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PODCAST #89
Switch, OS, Online, le bilan deux ans après !
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Prometteur sur le papier, Sigma Star Saga laisse un goût de "peut mieux faire". Malgré un début d'aventure qui en fera abandonner plus d'un, il reste un titre suffisamment plaisant pour ceux qui oseront s'accrocher, même si le voyage ne durera pas très longtemps. Comme quoi, l'originalité ne paie pas toujours... Espérons quand même que ce projet assez osé aide Wayforward à trouver un éditeur pour Shantae Advance.
Verdict !

Les +


barre

Les -


  • Phases de shoot'em up faiblardes à tous points de vue
  • Combats beaucoup trop fréquents
  • Assez court
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Sigma Star Saga
Par Ramzabeoulve, le 01 Septembre 2005

De nos jours, difficile de trouver de nouveaux concepts, même avec le renouveau que semble apporter la DS. Titre totalement original, Sigma Star Saga tente de mixer RPG et shoot'em up, deux univers qui a priori n'ont rien à voir. Le pari était plus qu'osé, et à trop vouloir mélanger les genres, il est extrêmement facile de s'égarer : c'est ce qui est arrivé avec ce Sigma Star Saga, qui relève plus de l'ébauche que du projet fini.

Par les développeurs de Ping Pals


Ah oui, tout de suite, à la vue d'un tel titre, ca ne rassure pas sur la qualité des développeurs. Mais pas d'inquiétude : si Wayforward s'est bel et bien occupé du titre le plus inutile de la DS, ils n'en sont pas à leur coup d'essai dans le monde du jeu vidéo. On leur doit notamment Shantae, un jeu de plate-formes/aventure assez original sorti en fin de vie de la GameBoy Color. Edité par Capcom, il n'avait forcément rencontré qu'un maigre succès bien immérité compte tenu de la qualité du jeu. En effet, ce titre méconnu amena un véritable vent de fraîcheur dans le genre, exploitant à fond la console. Si l'expérience ne fut pas concluante, l'équipe de Wayforward n'en fut pas découragée pour autant et mit une suite en chantier, cette fois sur Game Boy Advance. Annoncée depuis maintenant plus de deux ans et demi, Shantae Advance n'a toujours pas trouvé d'éditeur, ce qui est plus que regrettable puisque le développement du jeu est quasiment arrivé à son terme. Entre temps, les développeurs ont mis en chantier un autre projet, à la demande de Namco : Sigma Star Saga, mélange entre un shoot'em up et un RPG.



Ian Recker a tout pour lui ; il est jeune, il est beau, il sent bon le sable chaud et il est commandant de l'escadron Sigma, un des fleurons de l'AEF (Allied Earth Federation). Un bémol tout de même : des extraterrestres belliqueux, les Krill, tentent d'envahir la Terre. Et comme tout ne se passe jamais bien pour les héros de jeu vidéo, son escadron est entièrement abattu lors d'une mission de reconnaissance. Ah oui, ça la fout mal, tout d'un coup. Tout n'est cependant pas perdu : le commandeur Tierney propose à Recker, en quête de vengeance, d'aller directement en territoire ennemi en tant qu'agent double. Et c'est ainsi que notre héros se retrouve dans une base Krill perdue, Krills qui semblent décidément bien intéressés par six planètes... Trahisons et retournements de vestes seront les principaux mots d'ordres du scénario de Sigma Star Saga, qui bien que basique se laisse suivre agréablement grâce à de nombreux rebondissements, des personnages somme toute attachants, quelques touches d'humour et une histoire d'amour parce qu'il en fallait bien une. Certes pas aussi complexe que dans un RPG signé Squix, l'histoire donne toujours envie de continuer un peu plus loin sa partie pour découvrir la suite. Et c'est heureux, car ce n'est pas le gameplay bien bancal qui va y aider.



Gameplay mal croisé


Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas la partie RPG qui est en cause. Certes, elle ne va pas faire descendre de leur piédestal les canons bien établis du genre, mais force est de reconnaître que les phases d'exploration sont agréables. Chacune des six planètes fera office de donjon, chacun ayant un thème précis : glace, volcan, etc. Ici, point d'énigmes, que de la fouille et de la collecte d'objets. Et pour cela, tout comme Link, Recker aura la possibilité de se servir de nombreux gadgets : scanner, arme ancestrale Krill, ailes... L'inventaire évoluant à mesure de l'aventure, quelques aller-retours entre les planètes seront nécessaires afin de tout fouiller à fond, ce qui allonge un peu la durée de vie. Les mondes étant relativement petits, on en fera tout de même bien vite le tour complet. Pour ce qui est des ennemis, les quelques rares variétés présentes faisant plus de la figuration qu'autre chose, on préférera cependant les éviter pour se consacrer à l'objectif principal, d'autant plus qu'ils ne rapportent pas d'expérience. En effet, pour monter de niveau, une seule possibilité : partir dans l'espace avec son vaisseau. Et pour changer un peu la donne des batailles aléatoires de RPG trop classiques, les développeurs ont décidé de les remplacer par des phases de shoot'em up. A n'importe quel moment , Recker peut être rappelé pour défendre le vaisseau-mère Krill d'éventuels assauts. Et là, c'est le drame.

