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PODCAST #81
E3 2017 : Ce qu'il ne fallait surtout pas manquer !
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Monster Hunter Stories ne trompe personne, tout indique qu’il se destine aux enfants et il le fait bien. De la direction artistique jusqu’au système de jeu tout est parfaitement huilé. En sortant sur nos vieilles 3DS en septembre, il est fort à parier que Capcom espère occuper les discussions des cours de récréation. Cependant, un fan affamé de la licence de Monster Hunter pourrait y trouver son compte. Ou encore si à la lecture de : « Un roman d’amitié qui s’élance comme un oiseau, pas une histoire d’amour de vacances qui finit dans l’eau. C’est un long roman d’amitié qui commence entre nous deux, magique adolescence où tout est un jeu » vous êtes émus, Monster Hunter Stories pourrait vous séduire. Mais si vous êtes un peu plus vieux ou que vous êtes adeptes de RPG solides, le jeu se montrera clairement plutôt dispensable.
Verdict !

Les +


  • Une direction artistique réussie
  • Un système de combat simple
  • Mais suffisamment profond
  • Une progression bien dosée
  • Chevaucher un Tigrex ou un Brachydios
barre

Les -


  • Quelques soucis techniques
  • Un level design trop linéaire
  • Un scénario convenu  
  • Un jeu globalement naïf
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Monster Hunter Stories
Par Mr Godjira, le vendredi 15 septembre 2017

Avec environ 40 millions d’exemplaires vendus, la série des Monster Hunter vient de voler à Street Fighter la seconde place du podium des meilleures ventes de chez Capcom. Pour autant, en un peu moins de 15 ans d’existence, la série reste en quelque sorte cataloguée comme un jeu de niche. La très grande majorité de son succès vient essentiellement des joueurs japonais  qui repassent à la caisse avec aisance pour une simple lettre ajoutée au titre. Cette fidélité bloque quelque peu la série dans un gameplay qui peut paraître daté. Les quelques ajouts et subtilités des mécaniques de jeu, bien qu’ils soient très appréciés par les amateurs, ne suffisent pas à fédérer de nouveaux joueurs.

C’est dans ce contexte de recherche de nouveaux publics que Monster Hunter Stories s’inscrit. Il ne s’agit pas seulement de s’exporter, mais surtout de rajeunir la base de joueurs en s’inspirant des productions de Level-5 dont certaines, comme Inazuma Eleven ou encore Yo-kai Watch ont connu de beaux succès. Tambours battants et cornes de chasses sifflantes, Capcom lâche donc Monster Hunter Stories telle une bête dans la cour des projets cross-média en espérant rafler un bon nombre de nouveaux adeptes. Mais cette dernière est-elle suffisamment bien dressée et est-elle suffisamment mature pour faire face à tous les joueurs ?

Dessine-moi un mouton

C’est sur un rythme proche d’un épisode par an que la série des Monster Hunter s’est installée, sans compter les spin-offs et autres dérivés. Treize épisodes qui se divisent en quatre générations. Si initialement le contexte était plutôt spartiate et proposait seulement de la chasse aux monstres, l’univers s’est petit à petit déployé. Dans un premier temps, il s’est étendu autour de l’affiliation des monstres pour au final tenter d’apporter un plus d’épaisseur à l’univers et, par conséquent, aux scénarios.

Ainsi lorsque l’idée de proposer un projet cross-média mêlant un RPG et un animé est arrivée sur la table, les producteurs ont pu se passer de l’usage des calculatrices pour savoir qu’ils avaient déjà entre leurs mains suffisamment de matière première pour créer un univers sans pour autant partir de zéro. Malgré cela, le projet n’a pas été pris à la légère, quand bien même ils disposaient d’une masse conséquente de designs, d’animations et de musiques. Ils ont constitué une équipe dont la plupart des scénaristes et artistes (à l’exception des compositeurs) n’avaient pas travaillé sur un Monster Hunter auparavant, avec comme consigne de rafraîchir l’univers de la série pour la destiner à un plus jeune public.

Le résultat de cette transformation est plus que satisfaisant. Avec des couleurs vives pour tous les personnages appliquées sur un modelage en cell-shading (très propre pour de la 3DS) et des textures tirant sur l’aquarelle aux couleurs plus pastelles pour les décors, on ne sait plus trop si c’est le jeu qui est extrait de l’animé ou l’inverse. Les animations des personnages aux proportions réduites, et plus particulièrement celles des monstres, transposent à l’identique les mouvements que l’on connaît de la série originale. C’est donc avec une sorte de ravissement que l’on redécouvre l’univers de Monster Hunter dans une version aux couleurs saturées insufflant la naïveté et l’enthousiasme. Croiser un Khezu dans Monster Hunter Stories ne produira quasiment pas d’effet de dégoût, et il en est ainsi pour de nombreux monstres.

Au-delà du visuel qui reprend les codes de l’univers dans les moindres détails, ce sont aussi les sons et les musiques qui plongeront sans peine le joueur dans un univers aux codes désormais bien ancrés.

Rider on the streum

Il ne s’agit pas de s’attaquer à la partie artistique pour rendre Monster Hunter plus enfantin. On pouvait certes s’amuser à comparer la série avec Animal Crossing, en ayant pour but de sortir de son lit pour aller cueillir des champignons et ravager un écosystème afin de s’acheter un T-shirt, mais cela n’allait pas plus loin. Il est question en vérité d’un génocide méticuleusement organisé par des guildes pour vendre de la fourrure telle que le faisaient les colons américains du XVIIe siècle.

Monster Hunter Stories propose donc un scénario plus doux où il est question de cohabitations avec son environnement et de respect mutuel. 

