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PODCAST #79
Nintendo Switch : nos avis pour un débat enflammé
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Comme on pouvait s’y attendre de la part de Square Enix et ArtePiazza, Dragon Quest VII : La Quête des vestiges du monde est un excellent RPG que l’on peut largement considérer comme un chef-d’œuvre. Avec son système de combat profond, ses scénarios marquants, sa durée de vie colossale, sa réalisation somptueuse et sa traduction de qualité, le jeu saura plaire à un grand nombre de joueurs, même ceux qui n’ont jamais touché à un Dragon Quest. Quelques éléments peuvent rebuter, comme la narration assez lente et l’interface perfectible, et on aurait préféré écouter les musiques orchestrales de Sugiyama au lieu de morceaux au format MIDI, mais Dragon Quest VII rentre dans le panthéon des meilleurs jeux de la 3DS !
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Verdict !

Les +


  • De nombreuses améliorations bienvenues 
  • Durée de vie titanesque
  • Le nombre de vocations
  • Système de combat profond
  • Traduction très soignée
  • Accessible et addictif 
  • Difficulté bien équilibrée
  • Une bonne histoire 
barre

Les -


  • Les musiques orchestrales ne sont pas incluses dans la version occidentale
  • Le rythme et la longueur de l’histoire peuvent rebuter 
  • Beaucoup d’allers et retours
  • Une interface légèrement perfectible
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Dragon Quest VII : La Quête des vestiges du monde
Par Klaus, le jeudi 15 septembre 2016

Après une année particulièrement riche en RPG sur Nintendo 3DS, voici enfin le remake de Dragon Quest VII, sous-titré La Quête des vestiges du monde dans nos montrées. Cet épisode s’est fait attendre, puisqu’il est disponible depuis plus de trois ans au Japon. Alors que de nombreux fans avaient fini par perdre espoir quant à l’arrivée du titre en Occident, Nintendo a annoncé officiellement sa localisation fin 2015 avec celle de la version 3DS de Dragon Quest VIII : L’odyssée du roi maudit, dont la sortie est prévue pour 2017. Plus tard, les producteurs de chez Square Enix et ArtePiazza ont avoué que c’est grâce à Nintendo et au soutien des fans - surtout de la part des Français ! - que DQ VII a pu être localisé, nous avons donc finalement été récompensés, avec une version physique et une traduction en cinq langues. L’épisode d’origine sorti sur PlayStation en 2000 ayant été acclamé par la critique et par de nombreux joueurs, ce grand remake sur 3DS était donc très attendu par de nombreux fans de la saga qui n’avaient pas pu y jouer sur PlayStation, étant donné que le jeu n’est sorti qu’au Japon et aux États-Unis. Autant le dire tout de suite : malgré les longues années d’attente, Nintendo a bien fait de localiser cet épisode chez nous…

Le matelot, la fille du maire et le prince

Toujours développée par Square Enix avec l’aide d’ArtePiazza (à l’origine des remakes de Dragon Quest IV, V et VI sur DS), cette nouvelle version de Dragon Quest VII propose plusieurs ajouts et de nombreuses améliorations adaptées à la 3DS et aux nouveaux joueurs, dont une histoire entièrement réécrite avec des scènes modifiées et de nouveaux événements. L’introduction, qui était souvent critiquée par les joueurs du jeu d’origine sur PlayStation, a même été raccourcie. Malgré toutes ces nouveautés, les personnages et les éléments principaux du scénario restent les mêmes. Ainsi, on incarne toujours Marin (nom par défaut), un jeune garçon vivant dans la baie d’Alevin qui suit les traces de son père afin de devenir pêcheur.  La baie d’Alevin est située sur une île entourée uniquement par un vaste océan, les habitants sont sûrs qu’il n’y a rien au-delà et que leur monde a toujours été dans cet état. Mais l’ami de notre héros, Killyan, qui n’est autre que le prince du royaume de Melyor, ne croit pas ce qu’on lui raconte et décide un jour de percer les mystères de l’île en partant en expédition avec Marin... et Maribel, la fille du maire de la baie d’Alevin doté d'un sale caractère et qui adore se mêler de ce qui ne la regarde pas.

