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PODCAST #84
Switch, Pokémon et indés : la Triforce
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Belle prouesse de Capcom avec ce Phoenix Wright : Ace Attorney - Dual Destinies, qui parvient à faire entrer la série dans la modernité sans jamais trahir ce qui a fait son succès. Écriture toujours au top, personnages loufoques et retournement de situations invraisemblables font de cet épisode un incontournable pour tout fan de la série qui se respecte. Servi par une réalisation impeccable et appréciable en trois dimensions, ce Phoenix Wright a finalement pour seul défaut de ne sortir qu'en anglais, avec peu d'espoir d'être traduit un jour. Capcom se coupe ainsi bêtement d'une bonne partie du public, mais pour les autres, aucun doute à avoir, Dual Destinies est un régal de chaque instant.
award
Verdict !

Les +


  • Affaires passionnantes
  • Personnages loufoques
  • Athena Cykes
  • Joli, y compris en 3D
barre

Les -


  • Do you speak english ?
  • Pas de version boîte
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Phoenix Wright : Ace Attorney - Dual Destinies
Par Blayrow, le 03 Nov 2013

Existe-t-il un jeu similaire à Phoenix Wright ? La série de Capcom, qui met en scène des protagonistes aux personnalités bien trempées dans les joutes verbales au tribunal, n'a jamais trouvé d'égal. Au fil des années, la recette du jeu a été modifiée par petites touches, mais n'a jamais vraiment changé, et c'est peut-être ce qui fait sa force. La preuve avec ce nouvel épisode.

Accusé, levez-vous


Bienvenue dans l'univers de Phoenix Wright, où le verbe compte plus que la loi, et où la justice va très vite. Les procès ont souvent lieu le lendemain même de l'appréhension du suspect, durent au maximum trois jours et aucun appel n'est possible. Des prouesses dont la justice française ferait mieux de s'inspirer. Bref. Dans ce nouvel épisode, cette justice va justement être mise à mal par un âge sombre de la loi, où avocats et témoins se laissent tenter par de fausses preuves et témoignages, quitte à faire sauter la salle d'audience pour ne laisser aucune trace. Que les fans de Phoenix Wright se rassurent direct, ce qui fait le succès de la série est à nouveau présent dans cet épisode. Chaque chapitre que compte le jeu est une merveille de mise en scène, d'écriture et de suspens, un suspens qui dure jusqu'aux derniers instants du procès. Typiquement, une affaire débute par un meurtre, puis par l'appréhension d'un suspect que Phoenix Wright, Apollo Justice et leur clique vont devoir défendre. Dès le départ, prouver l'innocence de son client paraît toujours mission impossible tant les preuves et témoins l'accablent. Mais petit à petit, la balance de la justice change de sens jusqu'à ce que, dans un ultime examen des preuves et des faits, lumière soit faite sur le véritable assassin. Jouissif, tout simplement. Et avec cinq affaires bien longues, et une sixième qu'il sera bientôt possible d'acheter en DLC, le joueur en a clairement pour son argent.

Mais que serait Phoenix Wright sans sa ribambelle de personnages fantaisistes pour réussir à nous faire gober ces affaires invraisemblables ? Un concierge cleptomane, un désamorceur de bombes obsessionnel et robotique, un astronaute dépressif, la galerie de personnages est relativement variée, et ils possèdent tous des animations et gimmicks hilarants, marque de fabrique de la série depuis ses débuts. Côté protagonistes, le jeu introduit avec brio Athena Cykes, jeune avocate polyglotte à la personnalité pétillante. Nouvelle embauchée au cabinet toujours aussi bordélique de Phoenix Wright, elle a notamment la capacité de déceler les émotions dans la voix des gens, y compris lorsque ces émotions vont à contre-courant de leur propos. Un pouvoir dont elle se sert régulièrement au tribunal pour pointer les contradictions dans les témoignages. Apollo Justice, que l'on incarne également dans le jeu, a lui toujours autour du bras son bracelet magique, qui lui indique lorsqu'une personne ment. Le mini-jeu pour déceler ce mensonge est identique à Apollo Justice : Ace Attorney, à savoir repérer un tic gestuel dans la pose de son interlocuteur. Enfin, impossible de ne pas adorer le nouveau procureur Simon Blackquill, sorte de Samouraï des temps modernes qui a la particularité d'être lui-même un prisonnier. D'où les menottes qu'il porte constamment (ou presque) lors des procès.

