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PODCAST #81
E3 2017 : Ce qu'il ne fallait surtout pas manquer !
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Sans pour autant rester figé dans la formule de son prédécesseur, ce Dinosaures 3D aurait pu, avec des niveaux plus ouverts et des combats plus variés, constituer un titre sympathique pour les plus jeunes. Malheureusement, le jeu d'Ubisoft Québec est d'une telle répétitivité et d'un tel ennui qu'il est tout simplement impossible de recommander son achat, surtout pour une quarantaine d'euros, et même aux fans de dinosaures. Ceux-là auront meilleur compte de s'acheter un beau bouquin sur la préhistoire, ou même l'un de ces célèbres puzzles en bois à montrer soi-même.
Verdict !

Les +


  • Les dinosaures c'est trop cool
  • Effet 3D réussi
barre

Les -


  • trop répétitif
  • trop linéaire
  • trop facile
  • trop cher
0 commentaire(s)
Combat de Géants : Dinosaures 3D
Par Kayle Joriin, le 06 Avril 2011

Créatures fantastiques issues du fond des âges, les dinosaures ont su attiser l’imagination des hommes depuis l’identification formelle des premiers spécimens au début du dix-neuvième siècle. Depuis, ces créatures fantastiques, dont certaines peuplent encore aujourd’hui les assemblées et les conseils de notre beau pays, ont réussi à faire leur tanière dans la littérature, le cinéma et même le jeu vidéo, avec plus ou moins de succès, il faut le reconnaître. Incarner les « terribles lézards » dans un jeu tout en 3D constituait donc un concept plutôt vendeur, surtout auprès du jeune public qui sait pertinemment que les dinosaures : « c’est trop mortel ! ». Seulement, même nos chères têtes blondes ont le droit à un minimum de qualité et de variété, et ce Dinosaures 3D semble clairement s’être gouré d’époque.

Débutée en 2008 sur DS, la série Combats de Géants a d’abord mis en scène nos chers reptiles, avant de s’intéresser à des bestioles plus fantaisistes comme des dragons ou des insectes mutants. Tirant essentiellement leur intérêt de l'affrontement entre des monstres plus ou moins mythiques, les jeux d’Ubisoft Québec proposaient tout de même un petit côté aventure, ainsi qu’un soupçon de RPG. Le problème, c’est que cette version 3DS n’a manifestement pas fait l’objet du même « soin » que ses prédécesseurs, et de nombreux aspects semblent être passés à la trappe en cours de route. Oubliée l’utilisation rigolote de l'écran tactile, de même que la feuille de statistiques, qui malgré son extrême simplicité témoignait tout de même d'une volonté de différencier un minimum les bestioles disponibles. Finie également l’exploration d’environnements plus ou moins ouverts avec la petite carte qui va bien, ou même le multijoueur pourtant présent dans tous les précédents épisodes. Ce Dinosaures 3D joue la carte du jeu couloir parsemé de combats « punch-outesque », qui sont malheureusement bien loin d'arriver à la cheville leur illustre modèle.

Pimp my Dino

Pourtant, le début du jeu est plutôt sympathique, surtout pour le néophyte qui n’a jamais touché à la série. En guise d'introduction, on nous explique ainsi que les quatre champions dinosaures ont malencontreusement disparu, laissant le champ libre au cruel Arkosaure, une sorte de T-Rex aux hormones qui règne désormais d’une griffe de fer sur les sauriens du coin. Du coup, le joueur va devoir élever quatre nouveaux dinosaures au rang de champions afin d’affronter la sale bête et de libérer le monde de sa tyrannie. Bref, un scénario gentillet bien qu'un peu couillon, qui est finalement plutôt adapté au public visé, même si on flaire déjà un peu l’embrouille.

Vient ensuite le moment fatidique de sélectionner son dinosaure, et pour cela il faut tout d'abord opter pour l’une des quatre campagnes disponibles, correspondant chacune à une « famille » de bestioles : Prédateurs (Tyrannosaure et autres Allosaure), Chargeurs (Tricératops), Défenseurs (Ankylosaure et Stégosaure) ou Chasseurs (Vélociraptor). Chaque famille propose quatre à huit espèces différentes, mais le choix s'avère purement esthétique, puisque les différentes créatures se jouent toutes de la même manière et qu'aucune information n'est donnée sur leurs éventuelles caractéristiques.

Une fois son choix effectué, il est possible de donner un petit nom à son saurien, voire de modifier légèrement son apparence en changeant la couleur et les motifs de sa peau écailleuse. Les possibilités, bien que limitées, sont plutôt sympathiques, d’autant qu’il est possible de se taper de petits délires en ornant la tête de sa bestiole de flammes noires ou de petites étoiles bleues. C’est également l’occasion de constater que la modélisation des créatures reste plutôt correcte et que l’effet 3D semble assez bien fichu. Une impression qui se confirme d'ailleurs dès le lancement des hostilités, puisque les environnements, simplistes mais plutôt colorés, bénéficient d’un effet de profondeur qui les embellit considérablement. Techniquement le jeu se révèle ainsi plutôt correct au premier abord (ou en tout cas loin de l’horreur décrite par certains), et l’on ressent une légère bouffée d’optimiste en commençant à se balader dans ces décors certes très dirigistes, mais pas si désagréables à l’œil.

