Bienvenue sur Nintendo-Difference

L'inscription sur Nintendo-Difference est totalement gratuite et vous permet de bénéficier de toute l'actualité des jeux vidéo et de la Nintendo Switch, de la Nintendo 3DS et de la Wii U. Accès aux commentaires de news, aux concours de jeux vidéo, etc...

Connexion :

Mot de passe oublié ?

S'enregistrer

Twitter Facebook Rss Rejoignez nous !
PODCAST #81
E3 2017 : Ce qu'il ne fallait surtout pas manquer !
Accueil podcast Télécharger le podcast
De cette alliance peu orthodoxe naît un jeu solide qu’il serait dommage de bouder à moins d’être absolument allergique au genre. Car s’il a des arguments pour lui comme son côté plus tactique et la possibilité de switcher de héros à la volée pour casser la redondance, Fire Emblem Warriors reste un Musô et est répétitif de par son ADN. Il est donc à réserver à ceux qui, en connaissance de cause, n’auront pas peur de devoir spammer la touche d’attaque pendant quelques dizaines d’heures pour éteindre des incendies un peu partout.
Verdict !

Les +


  • Des combats nerveux
  • Switcher de persos à la volée
  • Visuellement correct
  • L’essence de la série Fire Emblem respectée
  • Plus tactique qu’un Musô classique
  • L’option définition ou fluidité
  • Jouable à deux en écran splitté avec les Joy-Con
barre

Les -


  • Forcément répétitif vu le genre
  • Les héros de Fire Emblem surtout issus des opus 3DS
  • Pas de coop en ligne ou en local avec deux consoles
  • Les décors vides et souvent recyclés
  • Des difficultés à trouver son chemin
  • Les chargements avant chaque campagne
0 commentaire(s)
Fire Emblem Warriors
Par Inferno, le jeudi 19 octobre 2017

Après Hyrule Warriors il y a trois ans, le studio Omega Force remet le couvert en empruntant une autre licence mythique à Nintendo. Si l’union entre le Tactical d’Intelligent Systems et la série des Dynasty Warriors semble bâtarde aux premiers abords, les équipes d’Omega Force et de Team Ninja ont réussi à marier les deux en captant avec brio l’essence de la franchise. Toujours bourrin et spectaculaire, mais moins idiot avec un aspect tactique, Fire Emblem Warriors parvient-il à convaincre ? Réponses ci-dessous.

Stop the Fire

Alors que la paix règne dans le monde d’Aytolis, des portails dimensionnels s’ouvrent et amènent un fléau : des monstres venus d’univers parallèle. Attaqués, les deux héros, Rowan et Lianna, dauphins de la couronne, devront s’allier avec une vingtaine de visages connus de différents Fire Emblem qui ont également été téléportés dans le Royaume. Avec leur aide, ils doivent redonner sa splendeur à l’égide qui protègera Aytolis de ses ennemis. Au grand dam des fans de la première heure, le jeu se focalise principalement sur des personnages issus d’Awakening et Fates sur 3DS, nous aurions aimé avoir un panel de jeux source plus large, dommage.

Pour ceux qui ne connaissent pas les Dynasty Warriors, il s’agit d’un genre de jeu typiquement japonais appelé Musô dans lequel on décime des armées entières à l’aide d’un guerrier dans des champs de bataille gigantesques. Si les détracteurs du genre s’en moquent en les qualifiant de jeux monotouches (la touche d’attaque) en grossissant le trait, ce n’est pas tout à fait exact. Effectivement, on enchaîne des combos où l’on peut appuyer jusqu’à 6 ou 7 fois sur la même touche, mais la profondeur se trouve ailleurs : dans la gestion de crise. Véritable jeu de pompier, on passe son temps à courir d’incendie en incendie à éteindre, la victoire résidant dans la capacité du joueur à définir les priorités. 

Jeu bourrin par excellence, Fire Emblem Warriors respecte tout de même son héritage FE en incorporant un aspect tactique bienvenu. Le triangle des armes propre à la série force le joueur à ne pas foncer tête baissée dans la bataille. Un héros en désavantage face aux adversaires peut très vite se retrouver en difficulté. Et si l’option classique qui autorise les morts permanentes comme dans le Tactical est activée, adieu l’unité. Enfin, pas tout à fait puisque le jeu permet malgré tout de récupérer l’allié à coup de thunes, mais contre une somme faramineuse. 

Let Me Ride

Comme tout bon Musô qui se respecte, les zones de batailles comportent plusieurs forts à récupérer et à défendre. Les objectifs évoluent en cours de partie et il faudra prendre le temps de passer par le menu pause pour essayer de repérer l’emplacement de l’unité à défendre, des cavaliers ennemis partis quérir de l’aide ou du fort allié qui va bientôt tomber. D’autant plus qu’il est parfois difficile de retrouver son chemin avec la mini-map qui manque de lisibilité.