Une qualité scénaristique et des personnages savoureux dont il n'est possible de profiter que dans la langue de Shakespeare, en anglais donc. Sans avoir besoin d'être bilingue pour tout comprendre, on regrette que Capcom n'ait pas fait l'effort d'une traduction dans la langue de Molière, en français donc, pour rendre cet épisode accessible au plus grand monde. Plus gênant, les cinématiques animées réalisées par le célèbre studio de japanimation Bones ne sont tout simplement pas sous-titrées, même en anglais. Un épisode qui donne donc l'impression de sortir dans la clandestinité, non traduit et disponible uniquement sur l'eShop. Seule contrepartie, son prix plutôt doux, 25 euros. Mais cette sortie dans l'indifférence générale condamne plus ou moins le jeu qui mériterait pourtant d'être plus connu.

Preuve à l'appui


Car Capcom a aussi fait des efforts dans l'ergonomie du titre, le rendant beaucoup plus accessible. Les phases d'exploration qui précèdent le procès ont été considérablement simplifiées. Désormais, il n'est plus possible de farfouiller le moindre élément des décors à la recherche d'indices, comme dans les précédents épisodes. La possibilité d'examiner est réduite généralement à une salle, celle où a supposément eu lieu le crime, et que l'on pourra d'ailleurs examiner sous de multiples angles vu que le jeu est modélisé en 3D. Conséquence, la progression dans le jeu est énormément fluidifiée, mais aussi plus dirigiste. Alors qu'auparavant il fallait examiner chaque recoin du décor, quitte à être bloqué pendant des heures parce qu'on a laissé passer ce petit détail bien planqué, on remarque tout de suite quels objets il est possible de passer en revue et le pointeur indique si un élément a déjà été examiné ou non. Le jeu nous prend aussi beaucoup plus par la main, en nous signifiant clairement quand Apollo et sa clique en ont fini avec la recherche d'indices ou le questionnement d'un témoin et qu'il est donc temps d'aller voir ailleurs. En ce sens, cet épisode se rapproche du coup beaucoup plus du roman interactif que du point'n'click, dont s'inspiraient notamment les spin-off Ace Attorney Investigations.

Une expérience de jeu rendue d'autant plus agréable grâce à quelques ajouts simples, comme la possibilité de relire à tout moment les derniers dialogues. Très pratique lorsque l'on reprend une sauvegarde, ou tout simplement lorsque l'on a perdu le fil du scénario. Pratique aussi, la sauvegarde et le retour à l'écran-titre accessibles désormais en permanence, même lors de choix cornéliens qui mettent en danger la barre verte lors des procès. Hop, sauvegarde, et en cas de mauvaise réponse il suffit simplement de revenir à l'écran-titre et de reprendre la partie pour retenter sa chance. Un ajout qui facilite pas mal les choses, quitte à éliminer toute notion de game over.

Entre tradition et modernité


Habitués des sprites riches et colorés des épisodes de la GBA et de la DS, on pouvait s'inquiéter du passage en 3D de cet épisode. Décors, personnages, tout est désormais modélisé, et ô surprise, non seulement le jeu est superbe, mais il arrive également à conserver la patte graphique cartoon de la série vu que les personnages bougent toujours façon "sprites" en 2D. La 3D trouve quand même son utilisé lors de certaines animations, pour pouvoir examiner une scène de crime sous plusieurs angles comme évoqué plus haut, ou encore pour pimenter la mise en scène des procès grâce à quelques mouvements de caméra bien sentis. Tout ceci étant sublimé par la 3D, stéréoscopique cette fois-ci, l'une des plus réussies qui nous ait été donné de voir sur 3DS. Une fois activée, la profondeur des éléments du décor est particulièrement bien marquée. Qui plus est, à aucun moment elle n'agresse ni ne fatigue les yeux et il est tout à fait possible de jouer intégralement au jeu en trois dimensions. Crise sur le gâteau, même les cinématiques animées sont en 3D. Du très bon boulot à l'heure ou cette fonctionnalité tombe en désuétude, y compris chez Game Freak qui l'a pas mal tronquée dans ses derniers Pokémon. Enfin, les musiques sont toujours au top : entendre le thème d'Apollo juste après avoir présenté une preuve décisive fait toujours l'effet d'un orgasme auditif...
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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo 3DS
Editeur
  • Capcom
Développeur
  • Capcom
Genre
  • Aventure - Réflexion
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   24 octobre 2013
   24 octobre 2013
   25 juillet 2013

Site officiel
http://www.capcom.co.jp/gyakutensaiban/5/
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