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Toujours aussi addictifs, toujours aussi complets, les nouveaux Pokémon continuent de partager le monde vidéoludique en deux. Si une partie des joueurs, comprenant notamment les néophytes, seront comblés par l'efficacité diabolique de Pokémon Perle et diamant, l'autre partie des joueurs auront de quoi être bien déçus. Malgré le changement de support, le peu de nouveautés apportées par ces nouveaux épisodes a de quoi déconcerter surtout quand on a suivi l'évolution de la série depuis ses premiers épisodes. On peut même douter de la capacité de Nintendo à revoir un minimum sa formule mais quand des millions de yens, d'euros et de dollars sont en jeu, ça donne à réfléchir. Pokémon, victime de son succès ?
Verdict !

Les +


barre

Les -


  • Graphiquement moyen
  • Les nouveaux Pokémon pas passionnants
  • Le tactile sous
  • exploité
  • A quand un renouveau de la série ?
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Pokémon Perle
Par Blayrow, le 23 Oct 2007

Un rouleau compresseur, un bulldozer, un tsunami ou une machine à pognon, peu importe l'appellation des nouveaux épisodes de Pokémon DS enfin sortis sur notre territoire, attirent inévitablement la horde d'écoliers baveux traînant un cartable de trois fois leur poids sur le dos. Mais, paraît-il, la série a aussi des fans un peu plus âgés qui ont même, dans des cas extrêmes, du poil au menton et au torse et qui désirent malgré tout tâter des nouvelles aventures dans le fabuleux monde des Pokémon. Ce test leur est spécialement dédicacé, ceux-là qui ont grandi pour ne pas dire vieilli depuis Pokémon Rouge, et qui à la manière des fans de Harry Potter n'ont pas pu décrocher depuis le premier épisode.

Lumière, moteur, action !

Avant tout, la série Pokémon c'est une formule, ou un cahier des charges comme on dit dans le monde impitoyable de la production télévisuelle et cinématographique. A tel point que depuis le premier épisode sur Game Boy, les vraies nouveautés apportés dans la série se comptent, avec un peu de chipotage, sur les doigts d'une main. On retrouve donc dans ces versions Perle et diamant une aventure au schéma quasiment identique aux précédents épisodes. Vous incarnez un jeune garçon ou une jeune fille, au choix, qui va vivre à la suite de quelques coïncidences une aventure dans un monde peuplé de Pokémon, au pluriel mais sans s à la fin. A partir de là, tout fan de Pokémon aura une forte impression de déjà vu : le Pokémon à choisir parmi les trois de départ (qui sont toujours de type eau, feu et herbe, rassurez-vous), les chefs d'arènes au nombre inébranlable de 8, le démantèlement de la Team Rocket locale, les confrontations avec le rival surexcité qui finit chez bien des joueurs par hériter d'un surnom débile, et enfin la ligue Pokémon qui vient clôturer en grande pompe une aventure en solo qui prendra entre vingt et trente heures de jeu pour le commun des mortels. Le nerd hardcore viendra bien arguer que l'aventure commence vraiment après la Ligue Pokémon, lorsque l'on entame la longue tâche de collecter tous les Pokémon existants comme le veut la devise, mais reste que le coeur du jeu n'est pas si long qu'on l'aurait voulu. Le monde de Sinnoh n'est ainsi pas plus vaste que Johto ou Kanto, mais regorge quand même de coins secrets où vous attendrons quelques Pokémon rares voire même légendaires dont la capture constitue un challenge intéressant.



Et heureusement, car la nouvelle fournée de Pokémon apportée par ces deux nouveaux épisodes est loin d'être passionnante. Si quelques créatures arrivent à sortir du lot, la plupart des nouvelles bestioles sont soit ridicules, soit inutiles et on finit vite par aller chercher ses quelques Pokémon préférés des anciens épisodes. Ainsi, traîner un magicarpe jusqu'au niveau 20 est toujours aussi pénible mais le Leviator obtenu par la suite se révèlera toujours indispensable. Les petites habitudes reviennent également : le starter (comprenez par ce mot barbare le Pokémon choisi parmi les trois proposés au départ) forme comme toujours la pierre angulaire de votre fine équipe, le Pokémon qui vous sauvera la mise de nombreuses fois surtout au début du jeu, en attendant les Pokémon légendaires. Vous l'aurez compris, rien de fondamentalement neuf dans le principe, et ceux qui pensaient que la série se renouvellerait un minimum sur un nouveau support seront bien déçus. Et la suite est du même acabit.

Shaders 3.0, motion blur et multi-texturing...

C'est en gros ce que vous ne trouverez pas dans Pokémon Diamant & Perle. Bien que le jeu soit en 3D, celle-ci reste relativement simpliste. Le vrai problème vient surtout du fait que Pokémon Diamant/Perle gardent le design des tous premiers Pokémon, cette vue de dessus qui fait très kitsch maintenant et forcément, difficile de sublimer un tel design avec des graphismes en 3D. Le jeu nous surprend quand même par moments avec certains éléments plutôt bien intégrés, comme par exemple les éoliennes vers Floraville. Mais à peu près tout le reste du design est issu des précédentes versions : les hautes herbes, le village de départ, les cavernes, les personnages, tout. Alors bien sûr tout n'est pas à blâmer dans les graphismes de Pokémon DS. Le jeu reste agréable à regarder, très pastel (sauf dans les cavernes, d'une laideur toujours aussi affligeante) et surtout l'habitué s'y retrouve tout de suite, forcément. Du côté des combats, la donne est pratiquement la même. La mise en scène des précédents épisodes est conservée, avec des affrontements en 2D qui gardent les animations des Pokémon au début du combat, mais au début seulement. En revanche les animations des coups sont d'un bien meilleur acabit et ont bénéficié d'un soin particulier. Tant mieux, cela rend les affrontements moins monotones et statiques comme pouvaient l'être les tous premiers épisodes. Par contre, vu la longueur de certaines animations le PGM de service aura tendance à les désactiver pour gagner du temps et éviter de se retaper un coup de quinze secondes à chaque fois.#row_end


