement très cloisonnés, les environnements s’avèrent ainsi particulièrement vides, n’offrant que de rares interactions. Or, malgré cela, on note des problèmes de fluidité récurrents (notamment en mode portable) et une distance d’affichage pour le moins médiocre avec des ennemis et des éléments de décors qui apparaissent un peu au dernier moment. Et on ne parle pas de la caméra qui fait parfois n’importe quoi, rendant l’action particulièrement confuse, ni de ces plantages à répétition a priori réglés par un patch salvateur. Quant à la bande-son, pourtant de très bonne qualité et bénéficiant de doublages japonais bienvenus, elle peut également finir par lasser sur la durée. La faute à des mécaniques de jeu qui incitent à traverser un peu trop souvent les mêmes lieux et à affronter les mêmes ennemis.

Bien que la transformation d’Aluche en demi-démone lui ait offert des pouvoirs considérables, ceux-ci ne peuvent en effet être utilisés que quelques minutes par jour. Concrètement, cela signifie donc qu’on alterne entre des sessions de combat et d'exploration plutôt intenses, mais relativement courtes, et des moments plus calmes au sein du quartier général qui permettent de gérer son équipe et de développer les relations entre les personnages. Là où les choses se compliquent, c’est qu’il existe aussi un compte à rebours plus général, symbolisé par une lune décroissante indique le nombre de jours avant la disparition du monde dans une nuit éternelle, synonyme de Game Over. Certes, il est possible de repousser cette échéance en abattant certains boss, et on peut également augmenter progressivement la durée des phases de combat, que ce soit en faisant gagner des niveaux à l'héroïne ou en débloquant des améliorations dans son arbre de compétences. Néanmoins, cette double limite de temps reste une contrainte permanente qui ne plaira pas forcément ceux qui aiment prendre leur temps, malgré le petit côté stratégique qu’elle apporte.

Le maître du temps

Une préparation minutieuse est ainsi d’autant plus importante qu’une fois sur le terrain, on ne dispose d’aucune marge de manœuvre pour modifier le groupe ou son équipement, et qu’il est obligatoire de repasser par le QG, en perdant une journée au passage, pour voyager entre les différentes zones de jeu. Bien entendu, cela ne pose guère de problème lorsqu’on parcourt l’aventure en ligne droite, car on dispose alors de bien assez de temps pour effectuer les quêtes principales. Et au pire, une option du menu de sauvegarde permet de recommencer un chapitre du début lorsqu’on se rend compte qu’il ne reste pas suffisamment de jours pour le terminer. En revanche, si on souhaite s’atteler aux nombreuses quêtes annexes, en particulier celles développant l’histoire de nos compagnes d’armes (les Lilies), il devient rapidement nécessaire d’optimiser ses sessions en groupant plusieurs objectifs. Une planification loin d’être évidente dans la mesure où lesdites quêtes, bien que peu variées, demandent souvent de faire des choix cornéliens dans la composition d’équipe, la place y étant très limitée.

Outre Aluche, que l’on contrôle directement, il n’est en effet possible d’emmener qu’une seule partenaire sur le champ de bataille, sachant que plus on passe de temps à ses côtés, plus son affinité augmente, ce qui débloque de nouvelles quêtes et divers bonus. Et si on peut être tenté de privilégier telle ou telle Lily afin d’en apprendre davantage sur elle, ou simplement parce qu’on la trouve plus efficace au combat, il faut donc faire tourner un minimum l’effectif afin remplir les missions spécifiques à chaque partenaire. Une gymnastique qui peut non seulement faire perdre de précieux jours quand on s’organise mal, mais induit surtout une répétitivité grandissante vu que le jeu ne propose que six zones que l’on finit par connaître absolument par cœur (une zone bonus étant toutefois disponible via un DLC gratuit). Sans compter qu’il faut également intégrer dans l’équation le choix des deux familiers (ou Servants) qui complètent l’équipe, certains disposant de compétences de terrain qui permettent d’accéder à des trésors cachés, voire à d’autres familiers. Trouver la bonne combinaison d’alliés et planifier au mieux chaque sortie est de fait loin d’être évident, même si cela s’avère plutôt motivant.

Azure Warriors

Malgré tous ses défauts et choix discutables, il faut d’ailleurs bien reconnaître que Nights of Azure 2 n’est pas fondamentalement désagréable à jouer, grâce notamment à un système de combat assez bourrin, mais relativement dynamique, qui rappelle un peu celui des Musou (du même éditeur). Aluche peut ainsi sauter, esquiver, se protéger ou réaliser des combos en alternant coups faibles et coups forts, mais aussi donner des ordres simples à son équipe et utiliser quelques compétences de soutien. De plus, en complément de ses propres capacités, elle dispose de plusieurs techniques mises à disposition par ses alliés, qui varient donc en fonction de la composition du groupe et apportent un peu de variété aux affrontements.

Accessibles via les gâchettes, les pouvoirs des Servants se déclinent par exemple en deux grandes catégories. D’un côté, les « Strikers » proposent divers sorts offensifs ou défensifs. De l’autre, les « Tricksters » sont capables de se transformer en arme alternative disposant de ses propos combos. Quant aux Lilies, outre les aptitudes qu’elles peuvent utiliser de manière automatique, elles donnent accès chacune à trois capacités spéciales que l’on peut activer sous certaines conditions. Soit en attendant simplement qu’elles se rechargent (Active Skill), soit en enchaînant des actions spécifiques à chaque Lily (Double Chase), soit en remplissant une jauge de tension (Lily Burst). Souvent très puissantes et visuellement impressionnantes (notamment les Lily Burst), ces attaques donnent d’ailleurs un réel peps aux combats, mais malheureusement, les petites cinématiques qui les illustrent (et qu’on ne peut pas zapper) finissent par devenir lassantes à la longue, ajoutant à la répétitivité globale du jeu.

Alors certes, la gestion du groupe n’offre pas une incroyable profondeur. L’arbre de compétences d’Aluche est assez basique, la personnalisation de l’équipement reste très limitée, et seule la gestion des Servants propose quelque chose d’un peu poussé, puisqu’on peut gérer directement l’amélioration de leurs attributs (Santé, Mana, Attaque, Attaque Magique) en dépensant des « Servants Points » gagnés durant certaines missions. Néanmoins, entre ses combats plutôt cools (même s’ils ne rivalisent aucunement avec ceux des meilleurs Action-RPG), ses nombreuses quêtes annexes et sa double contrainte de temps qui incite à la réflexion, l’expérience proposée par Bride of the New Moon peut s’avérer étrangement addictive, et ce, malgré tous ses défauts. Bien que le scénario principal se boucle ainsi en seulement 15 ou 20 heures, il est donc facile d’y passer trois ou quatre fois plus de temps, surtout si on souhaite découvrir les trois fins disponibles. Sachant que pour obtenir la « meilleure », il faudra monter l’affinité de chaque Lily à son maximum, ce qui n’est a priori possible qu’en passant par un New Game+ dans lequel la limite de jours est désactivée. Une petite subtilité qu’il vaut mieux connaître dès le départ pour ne pas trop s’investir dans sa première partie et garder un peu de contenu pour la seconde. Sinon, gare à l’overdose !

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COMMENTAIRES

Support
  • Switch
Editeur
  • Koei Tecmo Games
Développeur
  • Gust
Genre
  • A-RPG
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 12
Sorties
   vendredi 27 octobre 2017
   mardi 24 octobre 2017
   jeudi 31 ao?t 2017

Site officiel
http://www.koeitecmoeurope.com/nightsofazure2/
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