C’est sur ce fond de culture un brin new-âge que l’on se rend au village Hakum. On y apprendra que l’on est en âge de passer un rite initiatique comme toute bonne vieille société animiste idéalisée. Ce passage à l’âge « adulte », ou plutôt l’âge jugé bon pour laisser un enfant seul parcourir le monde, se traduit donc par sa capacité à savoir respecter le lien d’amitié qui le lie aux autres et plus particulièrement aux monstres. Ces derniers renommés “monsties”, parce qu’avec un “iz” à la fin c’est beaucoup plus sympa, sont donc enlevés de leurs environnements naturels pour être placés en couveuse. On assistera ainsi tel un John Hammond de Jurassic Park à la naissance de chacun de nos monsties comme pour se substituer à leurs mères. Qu’à cela ne tienne, puisque le lien d’amitié qui nous lie aux monstres serait visiblement placé dans la pierre magique transmise durant le rite initiatique. Ce qui s’apparente donc à une culture animiste montre rapidement ses limites en substituant l’observation et la compréhension qui sont à la base de la science par la croyance. Mais cela est sans conséquence puisque le ton est à la naïveté, même si par la suite, on apprendra à faire des croisements interespèces pour optimiser ses amis.

Ce fameux rite initiatique quelque peu dangereux fait de notre avatar un rider, quelqu’un qui a la capacité de se lier suffisamment d’amitié avec les monsties pour pouvoir les chevaucher. La définition d’amitié pourrait être soumise à réflexion, mais du moment que l’on chevauchera un Rathalos, le sentiment de coolitude l’emportera.

L’histoire prend place dans l’univers de Monster Hunter 4. Fraîchement initié aux joies d’être un rider, c'est-à-dire d’avoir le droit et la possibilité de chevaucher ses amis, on sera désigné pour trouver un remède à un étrange fléau noir qui semble compromettre l’équilibre naturel en poussant les monstres dans des excès d’agressivité.

Nous voilà donc partis à travers le monde pour en découdre avec le mal qui le ronge. Ce sera avec force et conviction qu’il faudra prouver les bienfaits de la force de l’amitié à des personnages plus convaincus qu’un éleveur du Larzac de la nécessité de l’abattage des loups.

Easy Rider 

L’exploration du monde est une des composantes essentielles du jeu. Même si la trame principale du jeu se suit comme un parcours fléché, le joueur est poussé à explorer les moindres recoins du jeu afin de répondre à de nombreuses quêtes annexes ou simplement de retrouver les quelques poignes égarées ici et là.

Le premier contact avec les phases d’explorations laisse présager d’un monde vaste et ouvert, certains endroits semblent dès lors inaccessibles et demanderont d’avoir le monstre adéquat pour atteindre certains objectifs. Malheureusement, le rêve d’un monde vaste et savamment agencé par un level design efficace se retrouve vite ébranler. La trame principale est bel et bien un couloir plus ou moins large dans lequel on fait des allers et retours. Le level design quasi inexistant ne propose pas de relecture de son environnement. C’est un peu comme jouer à Stanley Parable, mais sans le scénario, ce qui est beaucoup moins amusant du coup. On se contentera de trouver les monstres adéquats à battre et de trouver leurs tanières pour chaparder les oeufs.

Il faut reconnaître qu’il y a quelque chose de viscéral dans les Monster Hunter autour de la collecte des œufs, mais si habituellement ce sont des quêtes pénibles, elles sont ici beaucoup plus simples. Il s’agira de s’infiltrer dans la tanière, de choisir un œuf, de dégommer avec respect le monstre qui pourrait être présent pour veiller aux œufs et enfin sortir.  Il y a au total une centaine d’espèces différentes à collecter, chacun des monsties aura son lot de capacité liée à l’exploration, comme bondir ou trouver des champignons, mais aussi bien entendu des capacités spéciales pour le combat avec des atouts et des malus par rapport aux divers éléments.

Si un des monsties se montre trop faible face à certaines situations, on pourra toujours sacrifier un de ses amis pour lui transmettre ses gènes de meilleure qualité et obtenir un ami transgénique. Blague à part, ce système se révèle suffisamment intéressant pour pousser le joueur à compléter sa chasse aux œufs et avoir des monsties suffisamment puissants pour répondre à diverses situations de combat.

Les affrontements constituent l’intérêt principal du jeu. Basés sur le système bien connu du tour par tour, on y dirigera le rider, tout en ayant la possibilité de commander des attaques spéciales aux monsties. Le cœur du gameplay s’appuie sur une sorte de pierre-feuille-ciseaux transposer ici par force-vitesse-technique. Simple et efficace, le jeu ne prend pas le joueur au dépourvu malgré la proportion de hasard. On apprendra rapidement à faire des attaques combinées et surtout remplir sa jauge d’amitié par chaque action réussie. Celle-ci permettra de chevaucher son monsties et surtout de sortir une attaque spéciale cataclysmique digne d’un prince du tennis.

Chaque monstre battu fournira son lot de pièces détachées nécessaire à la fabrication des nouvelles armures. La courbe de progression du jeu se basera essentiellement sur la faculté du joueur à améliorer son équipement, ce qui ne sera pas un gros problème tant la progression est bien dosée entre la trame principale et les quêtes annexes sur les 50-60 heures de jeu nécessaires pour boucler l’ensemble.

Les véritables défis et plaisir de jeu viendront durant les affrontements contre les autres joueurs où certains déploieront des amis transgéniques avec habilité.

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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo 3DS
Editeur
  • Nintendo
Développeur
  • Marvelous AQL
Genre
  • RPG
Nombre de joueurs
  • 1 - 2
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   8 septembre 2017
   8 septembre 2017
   8 octobre 2016

Site officiel
http://www.mh-stories.jp/
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