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PODCAST #79
Nintendo Switch : nos avis pour un débat enflammé
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Tokyo Mirage Sessions #FE réussit à convaincre malgré les aprioris autour de sa direction artistique loin d’être destinée au plus grand nombre. En effet, sans être pour autant fan de J-pop, le jeu peut trouver son public chez les amoureux de RPG japonais grâce à son système de combat carré et ses donjons à explorer variés. Pour les fans des productions du studio Atlus, TMS #FE est sans doute le J-RPG le mieux placé pour faire patienter les foules jusqu’à la sortie du très attendu Persona 5 en Europe. Fun s’il n’est pas pris au premier degré tellement certaines situations sont abracadabrantes, il peut devenir très vite insupportable dans le cas contraire. Quoi qu’il en soit, la Wii U accueille un jeu intéressant avant de tirer sa révérence au mois de mars prochain.
Verdict !

Les +


  • Un système de combat en béton
  • Les cinématiques en animé
  • Les donjons à explorer
  • Tellement too much que cela en devient drôle
  • Utilisation maligne du GamePad
  • Les voix japonaises
barre

Les -


  • Le nombre limité des slots d’attaques
  • Des quêtes inintéressantes
  • Les emprunts à Fire Emblem se limitent aux clins d’oeil
  • Les interactions avec les amis qui se limitent qu’aux quêtes
  • Textes uniquement en anglais
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Tokyo Mirage Sessions #FE
Par Inferno, le mercredi 22 juin 2016

Quelle n’a pas été notre surprise lorsque Nintendo annonçait un crossover entre les séries des Shin Megami Tensei et de Fire Emblem en janvier 2013. Développé principalement par Atlus avec l’aide d’Intelligent Systems, le jeu est un RPG, la spécialité de la maison. Bonne humeur, couleurs flashy acidulées, J-Pop et monstres à éclater suffiront-ils à redonner un coup de fouet à une Wii U moribonde ? 

Idol Academy

Tokyo Mirage Sessions #FE est donc un J-RPG se déroulant dans un Tokyo contemporain secoué par la disparition de personnes de manière inexpliquée pour le commun des mortels lors de concerts ou autres représentations artistiques. C’est d’ailleurs dans un événement de ce genre qu’Itsuki Aoi, jeune lycéen, assiste à l’enlèvement de son amie Tsubasa Oribe par des Mirages, des esprits maléfiques qui cherchent à s’emparer du Performa des humains, une sorte d’énergie artistique que tout le monde possède. C’est en voulant la sauver qu’ils se découvrent tous les deux le talent de Mirage Master en s’associant à des Mirages bienveillants pour pouvoir combattre les autres. Recrutés dans la foulée par l’agence de talent Fortuna pour devenir des idols ou acteurs de drama, l’agence est en fait une façade puisque ses « artistes » sont tous des Mirages Masters. 

Sur le papier, l’histoire est abracadabrante. Des jeunes aspirants idols ou acteurs de dramas qui combattent le mal pour sauver Tokyo, et par extension, le monde ! Mais force est de constater que les situations sont tellement « too much », dans l’excès parfois, que le jeu en devient marrant. Comment ne pas rire devant le coach « Gaijin » qui passe son temps à faire la queue pour acheter des éditions collector ? Ou bien lorsque son ami a besoin d’un co-pilote pour aller accoster les filles dans la rue ? En plus, pour une fois, le GamePad est utilisé à bon escient sans être omniscient comme sur StarFox Zero par exemple. En effet, assez discret, il sert de smartphone pour tchatter entre ses amis ou à afficher la carte.

Vous vous demandez sans doute où se situent les liens avec Fire Emblem, ils sont effectivement assez légers. Anecdotiques, ils tiennent du clin d’œil le plus souvent. Comme pour le triangle des armes propre à la série d’Intelligent Systems, épée / hache / lance par exemple intégré au système de combat auquel nous reviendrons plus tard ou bien les caméos d’illustres personnages de la saga en tant que partenaires de joute de nos jeunes héros. C’est plutôt du côté d’un Persona récent, ou de Shin Megami Tensei sur certains aspects qu’il faut chercher un lien de parenté. Combats au tour par tour, les héros sont de jeunes lycéens ou bien le nom des magies identiques comme bufu, zio ou agi… les emprunts sont nombreux. Mais Tokyo Mirage Sessions #FE prend tout de même le temps de se distancer avec son univers J-pop, idols, kawaii loin de l’épouvante ou du côté inquiétant d’un Megaten ou d’un Persona.

Perso… no

Le jeu s’articule en deux temps. Tout d’abord avec les chapitres dans lesquels les événements liés au scénario ont lieu avec des donjons à explorer, puis les « intermissions », sorte d’entractes dans lesquels on effectue des quêtes liées aux partenaires pour développer leurs talents artistiques ou d’autres quêtes « fedex » pour le compte de personnages non jouables comme retrouver un objet perdu par exemple. Les donjons, ou « Idolasphères » dans la diégèse de Tokyo Mirage Sessions #FE, sont tous différents et s’inspirent du monde du divertissement. Chacun possède son propre système de jeu, tantôt il faudra éviter de croiser l’objectif d’appareils photo qui téléportent les personnages au début du niveau en un coup de flash ou bien encore faire bouger les bras d’une chemise géante pour gravir les étages d’une tour en passant par les manches de celle-ci. Ceci grâce au level design construit de ces Idolasphères, à l’instar des donjons d’un Persona aux étages aléatoires par exemple, qui consistaient uniquement à explorer et enchainer les combats jusqu’à ce que l’escalier menant à l’étage supérieur soit trouvé.

