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Sorti dans un relatif anonymat, escapeVektor fait partie de ces titres méconnus qui surprennent le joueur curieux par leurs qualités. Doté d’un gameplay addictif et d’un univers intéressant, le jeu du studio Nnooo offre également un véritable challenge et une dimension scoring appréciables qui garantissent de nombreuses heures de plaisir. Quelques défauts pointent certes le bout de leur nez ici ou là, mais ce Chapter 1 se place sans problème parmi les meilleurs puzzle-games du WiiWare. Pour seulement 500 points Nintendo (soit 5 euros), nous vous encourageons donc vivement à tenter le coup.
Verdict !

Les +


  • Univers plaisant
  • Excellente bande-son
  • Gameplay addictif
  • Challenge et dimension scoring
  • Prix modique
barre

Les -


  • Pas de fonctionnalité en ligne
  • Pas de mode multijoueur
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escapeVektor: Chapter 1 (WiiWare)
Par Kayle Joriin, le 04 déc. 2011

Avec une actualité pour le moins épisodique depuis déjà plusieurs mois, le WiiWare semble clairement sur la pente descendante. Toutefois, des titres de qualité sortent encore de temps à autre sur le service de Nintendo et montrent qu’il a toujours son mot à dire. Récemment, nous vous avions ainsi proposé le test du sympathique MotoHeroz, développé par les finlandais de RedLynx. Aujourd’hui, c’est au tour de l’intrigant escapeVektor : Chapter 1, un petit ovni disponible pour seulement 500 points Nintendo.



Sorti discrètement fin septembre, escapeVektor est la dernière création du studio australien Nnooo, fondé en 2006 par Nic Watt, un ancien d’Electronic Arts. Jusqu’à présent, les développeurs basés à Sydney s’étaient surtout distingués avec un puzzle-game du nom de Pop (sorti sur WiiWare, DSiWare et iOS), ainsi qu’une série d’applications DSiWare intitulée myLifeCollected (comprenant les bien nommés myDiary, myNoteBook et myPostCards). Pourtant avec leur nouveau bébé, ils semblent avoir franchi un nouveau cap et nous offrent un titre surprenant au croisement de Qix, Pacman et Tron. Une recette plutôt originale qui ne tarde pas à faire ses preuves.


Exit the Matrix

Dans escapeVektor, le joueur doit aider un certain Vektor à s’échapper des entrailles d’un ordinateur où il est retenu prisonnier. Une tâche plus difficile qu’il n’y parait, car le processeur ne souhaite évidemment pas laisser s’enfuir le bonhomme, qui souffre comme par hasard d’une bonne vieille amnésie. L’histoire de son évasion est donc également celle de sa capture, puisqu’au fur et à mesure des niveaux, Vektor recouvre peu à peu la mémoire et nous narre les événements qui l'ont conduit dans sa prison numérique. Dans les faits, cela se traduit par des petites interventions de notre compagnon au début ou à la fin de certains niveaux. Une mise en scène sobre, mais qui témoigne tout de même d’une démarche plutôt originale dans le domaine du puzzle-game. Rares sont en effet les jeux du genre à proposer une quelconque scénarisation, et même si l’histoire de Vektor n’est pas d’une complexité folle, il est agréable d’être accompagné de la sorte. En plus, une petite référence au mythique Tron, ça ne se refuse pas.

Dans la pratique, Vektor est représenté à l’écran par une sorte de flèche qu’il faut guider dans des circuits plus ou moins labyrinthiques. Ces circuits sont subdivisés en un nombre variable de cellules rectangulaires dont il faut prendre le contrôle afin de révéler la sortie du niveau. Pour ce faire, il suffit simplement de passer sur les quatre côtés d’une cellule, ces derniers changeant de couleur derrière nous. Très faciles au début, les circuits se complexifient rapidement, devenant de plus en plus vastes et nous opposant divers ennemis ou mécanismes tordus. Certains d’entre eux proposent même des cellules cachées qui apparaissent comme par magie une fois la première sortie révélée. Il suffit alors de prendre le contrôle de ces nouvelles cellules pour découvrir une seconde sortie donnant accès à des niveaux différents.