#row_end


Dès les cinq premières minutes passées sur la terre ferme, difficile de ne pas être profondément soûlé par cette fréquence de combat beaucoup trop élevée. Impossible d'explorer plus de 30 secondes sans devoir subir une phase de shoot. Subir est le bon mot, car ces passages sont très loin du niveau d'un Gradius ou même d'un R-Type. Le but est on ne peut plus bête : exterminer un nombre d'ennemis donné pour finir le combat. Soit. Sauf que les ennemis font plus souvent office d'obstacle mouvant que de véritable menace. Ajouter à cela un vaisseau peu véloce, aux tirs faibles et lents au début du jeu, et vous comprendrez le peu d'intêret de ces passages. D'autant plus que le jeu ne laisse même pas le choix du vaisseau : pour résumer, soit c'est jour de chance et vous en obtiendrez un à peu près rapide, soit c'est banqueroute et c'est l'armada, très lente mais bizarrement pas plus résistante qu'il faudra se coltiner. Si encore les niveaux explorés étaient variés ! Mais non, ils sont au nombre de trois ou quatre par monde grand maximum, et les mêmes séquences d'ennemis retombent bien vite. C'est dommage quand on voit que les missions schmup scénarisées, à défaut d'être d'une qualité éblouissante, sont suffisament bien scriptées et imaginées pour se laisser jouer. Du gâchis.



Chose gâtée est difficile à rattraper...


Gâchis encore plus énorme quand on voit le système de Gun Data qu'avait imaginé Wayforward. En récupérant ces fameux Gun Data lors des phases d'exploration, il deviendra possible de customiser entièrement le type de tir de son vaisseau, selon trois catégories : Canon, Balle et Impact. La première détermine le type de tir effectué, la seconde la forme des balles et la dernière l'effet lors d'un impact. Sachant qu'il y a plus d'une vingtaine de Gun Data différents par type, les combinaisons deviennent quasiment infinies. Enfin, pas vraiment : une fois la bonne paire de Gun Data trouvée, s'en séparer relève de la folie, pour deux bonnes raisons. La première, c'est qu'il est impossible de tester sa combinaison en dehors d'un combat réel ; Du coup, si elle est mauvaise, la situation peut virer en Game Over, du moins au début du jeu. La seconde, c'est que malgré le nombre impressionant de combinaisons différentes, peu sont vraiment utiles, certains Gun Data étant par-là même bons pour la corbeille. Bien trop dures au début, les phases de shoot deviennnent alors presque un jeu d'enfant une fois les bonnes combinaisons trouvées. Regrettable... Sigma Star Saga aurait largement bénéficié d'un équilibrage bien meilleur entre fréquence de combat et difficulté.



Gâchis ultime quand on voit les graphismes du jeu, qui rappellent indéniablement Shantae des mêmes développeurs. Tous les sprites sont dessinés à la main, ce qui amène de magnifiques animations sur ces derniers. Il faut voir les parasites de Psyme ou Recker bouger... Quant aux décors à terre, ils sont suffisament variés et jolis pour mériter un petit coup de chapeau aux développeurs. En vol, c'est par contre beaucoup moins glorieux, très peu détaillé et globalement pas franchement dignes d'une GBA, en dehors des vaisseaux. Un bilan en demi-teinte qui laisse toujours penser que les phases de shoot n'ont pas été aussi soignées qu'elles auraient dû l'être. Bien moins inégale, la bande-son dans des teintes un peu électro se laisse agréablement écouter, même si ce sont toujours les mêmes thèmes qui reviennent. Même la petite musique d'avant-combat bien stressante remplit parfaitement son rôle. Enfin, Sigma Star Saga, malgré son penchant exploration et ses deux fins différentes, n'est pas franchement long, puisqu'une petite dizaine d'heures suffiront à venir à bout de la quête principale. Certes, il est toujours possible de recommencer pour collectioner tous les Gun Data ou visionner deux autres fins, mais si le voyage était globalement agréable la première fois, il aura bien du mal à donner envie pour y retourner.

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COMMENTAIRES

Support
  • Game Boy Advance
Editeur
  • Namco
Développeur
  • WayForward Technologies
Genre
  • A-RPG - Shoot them up
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   9 juin 2006
   16 aout 2005
   Non prévue

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