Pokémon c'est aussi l'aventure, le voyage, la découverte d'un nouveau monde et tout ça ne peut pas se faire sans musiques accompagnant l'aventurier. Vous l'avez compris, on va parler des musiques du jeu dans ce paragraphe, bien joué. Fidèle au poste, la partie sonore de Pokémon DS propose des thèmes toujours adaptés à la situation, que l'on parte à l'aventure sur les routes de Sinnoh, que l'on enfourche sa bicyclette pour un ride sauvage ou que l'on combatte un chef d'arène. Tout est dit.

Pikachu voit double

Deux écrans dont un tactile, c'est bien, mais un jeu au gameplay quasi-figé comme Pokémon peut-il les exploiter efficacement ? La réponse est oui et non. L'écran tactile est exploité pendant les combats et pour gérer son inventaire et ce efficacement, certes, mais l'on doit quand même dénoncer la gestion honteuse des boîtes de stockage de vos Pokémon. Non-seulement celles-ci se font uniquement avec les boutons mais en plus l'ergonomie est très mal faite et ranger ses Pokémon devient un véritable calvaire. Contrairement à ce qu'on aurait cru, l'utilisation du stylet ne transcende (un mot à ressortir de temps en temps pour rayonner en société) pas Pokémon DS en apportant de nouvelles possibilités, mais se contente de simplement remplacer la croix et les boutons dans les menus. Comme si les développeurs avaient voulu rendre la fonction tactile la plus discrète possible pour ne pas perturber une seconde la recette Pokémon.
Le vrai petit plus du double écran est surtout apporté par la Poketch, cette petite montre que l'on reçoit au début du jeu. En plus de donner l'heure, la Poketch permet d'utiliser des applications sans grandes prétentions comme un chronomètre, un compteur de pas pour l'éclosion des œufs Pokémon ou une calculatrice. Même si elles sont affichées avec des graphismes façon montre à quartz bas de gamme, la Pokétch est une idée amusante et plutôt pratique si on se met à la place de plus jeunes joueurs. Là encore, on peut aussi trouver dommage que le double-écran ne serve juste que de gadget un peu "cheap" et qu'il ne soit pas utilisé pour apporter du sang neuf.

Adieu, câbles link !

Par contre, s'il y a une fonctionnalité qui est bien exploitée dans Pokémon Diamant/Perle, c'est la fonction wi-fi et le mode en ligne. En plus du mode versus où des joueurs s'affrontent face à face ou à deux contre deux, les échanges de Pokémon ont été particulièrement soignés. Echanger ses Pokémon via le web, sans avoir besoin de s'emmêler dans une forêt de câbles link comme dans l'ancien temps, est un rêve qui devient désormais réalité. Seulement, cette possibilité est limitée dans un premier temps au cercle de vos amis dont vous avez enregistré le code au préalable, ce qui restreint considérablement votre champ d'action à moins d'avoir un grand nombre de connaissances jouant à

Pokémon. Cette limitation est une sécurité de la part de Nintendo, on imagine bien, de manière à éviter la présence de gens peu scrupuleux envers les enfants (on appelle ça aussi des pédophiles) surtout avec la fonction de chat vocal intégrée.

Une autre alternative aux codes amis est quand même proposée au joueur : le GTS, pour Global Trading System. Dans ce mode, on ne va pas échanger directement son Pokémon avec un autre, mais on le laisse en "dépôt" contre un autre Pokémon sous certaines conditions. Si un autre joueur est intéressé par votre Pokémon et est prêt à vous fournir le Pokémon demandé, la transaction se fait d'elle-même. C'est en gros une immense bourse de l'échange à l'échelle internationale qu'a organisé Nintendo, et on ne va pas s'en plaindre tant cette aide est précieuse pour récupérer les 493 Pokémon du Pokédex. Une autre aide également bienvenue est le Pal Park qui permet de rapatrier vos Pokémon des versions GBA via le deuxième port de la console. Avec ça, toutes les armes sont entre vos mains pour tous les attraper une bonne fois pour toutes.

L'épisode ultime, ou pas

Complets, Pokémon DS et Pearl le sont et offrent tout ce dont le collectionneur peut rêver : des centaines de Pokémon à attraper dont une pléthore de légendaires, un mode wi-fi dont tout le monde rêvait et bien d'autres possibilités. Il y a aussi tout ce qui fait le succès de Pokémon depuis plus de dix ans. Les combats tactiques, la montée en puissance tout le long de l'aventure, et cette impression de voyage à travers le monde plaisent toujours autant, aux jeunes comme aux plus âgés. Mais le manque de nouveauté délibéré a de quoi enrager tout joueur qui voyait un remaniement de la série avec la DS. Contrairement à ses séries fétiches (Mario, Zelda ou Metroid), Nintendo reste donc frileux à l'idée de moderniser sa vache à lait de peur que les fidèles ne suivent pas. Sauf que, à force de servir le même plat aux clients, certains d'entre eux finiront par déserter. On n’en est pas encore au stade de la goutte qui fait déborder le vase, mais on en est plus très loin. Vivement donc le prochain épisode pour se faire une idée sur le destin

de la série Pokémon.

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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo DS
Editeur
  • Nintendo
Développeur
  • Game Freak
Genre
  • RPG
Nombre de joueurs
  • 1 à 8
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   27 juillet 2007
   22 avril 2007
   28 septembre 2006

Site officiel
http://www.nintendo.co.jp/ds/adpj/index.html
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