Run & Blow

Heureusement, ce bon vieux Vektor possède quelques compétences dans le domaine du hacking. Au fil des niveaux, il va donc débloquer et améliorer deux capacités indispensables à notre progression. La première est un système d’accélération bien pratique permettant d’échapper aux patrouilleurs et autres chasseurs qui hantent les circuits. En effet, lorsqu’un ennemi nous détecte, il accélère pour tenter de nous intercepter. Il est alors quasiment impossible de le distancer et le moindre contact entraîne notre destruction, nous obligeant à recommander le niveau à zéro. De fait, l’art de l’esquive devient rapidement une seconde nature et pouvoir piquer un petit sprint de temps à autre aide grandement.

Toutefois, l’accélération n’est pas infinie et son utilisation vide la jauge correspondante, située en haut à gauche de l’écran. Il faut donc l’utiliser avec parcimonie pour ne pas se retrouver vulnérable au plus mauvais moment.

En cas de gros pépin, il nous reste tout de même la possibilité d’utiliser des bombes pour détruire les ennemis proches, mais leur nombre est limité et elles ne s’obtiennent qu’après avoir pris le contrôle de quelques cellules. En outre, les ennemis finissent généralement par réapparaître, ce qui ne laisse qu’un petit répit pour récupérer des cellules supplémentaires et regarnir son stock de bombes. Il faut également noter qu’une fois la jauge d’accélération épuisée, elle se recharge automatiquement en consommant l’une des bombes disponibles. Du coup, même si nos capacités sont régulièrement améliorées par Vektor (double jauge d’accélération, bombes supplémentaires, explosions plus larges), il faut veiller à ne pas gâcher bêtement nos ressources pour continuer à progresser dans les niveaux.



Au-delà de la présence d’ennemis de plus en plus nombreux et agressifs, escapeVektor nous met en effet rapidement face à des mécanismes plutôt vicieux. Les simples petites tourelles de défense cèdent ainsi leur place à des séries d’interrupteurs qui activent et désactivent des champs d’énergies ou des générateurs d’ennemis. Il devient alors très délicat d’évoluer dans certains niveaux avec toutes ces menaces qui pèsent sur nous, mais réussir à retourner les pièges contre nos poursuivants permet de s’en débarrasser à moindre frais. Il est ainsi particulièrement jouissif d’inciter un ennemi à nous poursuivre, avant d’activer l’interrupteur qui le fera s'écraser sur cette saleté de barrière énergétique qui nous a conduit tant de fois à notre perte. Dans tous les cas, l’utilisation du zoom arrière s’avère souvent nécessaire afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble et de trouver le chemin plus efficace.#row_end

Hard Score Gamer

S’il propose un système de jeu intéressant et évolutif, escapeVektor se distingue également par son orientation scoring très prononcée qui ravira les amateurs du genre. Chaque niveau parcouru propose ainsi de récolter quatre médailles différentes (bronze, argent, or et platine) en fonction du score obtenu. Ce dernier tient non seulement compte du nombre d’ennemis vaincus, mais également du temps écoulé ou de l’efficacité de la capture des cellules. En effet, même une fois contrôlée, une cellule n’est pas réellement « capturée » et ne rapporte pas de points immédiatement. Pour cela, il faut soit terminer le niveau en prenant le contrôle de toutes les cellules, soit utiliser une bombe. Les cellules contrôlées sont alors capturées définitivement et plus elles sont nombreuses, plus cela rapporte de points.



À partir de là, une stratégie s’impose rapidement : pour faire le meilleur score possible, il ne faut surtout pas utiliser de bombes. Un choix qui nous place sans cesse sur le fil du rasoir car certaines situations sont parfois inextricables sans nos précieux explosifs virtuels. Se lancer dans la quête du high score suppose donc d’avoir les nerfs solides, de prévoir soigneusement chaque déplacement pour éviter de se retrouver coincé, et de prendre les bonnes décisions en permanence. Un véritable défi que seuls les plus adroits seront capables de remporter.

En outre, la prise en compte du chronomètre dans le score final offre également une marge de progression assez hallucinante. Si dans les premiers niveaux il est en effet relativement simple de trouver le chemin le plus rapide, il arrive un moment où le simple fait de survivre jusqu’à la sortie relève de l’exploit. La multiplication des cellules, des ennemis et des pièges transforment ainsi rapidement les niveaux en véritables casse-tête mortels, et réussir en plus à trouver la manière la plus rapide de les traverser constitue un challenge particulièrement corsé.

