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Meteos Disney Magic est une bonne suite, qui apporte sa dose de nouveautés sans pour autant donner une aussi bonne impression que son aîné. L’utilisation de la licence est anecdotique et ne devrait pas freiner les fans du premier opus qui s’imaginaient que Meteos Disney Magic les laisserait sur leur faim. Un puzzle-game efficace qui enrichit une fois de plus le catalogue de la DS.
Verdict !

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  • la licence sous
  • exploitée
  • l’absence de mode onlin
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Meteos : Disney Magic
Par Pierre, le 03 Apr 2007

Meteos, premier du nom, avait fait forte impression peu après la sortie de la DS, de par son aspect novateur et son utilisation judicieuse du stylet. Succès critique, certes, mais on ne peut pas dire que les ventes aient été faramineuses. Q Entertainment, le talentueux studio de développement à l’origine de la franchise, a donc tâché de doubler la mise en signant un contrat de licence avec Buena Vista Games, dans l’optique de créer un nouvel épisode de Meteos aux couleurs de Disney. Oui, il s’agit bien d’un nouvel épisode et non d’une simple « nouvelle version », mais les nouveautés sont-elles assez intéressantes pour justifier son achat ?


Un nouvel épisode à part entière


La principale crainte que l’on pouvait avoir à l’annonce d’une version « Disney » de Meteos, c’était que les développeurs se contentent de changer l’aspect graphique du jeu sans toucher au fond, qui avait certes déjà fait ses preuves. Rassurons-nous, il n’en est rien. Q Entertainment serait-il un des rares studios de développement à avoir une conscience professionnelle ? N’allons peut-être pas jusque là, mais louons l’intention. Les développeurs ont eu à cœur de satisfaire les fans du premier opus en modifiant quelque peu le gameplay, et grand bien leur en a pris.

Ainsi, la première grande innovation est le « retournement » de la console. Alors que dans Meteos la console se tenait traditionnellement à l’horizontale, il faudra dorénavant la tenir à la verticale, comme dans Brain Training ou dernièrement Hotel Dusk ! Pour comprendre l’intérêt d’une telle modification, il convient d’expliciter le principe du jeu : dans le premier épisode, le jeu « consiste à déplacer verticalement avec le stylet des blocs de couleur tombant du ciel et s'amassant sur votre écran, de manière à en aligner 3 identiques en ligne ou en colonne et faire ainsi décoller le trio qui va "pousser" les blocs au-dessus, vers le second écran, où ils seront enfin propulsés dans l'espace » (on remercie Blayrow pour la description issue de son test).

Rajoutons à cela le fait que chaque niveau possède une gravité propre. Ainsi, dans celui de La Petite Sirène, les blocs seront propulsés très lentement à cause de l’eau. Bref, la première chose qui vient à l’esprit quand on prend la console à la verticale, c’est que l’écran du haut ne peut plus servir de « suite » à l’écran du bas.
Effectivement, l’utilisation des deux écrans se justifie moins, mais nous évoquerons ça plus tard. L’important, c’est de réaliser que Meteos est un jeu beaucoup plus orienté sur la hauteur que sur la largeur. Du coup, l’idée de mettre la console à la verticale prend tout son sens, en donnant une nouvelle « dimension » tout en gardant l’essence même du jeu. Vous ne comprenez pas ? C’est pas grave, contentez-vous d’y croire…



Rassurez-vous, les innovations ne se limitent pas à cela. L’essentiel est même ailleurs. En effet, Q Entertainment a eu la judicieuse mais on ne peut plus logique idée d’étoffer le gameplay de son bébé en ouvrant la possibilité aux joueurs de déplacer les blocs horizontalement. Rappelez-vous, selon le test de notre ami Blayrow (cf supra), le joueur ne pouvait déplacer les blocs que verticalement dans Meteos premier opus. Ce n’est donc plus le cas. Bien, mais est-ce que cela apporte vraiment quelque chose ? Il y a deux manières de voir cette innovation. D’abord, les pessimistes diront que cela rend le jeu beaucoup plus facile qu’il ne l’était auparavant, car il sera évidemment plus facile de réunir trois blocs pour les faire se propulser.

Les autres, dans le camp optimiste, diront qu’au contraire cela enrichit grandement le gameplay en ouvrant de façon importante le champ des possibles. Honnêtement, j’ai une forte tendance à l’optimisme et je ne peux que souligner l’intérêt de la démarche pour ceux ayant torché de bout en bout le premier épisode. Les frustrés iront même jusqu’à crier au sacrilège, tant pis pour eux. De toute manière, comme on le verra plus tard, la difficulté est belle et bien au rendez-vous.

