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PODCAST #84
Switch, Pokémon et indés : la Triforce
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Avec Resident Evil : Revelations, Capcom a réussi son pari, celui de proposer un mix agréable et harmonieux entre les épisodes anciens et récents de sa saga. Mettant le paquet sur les graphismes, les cinématiques et la durée de vie, Capcom a cependant oublié d'y ajouter une âme; le scénario servi est sensiblement faisandé et gâche le retour explosif de la saga au panthéon des jeux vidéo. Heureusement sauvé par une réalisation générale de bonne facture, Resident Evil : Revelations devient l'un des indispensables de la console.
Verdict !

Les +


  • De très bons graphismes
  • Le doublage et la VOSTFR
  • Un bon mix entre vieux et récents Resident Evil
  • La durée de vie
  • Son mode Commando ultra complet
barre

Les -


  • Un scénario un peu moisi
  • Pas d'énigmes
  • Manque de détails dans le level
  • design
0 commentaire(s)
Resident Evil : Revelations
Par Draco, le 02 Feb 2012

Entrée désormais au panthéon du jeu vidéo, la saga fonda ses premières lettres de noblesse avec Resident Evil (biohazard au japon) premier du nom et permis à Capcom de sauter à pied joint dans l'ère 32 bits. Le soft fut alors une véritable institution, certainement l'un des plus marquant de ces vingt dernières années. Il fut surtout l'un des rares jeux vidéo à procurer un mal-être aux joueurs, poussant même quelques-uns de ces courageux primates à abandonner la série. Après des épisodes d'excellence, personne n'aurait pu se douter que Code Veronica marquerait la fin de l'espèce. Car Capcom, poussé par l'arrivée massive de nouveaux joueurs dans le jeu vidéo, souhaita revisiter sa saga, en profondeur. Le développeur abandonna alors le genre du survival-horror pour choisir de s'orienter vers de l'action/aventure, tout en gardant les personnages clés de la série. Et si l'arrivée du nouveau né (Resident Evil 4) mettra tout le monde d'accord en marquant un changement radical dans l'orientation de la série, il n'en sera pas de même pour le cinquième opus.

Car avec Resident Evil 5, la série est désormais tombée dans le classique et le commun, hymne au bourrinage intense et aux munitions illimités. Il n'y avait alors plus grand espoir de retrouver un jour la série dans le registre du survival-horror. C'est pourtant ce qu'a tenté de faire Capcom avec Resident Evil : Revelations et si l'on revient vers les vieux codes qui ont fait le succès et la renommée de la saga on y retrouve quelques relents de l'épisode 4 et 5. Forcément, quand ce n'est plus Shinji Mikami aux commandes, difficile de reproduire avec exactitude la recette de la potion magique...

Une histoire d'écologie...

La galette insérée dans la 3DS, Pad Circulaire Pro enclenché, c'est le premier constat, le jeu claque la rétine par des cinématiques léchées et un scénario qui semble bien ficelé mais qui va vite devenir atrocement commun. L'histoire narre le destin tragique de la première ville flottante du monde, Terragrigia, située en mer Méditerranée et qui subira les foudres de l'enfer du bioterrorisme. Conjointement fondée par l'Europe et les États-Unis afin de créer des sources d'énergies alternatives, Terragrigia partira en fumée pour contrer la propagation d'un virus violent lâché dans les rues par une mystérieuse organisation nommée Veltro. Le FBC (organisation mondiale chargée de lutter contre le bioterrorisme) va donc mener l'enquête et traquer Veltro jusqu'au bout du monde. Bien que le FBC est une organisation américano-européenne, elle passe sous le contrôle américain en temps de crise. Les autorités européennes ont cependant demandé aux États-Unis le respect de leurs droits et ont imposé au FBC l'arrivée du commandant Clive R. O'Brian, expert du bioterrorisme pour l'ONG BSAA. Une ONG indépendante fondée par une certaine Jill Valentine et qui a pour but d'empêcher que des événements similaires à ceux de Racoon City ne se reproduisent.