Plutôt que de courir comme un dératé sur toute la carte de point d’intérêt à point d’intérêt, FEW propose de donner des ordres aux unités qui se battent à vos côtés. Il est par exemple préférable d’envoyer un camarade plus proche d’un objectif qui vous est éloigné. Si vous préférez, il est également possible de switcher d’une pression de la touche haut ou bas entre les quatre unités contrôlables, un bon moyen de briser la lassitude et l’ennui, d’autant plus que les différences entre les héros sont assez marquées.

Spectaculaire, les attaques crèvent l’écran, que ce soit grâce aux simples combos effectués avec des attaques normales et fortes ou surtout à l’aide des barres de super. Au nombre de deux, elles permettent au personnage d’entrer en mode furie lorsque l’on active la barre d’éveil avec une grosse attaque finale en fin de jauge. L’éveil permet d’effacer un éventuel désavantage d’arme ou de classe pendant un court moment. L’autre attaque puissante est l’arcane guerrier qui s’active en utilisant la jauge guerrière. Elle permet de nettoyer rapidement une zone en emportant les troupes ennemies par dizaines dans sa colère. Très utile quand il faut remplir un quota d’ennemis vaincus pour faire apparaître la vendeuse Anna afin de récupérer ses souvenirs. Très nerveux, les combats sont jouissifs et on s’amuse à terrasser les soldats ennemis par dizaines.

L’ombre du guerrier

Comme dans Fire Emblem, il est possible de créer des duos en associant deux personnages. Des bonus d’attaque sont attribués dans ce cas et une super attaque en duo devient disponible : l’arcane combiné. S’il n’est pas possible de marier les héros ici, le système de liens fait son retour et un lien maximum entre deux personnages débloque une petite saynète. Chaque niveau atteint permet de récupérer un matériau pour chaque personnage, comme c’est le cas en éliminant certains ennemis.

Durant les combats, les personnages récupèrent de l’expérience pour monter de niveau et gagner en puissance. Mais pour littéralement exploser les stats, il faudra passer par le menu « marché » qui donne accès à l’arbre de compétence pour appliquer une promotion à son personnage. À l’aide d’un Magister, un objet rare que l’on récupère durant certaines batailles, on peut faire monter de classe un personnage choisi. L’arbre de compétence permet également d’augmenter des capacités comme la résistance à certains types d’attaques ou rendre plus rapide le chargement de la barre d’éveil par exemple contre quelques matériaux et écus. D’autres bonus plus généraux sont accessibles via le temple et il est également possible de combiner des capacités d’armes en sacrifiant l'une d'entre elles à la forge. Il est donc fortement recommandé d’aller faire un tour par ce menu pour ne pas se retrouver dépassé par la puissance des forces opposées.

Techniquement, le jeu propose une prestation très solide. Une option permet d’ailleurs de privilégier soit la définition en faisant tourner le jeu en 1080p et 30 images par seconde ou bien la fluidité en jouant cette fois-ci en 720p et 60 fps. Suivant votre préférence, les deux modes ont leurs avantages. Si le tout tourne comme un charme, que ce soit sur le téléviseur ou en mode portable, il faut tout de même admettre qu’il n’est pas un foudre de guerre visuellement, même si cela reste très correct. Il faut savoir que c’est un défaut récurrent des Musô qui demandent beaucoup de ressources afin d’afficher un grand nombre d’ennemis à l’écran. Les niveaux sont d’ailleurs assez vides et on se retrouve souvent dans le même type de décors. Petit détail embêtant, les loadings avant chaque niveau sont nombreux et longs. Si l’on veut jouer à deux, c’est possible en écran splitté, même avec deux Joy-Con. Le jeu reste relativement fluide dans cette configuration contrairement à Hyrule Warriors qui ramait, mais la lisibilité en prend un coup. Par contre, il n’y a pas d’options pour faire de la coopération en ligne ou en local avec deux consoles. 

Avec ses qualités et ses défauts, Fire Emblem Warriors parvient à proposer une copie respectable qui pourra plaire aux gens pas forcément friands de Musô. D’autant plus que le concept de parties de 15 minutes à une heure correspond parfaitement à l’aspect nomade de la console. Une option de sauvegarde rapide est d’ailleurs disponible pour s’arrêter avant la fin d’un chapitre du mode histoire qui demandera une petite dizaine d’heures de jeu pour un premier run. Pour les plus mordus, un mode chroniques permettant de revivre des batailles marquantes de la saga Fire Emblem est également disponible pour décupler la durée de vie.

Afficher / Masquer les commentaires
0 commentaire(s)
COMMENTAIRES

Support
  • Switch
Editeur
  • Nintendo
Développeur
  • Koei Tecmo Games
Genre
  • Action
Nombre de joueurs
  • 1 - 2
Evaluation PEGI
  • 12
Sorties
   20 octobre 2017
   20 octobre 2017
   28 septembre 2017

Site officiel
http://www.nintendo.fr/Jeux/Nintendo-Switch/Fire-Emblem-Warriors-1175315.html
Plan du site | Nous contacter | © Nintendo-Difference 2016