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Super Mario Galaxy réussit là où Super Mario Sunshine avait échoué : réunir sur un seul Dvd la plupart des points forts de la saga Mario. On approche de la perfection, car tout le monde s’y retrouve et en a pour son compte. Le plaisir de jouer prend tout son sens.
award
Verdict !

Les +


  • Une ambiance forte
  • Des graphismes de toute beauté
  • Mario enfin de retour
  • Un effort musical appréciable
  • Du plaisir en boîte
barre

Les -


  • Une trop grande linéarité
  • Une durée de vie un peu trop courte
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Super Mario Galaxy
Par Kiklox, le 19 Nov 2007

Mario revient, ni en papier, ni paré pour faire son sport et abandonne son amie la pompe à eau dans une toute nouvelle aventure bordée d’étoiles. Confiné dans l’astre aux bleus reflets du lecteur Dvd de la Wii, le disque de Super Mario Galaxy s’apprête à nous faire décoller dans un univers où beauté ne rime pas avec technique.



Il est vrai qu’il aura su se faire attendre le petit plombier, après avoir laissé Link se charger du lancement de la Wii et ce à travers le monde, grand temps il était pour Mario de ne pas se laisser surprendre par un gamin en jupette verte. L’heure a donc sonner pour lui de rattraper son retard en sauvant non pas le royaume Champignon, non pas la Terre, mais l’univers. Dur boulot quand on sait qui se cache encore une fois derrière cet infâme désordre : le maléfique Bowser, qui a encore une fois succombé à ses pulsions en enlevant la princesse Peach. Ce n’est pas forcément du côté scénaristique que ce Super Mario Galaxy surprend, bien que la mise en scène soit soignée, notamment lors de la séquence d’introduction particulièrement réussie. A noter également une touche féminine supplémentaire en présence de la belle Harmonie, celle-ci dévoilant peu à peu son passé tumultueux même si toujours un peu niais : il s’agit là de toucher tout les âges.

Retour aux sources



Reprendre du service quand on a derrière soi une multitudes de jeux tous plus réussis les uns que les autres, avec leurs qualités et leurs défauts, est une tâche difficile. Généralement les suites des séries à succès génèrent quelques réticences chez le joueur ; c’est un peu comme au cinéma, elles n’ont pas toujours très bon goût. Nintendo a toujours plus ou moins réussi à tenir un niveau correct sur de longues distances quand il s’agit de ses plus grosses licences, Mario le premier. Il s’agirait de ne pas salir une image de marque. Après Super Mario Sunshine sur GameCube en 2002, la super-mascotte retente sa chance et compte bien cette fois-ci toucher bien plus de monde notamment grâce à la maniabilité à la Wiimote et au Nunchuk, premier gros changement apporté par la Wii. Dans Super Mario Galaxy, les développeurs ont tenté une approche nouvelle du jeu de plate-forme en ajoutant de nouveaux mécanismes et en pimentant certains autres. Le Nunchuk sert donc à contrôler les déplacements de Mario, ce qui jusque là n’a rien d’extraordinaire. Le bouton C quand à lui sert à redresser la caméra derrière le personnage tandis que le bouton Z sert à se baisser. La Wiimote joue son rôle et si le bouton A permet logiquement à Mario de sauter dans les airs comme il a si l’habitude de le faire, le bouton B sollicite une action supplémentaire de la part du joueur : viser l’écran. Puisque en pressant ce-dit bouton il est possible de jeter des fragments d’étoiles – au savoureux goût de miel – sur les ennemis ou les alliés, tout dépend de ses préférences. Il s’avère logique alors de viser un endroit sur l’écran pour agir de la sorte.