C'est dans cette ONG que l'on retrouvera un certain Chris Redfield accompagné par Jessica Sherawat membre du FBC et à la recherche de son partenaire disparu. L'aventure commence alors que Chris et Jessica se sont mystérieusement volatilisés en menant l'enquête. Jill Valentine part sur leurs traces en compagnie de Parker Luciani, leur dernière localisation connue se situe en pleine mer méditerranée, à bord d'un bateau de croisière nommé Queen Zenobia qui, jadis, transportait plus de 4.000 passagers et membres d'équipage. L'intérieur du paquebot s'inspire de l'âge d'or des bateaux de croisière des années 30 et ses plans furent jadis dessinés par l'architecte George Trevor, le même architecte qui dessina les plans du terrible Manoir Spencer dans la forêt de Racoon City... étrange coïncidence n'est-il pas ?

Retour vers le futur...

N'est pas scénariste d'un Resident Evil qui veut. Et si Shinji Mikami manque cruellement à l'équipe de développement c'est surtout parce que l'histoire ne dispose d'aucune originalité. C'est bien simple, aucun effort n'a été fait pour proposer autre chose que cette soupe insipide et froide que l'on nous sers depuis Resident Evil 4. Espérer un scénario complexe et tordu comme Code Veronica ? Cela ne semble plus dans les compétences du studio. Les scénaristes peinent à se renouveler et si nous acceptons encore cette fois la pauvreté du scénario il faudra que pour l'éventuelle suite ce soit corrigé. On ne pourra cependant pas reprocher à l'histoire d'être mal découpée. Car, à chaque fin de mission, une cinématique rappellera les évènements de l'épisode achevé, histoire de synthétiser tout ce que l'on y a appris. Et les scènes en images de synthèses, le jeu en regorge. Elles sont sans doute les plus belles de la console, filant au passage quelques paires de claques bien senties. 

L'action des différents personnages avec qui l'on joue se déroule très souvent à la même date et à la même heure, ainsi les scénarios des uns croisent les scénarios des autres, conférant cet aspect scénarisé au jeu. Enfin, s' il y a un domaine dans lequel Capcom reste le roi c'est celui des graphismes. Certainement les plus beaux de la console à ce jour. Que ce soit en termes de polygones ou en terme d'animation, tout est superbement fait et à cela il n'y a rien à dire.

Pourtant, malgré de somptueux graphismes et une 3D léchée, ce Resident Evil : Revelations manque cruellement de détails. Beaucoup trop de zones sont vides et peu d'éléments sont à analyser. L'ambiance des premiers Resident Evil fut construite jadis avec ce genres de détails... le manoir Spencer regorgeait de tableaux somptueux et angoissants, de statues gracieusement taillées mais aux regards étranges, de jardins curieusement calmes et pourtant si dangereux. De cela, RE : Revelations n'en gardera rien. Tout juste quelques éléments du décors seront "interactifs" mais jamais ne participeront à l'ambiance. Il y a ici l'héritage flagrant des épisodes 4 et 5, mettant surtout l'accent sur l'action. Cependant, malgré ces trompe-l'œil c'est bien face à un Resident Evil à l'ancienne que Capcom place le joueur, sorte de mélange inégal entre l'ancienne et la nouvelle série, un 80/20 qui prouve que Capcom a surtout essayé de renouer avec l'ancienne méthode tout en n'abandonnant pas ses nouveaux automatismes. C'est donc avec un plaisir entier que l'on retrouve le bon vieux système de couloirs, d'escaliers, de dédales et de portes qui ne peuvent être ouvertes qu'avec les bonnes clés... héritage sans doute de l'architecte Trevor du Manoir Spencer. Les monstres lancinant, qui attendent au détour d'un corridor étroit sont revenus et les Hunters avec.