Malgré les interdictions du roi, notre petit groupe trouve le moyen d’accéder à un lieu étrange, le sanctuaire des Mystères. Comme son nom l’indique, ce site renferme des mystères que les héros doivent résoudre, les premières heures de jeu tournant autour de cette longue tête. Après avoir résolu les énigmes du sanctuaire, les protagonistes découvrent un étrange personnage, le Veilleur, qui leur demandera de récupérer de mystérieux fragments de tablettes en pierre afin d’accéder à des mondes oubliés. Le sanctuaire permet de recomposer les tablettes à l’aide des piédestaux correspondant aux tablettes de chaque couleur (jaune, rouge, bleu et vert). Lorsqu’une tablette est complète, le groupe est transporté vers un autre monde. Le premier nous mène vers un continent inconnu, qui a non seulement été frappé par une tragédie, mais qui se trouve aussi dans le passé, bien avant l’époque d’où viennent Marin, Killyan et Maribel, lorsqu’il existait encore dans leur monde. Bien entendu, le but est de mener l’enquête et de sauver au passage les habitants du continent. Lorsqu’ils retournent dans le présent, les trois personnages se rendent compte que l’île est réapparue dans leur monde grâce à leurs bonnes actions et qu’elle a bien changé.

Petit à petit, on découvre que les tablettes mènent vers des mondes qui ont tous été rayés de la carte à cause d’une malédiction ou des attaques des monstres dans le passé. En réparant les problèmes du passé, les personnages peuvent faire réapparaître les îles dans leur monde, et donc réécrire le présent. C’est ainsi que les développeurs ont pu adopter leur fameuse structure épisodique, en imaginant pour chaque continent oublié un cadre, une histoire, des personnages et des thèmes uniques. Bien sûr, toutes ces histoires sont liées entre elles, et certains personnages réapparaissent souvent, avec des rôles plus ou moins différents. Comme dans les autres Dragon Quest, on peut résoudre facilement les problèmes des personnages, mais certaines tragédies ne peuvent pas être évitées. Dès le début, malgré un rythme assez lent qui peut en rebuter plus d’un, on remarque que les histoires sont bien écrites, voire touchantes, ce qui fait du scénario un des points forts du jeu. 

Sans surprise, certains personnages rencontrés dans les mondes du passé décident de nous rejoindre, dont le petit garçon sauvage et énergique Raph, l’ancien héros légendaire Sieur Gauvain et la belle guerrière Zora. À quelques exceptions près, les personnages sont plutôt attachants et on apprécie leurs dialogues, surtout avec Maribel, qui n’hésite surtout pas à critiquer Marin et même les autres personnages rencontrés dans le passé. Seul bémol que l’on peut reprocher à l’écriture en plus de la lenteur du rythme : le développement de certains personnages, qui aurait pu être un peu plus poussé. Marin étant le héros, il ne s'exprime jamais directement, mais on peut répondre par « oui » ou par « non » à plusieurs questions, ce qui modifie et rend amusant un grand nombre de dialogues. Concernant les partenaires, même si on aurait préféré un peu plus les entendre, Killyan, Maribel, Raph, Gauvain et Zora sont suffisamment bien écrits pour que l’on s’attache à eux. D’ailleurs, n’oublions pas les dialogues que l’on peut entendre à tout moment en appuyant sur B ou en utilisant l’option correspondante dans le menu. Ces petits dialogues changent en fonction de ce qui se passe dans le jeu, ce qui ne nous donne jamais l’impression d’être seul.

Sus au gluant

Au niveau de l’exploration, on explore maintenant un monde entièrement en 3D, ce qui n’était pas totalement le cas pour la version d’origine sur PlayStation, avec la possibilité de contrôler et pivoter la caméra à 360 degrés librement dans la plupart des lieux. Pour accéder aux autres continents dans le présent, on peut utiliser un bateau, puis, plus tard, un tapis volant. Ce dernier est certainement le meilleur moyen de transport du jeu grâce à son utilité et à sa rapidité. En général, les villes, villages, châteaux, grottes, donjons et autres lieux que l’on peut explorer sont variés, détaillés, vivants et ne se répètent pas, même si on aurait aimé un peu plus de variété au niveau de l’apparence des PNJ et de la construction de certaines villes. On n’oublie pas les fameuses églises qui permettent de sauvegarder, lever des malédictions ou ressusciter des personnages vaincus au combat.