Une fois assimilés ces quelques mécanismes de base, on tombe très vite sur ce qui frappe à la fois la rétine et l’estomac : le moteur graphique et le moteur physique du jeu. L’un est époustouflant par rapport à ce qu’il se fait habituellement sur Wii, l’autre est d’une technicité impressionnante. Les images et les vidéos qui ont bombardé Internet et les magazines ces derniers mois n’ont pas menti, Super Mario Galaxy est actuellement le plus beau jeu disponible de la console de Nintendo. Les effets de lumières fourmillent et occupent l’écran à chaque instant, les décors luisent et semblent tout droit sorti d’un film d’animation Disney, les personnages s’animent et réagissent de manière cohérente, tandis que Mario est en lui-même une preuve du savoir faire des studios Nintendo. Non pas que l’image qui s’affiche à l’écran soit parfaite en tout point, on se rend compte de certains « tours de magie » effectués par l’équipe de développement quand on se ballade de planètes en planètes, celles-ci perdent en polygones dès qu’on s’en éloigne. Un moyen cependant de garder l’ensemble d’une fluidité exemplaire, le jeu ne pédale dans la semoule qu’à de très rares occasions (quand il y a d’énormes monstres plus de nombreux petits). Quant au moteur physique, il est difficile de rester indifférent devant cette mise en état de la gravité qui joue un rôle essentiel. Presque tous les petits morceaux de planètes possèdent leur propre gravité, plus ou moins forte, ce qui donnent lieu parfois à quelques « retournements » de situation. Et les développeurs s’en sont servi à cœur joie : se laisser aller sur une plate-forme qui tourne dans tous les sens à donner le tournis, actionner un levier qui inverse la gravité, marcher au plafond comme si tout était normal… En bref de multiples occasions de s’amuser malgré quelques problèmes de caméra et un souci de direction qu’il faut apprendre à maîtriser, puisqu’il n’est pas rare qu’à l’envers Mario ne réponde pas logiquement à ce que le joystick lui dit de faire. Un faible mal qui ne perturbe cependant en rien l’aventure.#row_end

Un nouveau concept, un nouveau monde



Si le jeu repose énormément sur ce concept gravitationnel, il n’est qu’un facteur d’une équation parmi tant d’autres. Les nostalgiques de Super Mario Bros. comme de Super Mario 64 retrouveront avec bonheurs certains éléments complètement absents de Super Mario Sunshine. Les combinaisons sont de retour, Mario peut donc revêtir un costume de fantôme pour s’immiscer parmi les Boo et voler toujours plus haut, il peut se transformer en abeille afin de s’accrocher aux murs de miel, il lui arrive aussi de récupérer une étoile pour devenir invincible quelques instants. Plus on avance dans l’aventure, plus on découvre de nouvelles possibilités, comme par exemple celle de patiner sur la glace – tout comme devenir un Mario de glace pour créer des plaques de glace sur lesquelles marcher – ou de lancer des boules de feu en devenant le célèbre Mario à la salopette blanche ! Plus qu’une option, ces combinaisons amènent très souvent à réfléchir pour déclencher certains engrenages et débloquer le chemin, Mario se mettrait-il à concurrencer Link sur son propre terrain ? Et comme si cela ne suffisait pas, certains niveaux « bonus » viennent titiller davantage cette nostalgie : du simple monde gâteau bourré de trous à éviter, à des sous-terrains rappelant étrangement ceux de Super Mario Bros., tout y passe.