Le système de combat intègre la mécanique d’exploitation des faiblesses des Megaten. Une faiblesse exploitée permet d’effectuer une session lors de laquelle les coéquipiers viennent attaquer l’ennemi à la chaine, à condition d’avoir une attaque session compatible avec le sort utilisé bien sûr. Les ennemis aussi peuvent exploiter les faiblesses du groupe alors il faudra faire en sorte d’échanger les combattants vulnérables à temps. Même si votre casting comporte assez vite plus de trois personnages, les combats sont limités à ce nombre de belligérants, il faudra donc alterner pour faire monter le niveau de chacun de manière équilibrée. Si les personnages montent en niveaux avec l’expérience acquise en combats, les armes aussi. C’est d’ailleurs par le biais de celles-ci que de nouveaux talents / sorts sont obtenus. Cependant, il faudra bien faire attention, car les slots pouvant accueillir ces divers talents étant limités, on se retrouve rapidement à devoir en sacrifier au profit d’autres, dommage.

Les attaques sessions permettent également d’obtenir des points sessions qui sont utiles pour lancer des attaques spéciales qui permettent d’attaquer en « session » sans condition supplémentaire. Au nombre de trois maximum, il faudra les utiliser avec précaution contre les ennemis plus puissants. D’ailleurs, il faut savoir que les ennemis sont visibles à l’écran. Ils apparaissent aléatoirement sur la carte et vous foncent dessus dès qu’ils vous voient. Il est possible de les stopper avec un coup d’épée pour prendre l’avantage ou décider de lancer le combat ou non. De couleurs rouges en temps normal, il est également possible de croiser des Mirages noirs, dits sauvages. Très puissants et impossibles à étourdir avec un coup d’épée préliminaire, il est recommandé de les éviter si vous n’êtes pas suffisamment équipé en items de soins divers ou si votre équipe est mal en point. Les attaques spéciales sont pratiquement nécessaires pour les vaincre. Moins puissant, il existe également des  Mirages dorés, plus rares, mais avec une belle récompense en loot à la clé. Les performa récupérés sur les Mirages permettent de créer de nouvelles armes auprès de Tiki, bien connue des fans de Fire Emblem, au QG.

Drop the mic !

Plus calmes, même s’il y a des combats de temps à autre, les « intermissions » sont là pour séparer chaque chapitre. Leur but premier est de faire des missions liées aux protagonistes du jeu afin de développer leurs talents artistiques. Vaincre la timidité en public de l’une de ses sœurs d’arme pour qu’elle puisse signer des autographes à ses fans, aider un autre à perfectionner l’exécution d’un coup de pied pour postuler dans un Sentai, une série du style de « Bioman » pour les plus anciens ou encore retrouver la peluche perdue d’une autre, son porte-bonheur qui lui permet d’assurer lors de ses concerts… Un ordinateur portable chez Fortuna vous indique d’ailleurs si des quêtes sont disponibles avec les personnages ou dans le cas contraire, vous informe au sujet des prérequis pour les activer. 

La durée de vie de ces entractes dépend également de votre humeur puisqu’il est possible de flâner de quartier en quartier via des points sur la carte en quête de missions annexe, de faire les boutiques tranquillement en vue des combats prochains ou encore de combattre dans une arène débloquée plus loin dans le jeu. Si cela vous ennuie, il suffit d’aller directement à la salle d’entrainement du coach Barry, le fanboy gaijin, pour passer au chapitre suivant. Il est d’ailleurs possible de s’enfiler les chapitres à la suite sans s’arrêter aux « intermissions » par ce biais, mais il serait dommage de louper les bonus acquis en aidant ses camarades.

Très coloré, le jeu pète visuellement même s’il n’est pas un foudre de guerre en termes de graphismes. Tous les menus sont stylisés et flashy. Les cinématiques en animés apportent également un cachet et un certain charme à l’ensemble. D’ailleurs Atlus s’est associé à des artistes reconnus de l’archipel dans la production du jeu comme l’illustrateur toi8 pour le character design des personnages principaux ou bien encore l’entreprise des stars de la J-Pop, avex group pour la production des musiques avec l’aide du compositeur Yoshiaki Fujisawa, connu pour son travail sur des séries télévisées, pour la composition de celles-ci. Il faut également savoir que si les voix japonaises originales sont du voyage, Atlus et Nintendo se sont limités au strict minimum concernant la localisation avec des textes qui sont uniquement en anglais.

Bref, si la cible principale du jeu semble les fans de pop musique japonaise, il est possible d’y retrouver son compte tant le jeu propose un système de combat solide et des donjons intéressants. Si vous êtes allergique à cette musique, il faudra sans doute passer votre chemin s’il vous est impossible de mettre de l’eau dans votre vin cela dit.

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COMMENTAIRES

Support
  • Wii U
Editeur
  • Nintendo
Développeur
  • Atlus
Genre
  • RPG
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 12
Sorties
   vendredi 24 juin 2016
   vendredi 24 juin 2016
   samedi 26 d?cembre 2015

Site officiel
http://tokyo-mirage-sessions.nintendo.com/
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