Autant dire que la durée de vie du titre s’avère donc plus que correcte, même s’il ne propose au final qu’une trentaine de niveaux, répartis en cinq mondes. Passés les deux premiers mondes, la difficulté et la taille des niveaux augmentent ainsi sensiblement et ils peuvent devenir un tantinet frustrants, surtout lorsqu’il faut les recommencer pour la vingtième fois. Toutefois, le plaisir est bien présent et pousse à enchaîner les tentatives pour enfin triompher du système. À terme, nos résultats nous permettent d’obtenir jusqu’à quarante « succès » qui viennent s’ajouter à une dimension scoring déjà très présente. Ces succès laissent d’ailleurs entrevoir une connectivité assez intéressante entre les différents jeux du studio, puisque certains ne pourront être obtenus qu’en achetant les futurs chapitres d’escapeVektor, ce qui débloquera également des niveaux supplémentaires dans ce premier chapitre. Enfin, les possesseurs de Pop (le premier jeu WiiWare du studio) auront accès à un sixième monde bonus afin de les récompenser de leur fidélité. Un geste sympathique, mais qui pourra frustrer ceux qui auraient voulu directement avoir accès à l’intégralité du jeu.



Pixel : The Legacy

La dernière grande force d’escapeVektor, c’est une réalisation visuelle et sonore qui impressionne par sa cohérence et sa pertinence. Évidemment, il ne faut pas chercher un quelconque exploit technique dans les graphismes sobres et minimalistes du titre. Nos ennemis sont ainsi représentés par de simples figures géométriques et les niveaux ne sont finalement que de vastes quadrillages à colorier. Cependant, les développeurs ont su donner une vraie personnalité à leur univers en reprenant à leur compte certains codes visuels typiques des mondes virtuels des années 80, popularisés notamment par un certain Tron (encore lui). Cette aventure intérieure au cœur du système reste ainsi crédible et agréable à l’œil, en plus d’être globalement très lisible. Seuls quelques petits soucis d’angles de caméra ou de dé-zooms automatiques peuvent parfois gêner, mais ces menus désagréments s’effacent avec l’habitude.

Quant aux pistes sonores, composées par Andrew Curnock du studio Beat Therapy, elles s’avèrent tout simplement excellentes et participent grandement à l’ambiance du titre. S’inspirant d’artistes comme les Chemical Brothers, Krafwerk ou William Orbit (selon les dires des développeurs), les morceaux d’escapeVektor s’inscrivent ainsi dans une musique expérimentale de type Electronica, avec un petit côté rétro tout à fait approprié. Alors certes, il faut aimer. Mais difficile de nier que ce choix est parfaitement en adéquation avec l’univers proposé. Au final, nous avons donc droit à des musiques changeantes et entêtantes, qui nous poussent parfois à refaire un niveau juste pour les écouter. Un gage de qualité qui montre que la bande-son d’Andrew Curnock n’a pas à rougir devant des références du WiiWare comme la série Bit Trip (dont il est d’ailleurs fan).



Agréable à regarder, à écouter et bien entendu à jouer, escapeVektor : Chapter 1 est donc une très jolie surprise sur le WiiWare, même si deux petites ombres viennent légèrement ternir le tableau. La première concerne l’absence totale de fonctionnalités en ligne, et notamment de classements, qui auraient permis de comparer ses résultats avec ceux des joueurs du monde entier. Cette possibilité existe pourtant depuis les débuts du service, mais peu de développeurs prennent la peine de l’intégrer dans leurs jeux. Il est ensuite dommage de constater qu’escapeVektor ne propose aucun mode multijoueur. Certes, le scénario ne s’y prêtait guère et il est fort probable que le jeu aurait sûrement perdu en lisibilité avec un multi en local. Toutefois, il aurait pu être intéressant de jouer en ligne contre un adversaire contrôlant les forces de défenses de l’ordinateur ou contre une autre version de Vektor tentant également de s’enfuir. Voler les cellules de son adversaire ou tenter de le piéger avant qu’il n’atteigne la sortie aurait ainsi pu donner une dimension supplémentaire au gameplay.

Il s’agit donc de pistes intéressantes à explorer pour les épisodes à venir, car après des débuts aussi prometteurs, il serait regrettable que les petits gars de Nnooo se contentent de reprendre la même formule en y rajoutant simplement des niveaux supplémentaires ou de nouveaux ennemis. Seul l’avenir nous dira si escapeVektor peut devenir le nouveau Bit Trip, mais évidemment il faudra d’abord que les ventes soient au rendez-vous.


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COMMENTAIRES

Support
  • Wii
Editeur
  • Nnooo
Développeur
  • Nnooo
Genre
  • Puzzle - Stratégie
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   29 septembre 2011
   29 septembre 2011
   Non prévue

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