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Si Shantae : Risky’s Revenge - Director’s Cut n’est pas indispensable pour ceux ayant déjà plié le jeu d’origine, les nouveaux venus auraient tort de résister aux charmes de la belle danseuse du ventre. Accusant six ans d’âge, le titre n’a pas à rougir face à nombre de productions actuelles cachant leur manque d’idées derrière un habillage rétro. Pas de tromperie sur la marchandise ici, on a affaire au haut du panier dans le domaine de l’action/plates-formes 2D.
Verdict !

Les +


  • Réalisation de qualité
  • Du Metroidvania efficace
  • Pas mal de choses à dénicher
barre

Les -


  • Relativement court
  • Localisation française limite
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Shantae : Risky's Revenge - Director's Cut
Par Winslow, le jeudi 28 avril 2016

La facétieuse Shantae s’est forgé une belle réputation au fil des ans.  Si ses origines remontent à la Game Boy Color en 2002, la série en est aujourd’hui à sa quatrième déclinaison, avec la sortie prochaine de Half-Genie Hero. Mais c’est du second épisode qu’il est question ici, probablement le plus populaire à ce jour. Après Steam et la PS4,  les petits gars de chez WayForward, dont le studio a fêté ses 25 ans l’année dernière, nous gratifient donc de Risky’s Revenge sur l’eShop de la Wii U, dans sa version Director’s Cut.

La magie des nuits d’Orient

Vaincue à la fin du premier épisode, la pirate Risky Boots n’a pas dit son dernier mot, et s’empare dès le prologue d’une mystérieuse lampe dont le pouvoir,  divisé en trois sceaux magiques, permettrait à la vile pirate d’assouvir ses sombres desseins – qui impliquent probablement la domination du monde ou une autre joyeuseté du même tonneau. C’est donc sur ce pitch assez classique que Shantae s’en va bourlinguer à travers le monde de Sequin Land à la recherche des sceaux magiques, dans un jeu qui mise toujours sur un mélange d’action, de plates-formes et d’aventure.

Pour se frayer un chemin dans les divers environnements, elle pourra une fois de plus compter sur sa longue chevelure violette, qu’elle utilise comme un fouet pour rosser ses adversaires. Si les attaques à la tignasse se résument à un seul et même coup, il est également possible d’utiliser diverses magies préalablement acquises chez le marchand de Scuttle Town, la ville centrale du jeu. Flamme, nuage magique ou boule à pointes, chacun de ces sorts est améliorable moyennant quelques deniers et quelques pots de « confiture magique », artefacts assez rares et généralement bien dissimulés dans les donjons ou grottes secrètes.

Car si le jeu est assez linéaire, avec des lieux à visiter dans un ordre précis, il est possible, et même conseillé de retourner dans les zones déjà explorées, une fois certaines capacités débloquées, afin de mettre la main sur les fameux pots de confiture ou sur les porte-cœurs, qui à la manière des réceptacles de Zelda rajoutent un cœur à la barre de vie. Comme dans le premier épisode, les capacités sont conférées par des transformations en diverses créatures, ici limitées à trois : singe, éléphant et sirène. Si le singe est bien utile tout le long du jeu, grâce à sa petite taille et sa faculté à s’accrocher aux murs, on ne fait appel aux deux autres qu’à de rares occasions – détruire des blocs ou ennemis de pierre avec l’éléphant, nager dans les quelques lieux immergés avec la sirène. Le titre  trouve donc son inspiration chez les références du genre – Metroid et Castlevania en tête, mais aussi Wonder Boy –, mais n’en garde pas moins sa propre identité, ne serait-ce que par son univers atypique.

C’est dans les vieux pots…

Les jeux misant sur une ambiance de contes des Mille et une Nuits ne sont pas forcément légion, et force est de constater que le résultat fonctionne ici parfaitement. Des graphismes dignes des meilleures productions Super Nes, pour ne pas dire supérieurs, jusqu’aux nombreuses petites animations choupinettes, en passant par les excellentes musiques aux sonorités arabisantes signées Jake Kaufman, rien ne manque, et c’est un plaisir de déambuler dans les diverses contrées de Sequin Land. On notera par ailleurs que Scuttle Town et la zone de la forêt jouent sur un sympathique effet de profondeur en permettant de passer d’un plan à un autre, un peu à la manière de Mutant Mudds, pour citer un exemple récent.

Par contre, adaptation de jeu DSi oblige, la résolution en prend un coup en passant sur un écran de télé, même si plusieurs modes d’affichage sont disponibles. Le 4/3 ajoute donc des bandes sur les côtés, le 16/9 étire l’image pour occuper tout l’écran, mais le choix le plus judicieux reste probablement le mode Original, qui réduit considérablement la taille de l’écran de jeu, mais limite surtout l’inconfort visuel. Quoi qu’il en soit, ce menu problème n’entache guère le plaisir de jeu, si bien qu’on y fait plus attention au bout de quelques minutes, tout concentré qu’on est à terminer un donjon retors. 

Parce que Risky’s Revenge propose un certain challenge, avec sa nuée d’ennemis prêts à faire fondre notre barre de vie, forçant le joueur à chercher quelques porte-cœurs supplémentaires ou à faire le stock de potions chez le marchand. Sachant qu’une mort signifie le retour pur et simple au dernier point de sauvegarde, il est conseillé d’en user régulièrement afin d’éviter ce désagrément. La maniabilité est heureusement excellente, même si certaines phases de plates-formes mettant à contribution la forme simiesque peuvent s’avérer un peu délicates. Quant aux donjons, s’ils ne sont pas très nombreux, ils donneront du fil à retordre aux moins patients, l’absence de carte n’aidant pas à se repérer dans ces dédales.

Parmi les nouveautés de cette version Director’s Cut, on notera principalement l’amélioration du système de téléporteurs. Si à l’origine, ils fonctionnaient par paires, ils sont désormais tous reliés entre eux, ce qui permet d’économiser un temps précieux en allers-retours. On aurait par contre apprécié une carte du monde un peu plus détaillée, et surtout une carte tout court pour les donjons. Autre ajout intéressant, la possibilité une fois le jeu terminé de le recommencer en Mode Magique. Shantae se retrouve alors affublée d’un nouveau costume qui réduit la consommation de magie, mais double les dégâts reçus. Une sorte de mode difficile donc, qui plaira également aux acharnés de speedrun, le jeu s’y prêtant particulièrement.

Difficile de reprocher grand-chose à ce Risky’s Revenge, tout juste pourra-t-on regretter que le jeu ne soit pas plus long. En effet, environ 6 heures suffisent à voir le générique, un peu plus si l’on essaie de tout récupérer. Il ne faut cependant pas oublier qu’il s’agit à la base d’un jeu DSiWare, avec toutes les contraintes que cela implique. Enfin, si on peut saluer l’ajout d’une localisation française, absente de la version originale, et permettant aux anglophobes de profiter des dialogues sympathiquement décalés, pas mal de coquilles trainent, ce qui pourra faire tiquer les perfectionnistes. Des menus défauts ne venant pas nuire au plaisir de ce titre, qui reste une valeur sûre de l’eShop pour peu qu’on apprécie les expériences old school.

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COMMENTAIRES

Support
  • Wii U
Editeur
  • WayForward Technologies
Développeur
  • WayForward Technologies
Genre
  • Action - Plate-formes
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 3
Sorties
   jeudi 24 mars 2016
   jeudi 24 mars 2016
   mercredi 31 ao?t 2016

Site officiel
https://wayforward.com/games/shantae-riskys-revenge-directors-cut/
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