Les commandes, classiques et accessibles, auraient pu être améliorées, tout comme l’interface, la caméra et les menus, mais le tout reste agréable, que ce soit pour les nouveaux joueurs ou pour les vétérans. Il est d’ailleurs tout à fait possible d’apprécier Dragon Quest VII sans avoir touché aux autres jeux, cet épisode étant le plus long de la saga, mais aussi le plus complet. Le titre est aussi très accessible, même s’il s’agit d’un remake d’un jeu sorti il y a plus de seize ans. Même si les commandes sont classiques, les développeurs ont pensé à des options très utiles qui permettent de changer la formation de l’équipe, de soigner tout le monde, de modifier les tactiques en dehors des combats, de consulter les événements récents et tout ce qu’il s’est passé auparavant, et bien plus encore. On comprend donc mieux pourquoi plus de 870 000 mots ont été utilisés pour le jeu.

Concernant les ennemis, finies les rencontres aléatoires, ils apparaissent désormais directement sur la carte grâce aux capacités de la 3DS. S’ils nous remarquent et si leurs forces sont égales aux nôtres, ils décident de nous poursuivre et un combat commence si on n’arrive pas à les semer. Le système de combat au tour par tour de Dragon Quest VII n’a pas beaucoup changé par rapport aux épisodes précédents et on nous demande toujours de donner des ordres aux membres de notre équipe. Ainsi, on peut attaquer un ennemi avec l’arme que l’on porte, lancer des sorts en dépensant des PM et utiliser des aptitudes (qui dépensent aussi des PM, mais moins que les sorts en général). Il est toujours possible de fuir, changer les paramètres en plein combat (volume, vitesse des messages, 3D) et modifier la tactique de nos partenaires. Il n’y a pas de fonction de combat automatique ni d’autres options permettant par exemple d’accélérer les batailles comme dans Bravely Default, mais les partenaires peuvent être gérés automatiquement en leur demandant d’agir sans pitié, sans magie, avec sagesse, de couvrir le meneur et de soigner les autres. La stratégie étant très importante, il faut également prêter attention aux actions des ennemis, certains pouvant utiliser des sorts particulièrement gênants, et d’autres pouvant appeler des alliés en renfort.

Le système de combat gagne en profondeur grâce aux nouveaux sorts et aptitudes que l’on obtient en gagnant de l’expérience, aux vocations ainsi qu’aux armes et équipements que l’on peut acheter dans des boutiques et trouver partout dans le monde en fouillant chaque recoin. La difficulté est plutôt bien équilibrée, sans être non plus trop faible, et s’entraîner pendant des heures et des heures n’est pas forcément nécessaire, à moins de vouloir obtenir facilement certains objets et débloquer toutes les vocations avant la fin du jeu.

En plus d’être l’épisode le plus long de la saga, Dragon Quest VII possède le plus grand nombre de vocations de la saga. En totalisant les classes des personnages et celles que l’on peut obtenir à l’aide des cœurs de monstre, on compte plus de 50 vocations différentes. Pour changer de classe, il faut avancer suffisamment dans le jeu afin d’accéder à l’abbaye des Vocations. Au début, on trouve seulement dix vocations pour chaque personne, mais en maîtrisant plusieurs classes de base, il est possible de débloquer des vocations avancées, telles que le gladiateur, l’armagicien, le sage et bien d’autres. Les caractéristiques des personnages sont modifiées en fonction des vocations choisies, mais certains sorts et aptitudes apprises auparavant peuvent être conservés même en changeant de classe, comme dans d’autres jeux de Square Enix dont Bravely Default et Final Fantasy V. En ce qui concerne les vocations de monstres, elles s’obtiennent en utilisant des cœurs de monstre, des objets rares que l’on trouve dans des coffres ou que les ennemis laissent tomber après un combat. En utilisant un cœur sur un personnage, celui-ci se transforme en monstre et peut donc apprendre des aptitudes spéciales. Comme les vocations des personnages, maîtriser celles des monstres permet d’obtenir de nouvelles classes avancées. Ce système de classe est certainement le plus abouti et le plus intéressant de la saga grâce à ses nombreuses possibilités, même si on aurait aimé pouvoir changer de vocation sans faire des allers-retours entre l’abbaye des Vocations et les lieux que l’on explore au cours de l’histoire.

On a toujours besoin d’un plus gluant que soi

En dehors de l’histoire principale, on trouve bien sûr quelques quêtes annexes, mais aussi plusieurs bonus très intéressants, dont le Havre, la Prairie aux monstres, le livre des créatures (une sorte de bestiaire renfermant toutes les informations au sujet des monstres vaincus), le bar de téléchargement, les tablettes de voyageur, les mini médailles et même le casino, qui a bien été conservé dans la version occidentale. 