On regrettera par ailleurs la cruelle absence d'énigmes, tout juste remplacés par des mini-jeux de réflexion qui apparaitront lorsqu'il faudra reconnecter des câbles électriques... un maigre lot de consolation. Tout comme le manque de lecture qui faisaient le charme des vieux épisodes Resident Evil et qui aidaient à comprendre l'histoire et ses différents rouages, des lectures qui transportaient dans le jeu et renforçaient l'ambiance. Aujourd'hui, avec un scénario faiblard, tout juste RE : Revelations propose-t-il quelques pages arrachées, laissées par Veltro et manquant d'originalité, conséquence d'un scénario pauvre et prévisible.


Cet épisode ne sera pas simplement à marquer d'une pierre blanche pour son côté "Back to the Future" car il embarque une nouveauté de taille : les doublages en français ! Une première dans la série et même si ces doublages sont inégaux ils restent majoritairement de bonne facture. La malice de Capcom aura été de pousser le kif jusqu'au bout en proposant la possibilité de mettre les voix en japonais (ou en anglais, espagnol, italien...) avec le sous-titrage français.

C'est d'ailleurs ce que nous conseillons de faire avant de lancer la première partie, en allant dans les options du jeu. Reste désormais à savoir si la partie musicale du jeu répond présente... un dilemme qui divise certainement tant les avis à son sujet sont multiples. On est sincèrement bien loin de la qualité des musiques et de la mélancolie qui en découlaient jadis. Et du même coup, l'aspect oppressant de Resident Evil : Revelations en est réduit à son stricte minimum. Oui, les thèmes sont de bonnes facture mais sont loin de servir avec la même intensité l'ambiance comme ce fut le cas de Resident Evil premier du nom jusqu'à Code Veronica. Le jeu a évolué, offrant des thèmes plus rythmés, en adéquation avec un soft désormais plus action que l'ancienne série. Et cela, il faudra l'accepter. Notons que si l'animation est parfaitement réussie et qu'aucun lag dans le feu de l'action n'est à noter, il faudra constater d'énormes ralentissements lors des phases de chargement (généralement dans les ascenseurs) ce qui ne gêne pas outre mesure mais qui pourra surprendre le joueur non averti.

Un Gameplay intuitif...

Vendu seul ou en pack avec le Circle Pad Pro, Resident Evil : Revelations est le tout premier jeu de la console développé pour cet accessoire. Pour les besoins du test nous avons joué avec et sans l'accessoire et le constat est sans appel, car si y jouer sans offre toutefois un gameplay d'excellente facture (et nous saluons Capcom pour cela), y jouer avec rendra la petite escapade jouissive. Impossible de se passer du Circle Pad Pro une fois que l'on s'y est habitué. On retrouve en l'espace de deux minutes les automatismes des précédents épisodes Resident Evil (recharger, faire un demi-tour, courir, ramasser, ouvrir les portes, viser...). Niveau gameplay on frise l'excellence et surtout on retrouve un mix très sympa entre anciens et nouveaux épisodes. Il est possible de viser tout en avançant ou d'esquiver des ennemis en appuyant sur le pad au bon moment. L'esquive reste toutefois assez approximative mais il faudra s'amuser à se perfectionner dans cet art afin d'y décrocher un succès bonus (qui pourra être décroché une fois qu'un nombre conséquent d'esquive aura été réalisé).

Le seul point noir c'est que la recharge de l'arme se situe trop prés de la touche A attribuée à l'herbe verte, qui sert à se soigner. Ce qui aura pour conséquence de souvent user une plante inutilement alors que l'on a simplement voulu recharger. Il faut compter une petite heure de jeu pour réussir à viser parfaitement des zones précises sur les ennemis, tirer dans les jambes pour les faire trébucher, leur tirer dans la tête pour les achever plus vite. Gare de bien viser, car à chaque fin de mission, des statistiques viendront noter le taux de précision, ou encore le nombre de décès au cours de la mission. Ces stats sont importantes et serviront plus tard pour le mode Commando.