En parlant de niveaux, une chose primordiale est à retenir sur ce Super Mario Galaxy : ils sont répartis par galaxies. Ainsi une galaxie contient en moyenne quatre à cinq mondes complètement différents avec inclus le monde du boss. Ce qui semble peu mais chaque monde cache ses étoiles à récupérer, même si pour finir le jeu d’une simple traite il n’est nécessaire d’accumuler que 60 étoiles – chose assez aisée – et pouvoir ainsi affronter le boss de fin. Trois étoiles par monde sans compter les étoiles bonus ou secrètes, qui sont généralement dénichées par Luigi, qu’il faudra au préalable avoir libéré du manoir hanté. Celui-ci se charge dès lors de vous envoyer une photo du lieu où se trouve l’étoile, ces mêmes photos sont visibles du menu « pause » ou directement sur le courrier de la Wii. Les étoiles bonus sont le résultat de défis spécifiques sous la forme de comètes de couleurs, rouge pour finir un niveau dans un temps donné, bleu pour vaincre le double maléfique de Mario ou violette, une fois le jeu terminé, pour trouver 100 petites étoiles à la manière des pièces rouges de Super Mario 64 ou bleues de Super Mario Sunshine. Cette démarche de galaxie est à double-tranchant. Si l’ensemble du jeu jusqu’à la soixantaine d’étoiles s’enchaîne sans temps-mort et une perpétuelle envie de découvrir de nouveaux mondes, passé la découverte vient pointer une touche de lassitude puisque contrairement aux deux jeux sus-cités, il manque ce cher côté exploration. Exit donc le château de Peach dans lequel on pouvait chercher des secrets, exit l’île Delfino, ses passants bavards et ses embrouilles continuelles. Ici le seul lieu qui tient à réunir les différents accès vers les galaxies n’est qu’un tas de ferrailles plutôt joli qui flotte à travers l’espace mais duquel on fait très, mais alors très vite le tour. Et à part trouver deux-trois 1UP pour agrandir son nombre déjà plus que conséquent de vies au compteur… il n’y a rien. C’est sûrement l’un des plus gros points noirs qui fait perdre un atout précieux à la série, bien que le titre se rattrape ailleurs.

Mario : chef d'orchestre ?


La durée de vie du jeu est suffisante pour quiconque souhaite compléter sa collection d’étoiles, dans le cas contraire la fin pointera vite le bout de son nez. Mais ce n’est rien face à l’énorme plaisir que l’on prend à voyager dans cet univers inconnu, peuplé d’étranges êtres de lumières, les Lumas, à qui il faut venir en aide en plus de Peach. Qui a parlé d’un triptyque amoureux entre Harmonie-Mario-Peach ? Le potentiel de la Wiimote est souvent mis à l’épreuve à travers des courses déjantées à dos de raie, la Wiimote servant à diriger la bête en réponse à l’inclinaison vers la droite ou la gauche, à travers des passages typés Monkey Ball ou Mario court sur une boule que l’on doit diriger en maintenant la Wiimote à la verticale etc. Super Mario Galaxy est suffisamment diversifié pour que l’ennui ne fasse pas acte de présence, surtout que le plaisir de se laisser plonger dans ces niveaux tellement tordus mais bien pensés est si grand. L’atmosphère – puisque le terme sied à merveille – qui s’en dégage est puissante, plus puissante encore avec l’ambiance sonore qui l’accompagne.

Et il était temps que chez Nintendo l’effet synthétiseur laisse place à l’orchestre. A mille lieux de ce qu’a pu donner récemment un The Legend of Zelda : Twilight Princess, Super Mario Galaxy réveille nos sens et se sert à la fois de thèmes connus comme de nouveaux absolument immersifs, en accord avec l’univers. Une bande sonore proche de ce que certains films de space-opéra savent si bien faire, avec cet élan héroïque rappelant que c’est Mario et non Luke Skywalker que l’on contrôle. Certains morceaux virent donc dans le lyrisme, comme d’autres traînent dans le magique, le joueur assidu reconnaîtra par moment des thèmes phares de Super Mario Bros. 3 ou des châteaux de Bowser. Un régal pour les oreilles et on ne peut que féliciter l’effort. Certains rechigneront peut-être à dire que la musique n’est pas assez variée, ce qui est vrai puisque il n’est pas rare d’entendre la même en boucle.

Super Mario Galaxy s’impose presque naturellement comme le jeu de la Wii qu’il est obligatoire de posséder, car terriblement amusant et suffisamment long pour rentabiliser la cinquantaine d’euros qu’il vaut. Ce que l’on retient après une telle aventure ? Les cerveaux des développeurs doivent souffrir de problèmes gravitationnels pour pondre des titres forts que celui-ci, la véritable aventure sera de succéder et surpasser ce nouveau Mario, véritable ode à la Wii.

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COMMENTAIRES

Support
  • Wii
Editeur
  • Nintendo
Développeur
  • Nintendo
Genre
  • Plate-formes
Nombre de joueurs
  • 1 à 2
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   16 novembre 2007
   12 novembre 2007
   1 novembre 2007

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