Le Havre est un village assez spécial que l'on peut visiter après quelques heures de jeu où les monstres qui aimeraient devenir des humains peuvent vivre en paix. Ces monstres se trouvent de partout dans le monde du présent et pour les inviter au Havre, il faut simplement leur parler. Les trouver ne sera pas toujours facile, puisqu'ils sont tous déjà déguisés en humains, mais on peut toujours s’aider des indices laissés par les monstres déjà invités. Tous ces monstres ont leur propre histoire et plus on en invitera, plus le village s’agrandira avec de nouveaux bâtiments.

La Prairie aux monstres est un lieu accessible via un portail situé au Havre, où on trouve tous les monstres qui ont décidé de nous rejoindre et Ciobair, un berger qui nous expliquera le fonctionnement des tablettes de voyageur et comment se lier d'amitié avec les monstres à l'aide des monstrobecs (une vocation permet aussi de se lier d'amitié avec des monstres plus facilement). Pendant les combats, un monstre vaincu reviendra parfois vers nous pour demander s'il peut nous rejoindre. Après avoir accepté, il faut retourner voir Ciobair pour que les monstres qui ont décidé de nous rejoindre s'installent à la Prairie aux monstres. Cependant, il faudra aussi avancer suffisamment dans l'histoire pour que des personnages puissent s’occuper de la prairie. Après quoi, il sera possible de demander à Ciobair d'envoyer une équipe de trois monstres (un meneur et deux partenaires) dans un donjon généré aléatoirement afin de trouver de nouvelles tablettes de voyageur qui peuvent être partagées avec d'autres joueurs en ligne ou par StreetPass. À noter que la Prairie aux monstres est divisée en plusieurs zones, qui se débloquent au fur et à mesure de notre avancée. 

En ce qui concerne les tablettes de voyageur, elles permettent d’explorer des donjons optionnels et s’obtiennent de différentes façons, en ligne et par StreetPass, en envoyant des monstres recrutés dans des grottes générées aléatoirement à partir de la prairie, mais aussi grâce aux monstres déguisés en humains invités au Havre. Il est possible de partager une tablette de voyageur par StreetPass en parlant à Ciobair, qui demandera d’assigner un monstre recruté (ou qui nous a simplement donné la tablette). Les tablettes reçues permettent aussi de recueillir les monstres assignés dans notre Havre. De plus, grâce au bar de téléchargement, on peut partager aléatoirement des tablettes avec d’autres joueurs. Toutes ces fonctions sociales sont bienvenues et augmentent considérablement la durée de vie.

Les autres bonus ne sont pas aussi importants que le Havre, la Prairie aux monstres et les tablettes de voyageur, mais ils méritent tout de même d’être évoqués. Ainsi, le casino permet d’échanger des pièces d’or contre des jetons à utiliser dans les différents mini-jeux proposés, comme le poker, les paires de cartes et les machines à sous. Grâce aux jetons obtenus dans les mini-jeux, on peut obtenir des récompenses plus ou moins intéressantes. Enfin, les mini médailles sont des objets de collection recherchés par Maximo, un petit monarque qui vit dans un manoir reculé. En fonction du nombre de médailles recueillies, Maximo nous offrira des trésors rares. Tous ces bonus prouvent encore une fois que Dragon Quest VII est sans conteste le volet le plus complet de la série.

Réparer le passé, réécrire le présent

Même si le jeu est sorti il y a plus de trois ans au Japon, il faut bien avouer que la réalisation entièrement en 3D est très soignée. Les décors sont variés et détaillés, les animations des monstres et des personnages, surtout pendant les cinématiques, sont particulièrement réussies, et la direction artistique offerte par le célèbre Akira Toriyama est toujours aussi somptueuse. Au sujet de la 3D stéréoscopique, elle est bien prise en compte et offre quelques effets de profondeur sympathique. Par conséquent, même si le jeu reste fluide, quelques ralentissements surviennent quand on se déplace trop rapidement ou lorsque le jeu affiche beaucoup d'éléments à l'écran, même sur New 3DS.