Oh mon dieu, ils ont tué Denver !

Malheureusement, cet optimisme a tôt fait de disparaitre devant l'incroyable répétitivité du titre qui nous demande d'enchainer ad nauseam des « niveaux couloirs » qui feraient passer Final Fantasy XIII pour un jeu open world, et des combats sans intérêt ni challenge contre des dinosaures aussi belliqueux que stupides. Chaque campagne propose ainsi cinq niveaux, dédiés chacun à une famille de dinosaures, sauf en ce qui concerne les Défenseurs qui ont bizarrement le droit à deux niveaux : un pour les Ankylosaures, un pour les Stégosaures. Ces niveaux répondent à un cahier des charges aussi rigoureux que monotone, puisqu'ils sont constitués d'une simple « route » entrecoupée de trois combats intermédiaires et se finissant par un boss. Et comme ces crétins de dinosaures ont le sens de la famille, une seule « stratégie » sera nécessaire pour battre les quatre bestioles d'un même niveau.

Après une petite heure et quart d'ennui, et le génocide organisé d'une vingtaine de viles créatures, notre dinosaure du moment devient donc champion de sa famille et se tient prêt pour le combat final. Sauf que bien évidemment, pour battre l'Arkosaure, il faut quatre champions dinosaures, et on repart donc dans une nouvelle campagne à la structure exactement similaire (jusqu'à l'ordre des dinosaures à affronter) pour monter une nouvelle bestiole, et ainsi de suite... Autant dire que la plupart des joueurs s'arrêteront avant d'abord pu abattre la sale bête, même si dans l'absolu cela ne prend que cinq petites heures. Les plus courageux remarqueront tout de même que les campagnes suivantes offrent une difficulté légèrement rehaussée, qui se traduit surtout par des combats plus longs et donc encore plus ennuyeux. Par ailleurs, il sera possible d'obtenir ponctuellement l'aide d'un des dinosaures précédemment élevés au rang de champion, et on affrontera même de temps à autre le légendaire Brokoli, un légume géant amateur de boxe sensé matérialiser la haine féroce qu'éprouve n'importe quel gamin normalement constitué devant tout ce qui ne ressemble pas à une frite. Pas vraiment de quoi justifier tous ces efforts, mais il fallait tout de même le signaler.

Failosaurus Rex

Le plus dommage dans cette histoire, c'est que l'on sent bien qu'il y avait moyen de faire quelque chose de sympathique avec ce système de combat simple mais accessible, basé tout comme Punch-Out sur un système d'attaques et d'esquives à réaliser avec un certain timing. Surtout que le jeu a la bonne idée de proposer deux conditions de victoire différentes, associées aux deux coups disponibles : « Attaque » et « Bousculade ». On peut ainsi soit battre son adversaire en réduisant ses points de vie à zéro grâce à des attaques classiques, soit le pousser hors de l'arène de jeu en le bousculant. A cela s'ajoute également « l'Assaut Furieux », un combo à placer juste après une esquive réussie, et même un super coup nommé « Attaque Dino », accessible lorsque l’on réussit à toucher un ennemi durant sa manœuvre de provocation (il clignote alors en bleu). Rien de révolutionnaire donc, mais si les développeurs s'étaient donné la peine de doter les différents ennemis de séquences de coups un tant soit peu variées, demandant un véritable apprentissage et de bons réflexes (comme dans un Punch-Out, donc), le jeu en aurait certainement été transfiguré. En l'état actuel des choses, même si certaines bestioles sont en effet plus sensibles à tel ou tel type d'attaque, les stratégies à employer sont si simplistes et si limitées que les combats perdent absolument tout intérêt.

Même chose du côté des phases d'exploration de couloirs, qui offrent la possibilité de ramasser bon nombre d'objets différents (griffes, crocs, cornes, etc.) afin d'équiper son dinosaure via l'un des trois emplacements disponibles, et augmenter ainsi ses capacités de combat. Un principe plutôt sympathique sur le papier, mais qui souffre d'une gestion chaotique de l'inventaire et ne sert finalement à rien puisque les combats sont d'une simplicité enfantine. Reste alors le système d'os à collectionner qui permet de débloquer de nouvelles options de customisation et des anecdotes rigolotes sur les différents dinosaures du jeu. Mais cela s'avère tout de même bien trop maigre pour pousser n'importe quel joueur, même jeune, à s'acharner sur un titre définitivement raté.

Pour finir, on notera tout de même, outre l'exploitation plutôt réussie de la 3D, une utilisation sympathique des options de connectivité de la 3DS. Il est ainsi possible d'échanger des objets entre potes via le Wi-Fi, mais également d'obtenir divers cadeaux grâce au StreetPass. Concrètement, lorsque l'on croisera des dinosaures de la même famille que le nôtre, ils nous offriront directement des objets, alors que lors de rencontre avec des bestioles d'une autre famille, un petit combat aura d'abord lieu pour savoir qui repartira avec la récompense convoitée.

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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo 3DS
Editeur
  • Ubisoft
Développeur
  • Ubisoft
Genre
  • Combat
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 3
Sorties
   31 mars 2011
   27 mars 2011
   26 février 2011

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