Une licence gâchée


Depuis la série des Kingdom Hearts, issue de la collaboration entre Square Enix et Disney, on est habitué à une exploitation judicieuse de Mickey et ses petits copains. Le jeu avait même réussi à redorer le blason de Buena Vista, qui s’enlisait dans des productions de médiocre qualité, après avoir produit des jeux de plates-formes géniaux sur 16-Bits (ah, Mickey Mania…).
Il semblerait qu’en l’espèce Q Entertainment s’est moins intéressé à l’utilisation possible de la licence qu’à l’amélioration du gameplay. Dès lors, il est difficile de leur en faire le reproche, mais force est de constater que l’apport de la licence est minime, voire nul.#row_end



D’abord, comme dans le premier Meteos, les développeurs ont essayé d’inventer une histoire pour justifier le concept du jeu, comme si un puzzle-game avait besoin d’un scénario… Bref, alors que dans le premier épisode ça pouvait encore passer, là ça frise le ridicule. Donald et Goofy ont foutu le bordel dans une bibliothèque, donc faut que vous les aidiez à tout remettre en place. Ah, super… Bon, c’est sûr, c’est dur de justifier la présence de toutes les grosses productions Disney dans une seule cartouche (problème plus ou moins bien résolu dans Kingdom Hearts), mais là c’est un peu du n’importe quoi. Enfin, heureusement l’important n’est pas là, puisque la licence ne sert qu’à attirer le plus de joueurs possible vers un jeu qui mériterait un grand succès en tant que digne descendant de Tetris & co.

Ensuite, le problème vient de l’utilisation de l’écran supérieur de la console, comme évoqué plus haut. On l’a vu, cet écran ne peut plus servir de prolongement pour la propulsion des blocs. Pourtant, il faut bien l’occuper, ce satané écran… et Q Entertainment n’a rien trouvé de mieux que de proposer des animations basiques des personnages Disney, qui réagissent en fonction de la progression du joueur dans le niveau. En dehors du fait que cela ne sert à rien, le joueur n’aura que rarement l’occasion de regarder à côté de son écran, car le gameplay est toujours très intense et n’offre pas de répit jusqu’à l’accomplissement de la mission. Les développeurs en sont même conscients, puisqu’il est possible de regarder ces animations dans une galerie bonus…

Mis à part cela, rien de bien croustillant à souligner pour les fans de Disney. On est donc loin du travail fourni par Square Enix, même si dans ce cas précis la licence n’a qu’une moindre importance.



Technique et durée de vie


Pour terminer, faisons d’abord un point sur la technique. Les graphismes sont colorés, évidemment beaucoup plus que dans le premier épisode, grâce à l’aspect cartoon de l’univers Disney, mais également un peu plus détaillés, même si les différences restent minimes. L’ensemble est donc efficace pour un jeu de ce type, et on n’en demande pas plus. Le son n’est pas en reste et est donc lui aussi plutôt de correcte facture. Conclusion : RAS.

Enfin, concernant la durée de vie, les développeurs ne se sont pas foutus de notre gueule. Même si on est sans doute loin de celle d’un Tetris DS, qui lui a apporté moultes innovations, force est de constater qu’il faudra un certain temps avant de torcher de bout en bout ce Meteos Disney Magic. Malgré l’aspect gentillet et niais propre à Disney, le jeu n’en est pas pour autant plus facile. Voilà de quoi rassurer les fans de la première heure. Si les modes facile et normal restent tout à fait abordables, ce n’est absolument pas le cas pour les modes difficile et expert, qui demanderont acharnement et dévotion. D’autant qu’à chaque début de jeu, il vous faudra recommencer les modes du début. De quoi rappeler quelques bons souvenirs 8-bits… Concernant les modes de jeu, sachez qu’il est toujours possible de jouer à quatre avec une seule cartouche, ce qui est un plus non négligeable, pour peu que vous ayez assez de potes intéressés par ce genre de jeu. On regrettera cependant l’absence d’un mode online, ce qui à l’heure actuelle est de moins en moins pardonnable pour un jeu de ce type.


Conclusion


Meteos Disney Magic est un nouveau jeu à part entière et non une simple refonte du premier épisode. Les développeurs ont su ajouter des nouveautés intéressantes, et même si elles ne sont pas forcément très nombreuses, elles sauront marquer l’esprit de ceux qui ont joué à Meteos premier du nom. La licence Disney est mal exploitée et n’est là que dans un but commercial, mais l’essence du jeu reste bien présente et la durée de vie reste très bonne. Pas aussi innovant que son grand frère, Meteos Disney Magic devrait plaire autant aux connaisseurs qu’aux néophytes, à défaut d’être un puzzle-game révolutionnaire comme l’avait été le premier opus.
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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo DS
Editeur
  • Disney Interactive Studios
Développeur
  • Q Entertainment
Genre
  • Puzzle
Nombre de joueurs
  • 1 à 4
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   14 juin 2007
   20 février 2007
   26 avril 2007

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