Les améliorations ne gâchent pas l’expérience d’origine, même si certains joueurs exigeants peuvent reprocher au jeu d’être un peu trop accessible, surtout au début. De nombreux éléments ont été modifiés dans le déroulement du jeu, dont un très important : l’introduction. Alors qu’elle pouvait durer jusqu’à trois heures sur PlayStation sans le moindre combat, rassembler les fragments de la première tablette ne dure qu’un peu plus d’une heure sur 3DS. En outre, la durée de vie est toujours aussi conséquente. Finir l’histoire principale nécessite entre 80 et 100 heures de jeu, et avec la grande quête secondaire que l’on obtient après les crédits, les missions supplémentaires, les vocations, les objets à collectionner et les bonus, on atteint facilement les 300 heures de durée de vie. Mais si l’histoire principale est aussi longue, c’est aussi et surtout à cause de ses (trop ?) nombreux allers-retours et de son rythme assez lent à cause de la structure épisodique. Néanmoins, même si Dragon Quest VII demande énormément d’implication, l’ambiance, les personnages et toutes les fonctions intéressantes du jeu donnent toujours envie de continuer. En ce qui concerne la répétitivité, elle n’est pas vraiment présente, sauf lorsque l’on explore une île dans le passé et dans le présent. Ce n’est pas le cas pour toutes les îles, mais certaines restent identiques peu importe leur époque, ce qui rend l’aventure légèrement répétitive par moment.

Lors de sa sortie au Japon en 2013, la version 3DS a été notamment acclamée par sa bande-son orchestrale dirigée encore une fois par le grand Koichi Sugiyama, qui a obtenu cette année le record du monde du plus vieux compositeur de musiques de jeux vidéo. Malheureusement, dans la version occidentale, les musiques orchestrales ont été remplacées par des morceaux et des bruitages au format MIDI composés à l’aide d’un synthétiseur, basées sur celles de la version iOS et Android, et il en sera de même pour Dragon Quest VIII : L'odyssée du roi maudit sur 3DS. S’il s’agit bel et bien d’un choix, il reste difficile à comprendre puisque pour la sortie de Dragon Quest VIII sur PlayStation 2 en Europe et aux États-Unis, Square Enix avait décidé d’améliorer le jeu, en ajoutant notamment une bande-son orchestrale. Concernant Dragon Quest VII, il s'agit en fait d’un problème de droits. En effet, la bande-son de la version japonaise est basée sur la "Symphonic Suite Dragon Quest VII" - dirigée par Sugiyama - de l’orchestre symphonique métropolitain de Tokyo, dont l’album a été commercialisé le 19 mars 2014.

À cause des droits imposés par Sugiyama et la société pour laquelle il travaille, Nintendo n'a pas pu inclure la bande-son orchestrale pour la version occidentale du jeu, et n'a certainement pas eu le temps, ni l'envie, ni le budget nécessaire pour faire à nouveau appel à Sugiyama afin de réinterpréter toutes les musiques. Les conditions légales et les restrictions imposées par Sugiyama et son studio sont assez étranges, et c'est notamment pour cela que la localisation des Dragon Quest peut devenir un véritable cauchemar. Sugiyama est d'ailleurs totalement opposé à la copie illégale des musiques. Toutefois, il faut savoir que les musiques orchestrales de Dragon Quest Heroes : Le Crépuscule de l'Arbre du Monde ont bien été conservées dans la version américaine et européenne, mais il y a aussi une explication à ce sujet. Si Square Enix a pu garder toutes les musiques dans n'importe quelle version, c'est grâce à une règle explicite qui interdit aux joueurs de mettre en ligne et diffuser des vidéos du jeu pour une raison toute simple : il ne faut pas partager les musiques, peu importe la manière, car elles ont des droits d'auteur. Cette règle n'a pas pu être appliquée à d'autres jeux comme Dragon Quest VII et VIII sur 3DS, et Nintendo a préféré réutiliser les musiques de la version iOS et Android pour la version occidentale, qui ne sont pas « protégées » par les mêmes droits d'auteur que les musiques orchestrales. Cela ne va pas contre les droits de Sugiyama, car il possède uniquement les droits des enregistrement des musiques qu'il compose. Les morceaux de la version iOS et Android de Dragon Quest VII et VIII ne lui appartiennent donc pas directement.

On aurait évidemment préféré écouter la sublime bande-son orchestrale à la place des musiques au format MIDI, mais dans tous les cas, elles restent tout de même agréables, et Nintendo a extrêmement bien soigné la localisation et la traduction du jeu, peu importe la langue. Nous espérons qu’il en sera de même pour la version 3DS de Dragon Quest VIII : L’odyssée du roi maudit, dont la sortie est prévue pour 2017 en Europe et aux États-Unis.

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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo 3DS
Editeur
  • Square Enix
Développeur
  • ArtePiazza
Genre
  • RPG
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 12
Sorties
   vendredi 16 septembre 2016
   vendredi 16 septembre 2016
   jeudi 07 f?vrier 2013

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http://www.dragonquest.jp/dq7/
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