Concernant les armes, on retrouve globalement le même type d'arsenal que dans Resident Evil 4 & 5, allant du flingue en passant par le fusil à pompe, les mitrailleuses, le Magnum ou encore le Bazooka. Chaque arme à ses propres atouts et ses propres faiblesses et dans les différents coffres disséminés un peu partout il sera possible de les upgrader (taux de rapidité, puissance, coups critiques...). Pour cela il faudra trouver des pièces d'amélioration qui sont cachées ici ou là. Car si certains objets sont visibles, certains en revanche sont bien planqués et le seul moyen de les trouver sera d'utiliser le Genesis, un scanner portatif de très haute technologie que l'on se trimballera du début à la fin. Il servira également à scanner les ennemis ou à trouver des empreintes, ces dernières ne sont pas évidentes à débusquer mais offriront à la fin une certaine récompense... ces passages au scanner rappelleront à tout bon fans de jeux vidéo le scan intégré de Samus Aran dans Metroid Prime.

Certaines armes ne peuvent être récupérées dans le jeu, il faudra alors les acheter en fonction des fameux points de fin de mission ou via le système StreetPass. Il faut noter qu'il n'est pas possible de démarrer le jeu en mode hard (qui ne se débloque qu'ensuite). Aussi, le jeu s'avère plutôt simple, un sentiment renforcé par l'abondance des munitions. L'héritage du jeu d'action des épisodes récents ayant pris le pas, il est donc inutile de penser à économiser ses balles et l'on pourra dégommer toute affreuse créature qui se dressera sur son chemin sans risquer de se retrouver à poil face à une horde de Hunters. Reste que si cette éventualité arrive, il y aura la solution de l'arme banche, peu efficace ou celle du coup de pied retourné, façon Jet Li, qui peut faire de gros dégâts en fonction du degrés de charge.

Enfin, le jeu permettra de revivre certaines scènes du "Poseidon", il y aura donc des phases sous-marines totalement lourdingues bien qu'oppressantes. Nager sous l'eau est également une première dans la saga mais ces passages se révèlent peu intéressants voir crispants, surtout lorsque des ennemis que l'on ne peut tuer vivent sous l'eau. Car sous l'eau, pas de demi-tour instantané possible, le gameplay si particulier du jeu dessert alors tout à coup ces phases sous-marines dont on se serait volontiers passé...

Une durée de vie conséquente !

S'il faudra environ dix heures de jeu pour terminer le mode aventure, une trentaine d'heures seront en revanche nécessaires pour tout achever à 100% (débloquer tout les bonus, armes, modes et succès). Le jeu, découpé en 12 épisodes, donne, comme nous l'indiquions précédemment, des points et des notes en fonction du temps réalisé pour achever l'épisode, du taux de précision ou du nombre de fois ou l'on est mort. "S" étant la meilleure notre possible, "A" la seconde, "B" la troisième, etc. Il faudra donc refaire au moins une, deux, voire trois fois le jeu pour espérer achever les 12 épisodes avec la note ultime, qui permettra de débloquer encore du contenu. A cela, il faudra rajouter le mode Commando dans lequel on peut refaire les épisodes achevés mais avec une difficulté plus accrue. Il est possible d'y jouer en solo mais également d'y jouer en réseau local (avec un ami dans la même pièce) ou directement en ligne !

Ce mode commando est un véritable jeu dans le jeu, il dispose notamment d'une boutique permettant de dépenser vos points acquis pendant l'aventure, pour acheter de nouvelles armes ou obtenir des améliorations en tout genres. Mais également de choisir avec quel personnage jouer, chaque personnages, tout comme dans les modes Mercenaires des précédents Resident Evil, aura ses atouts et ses inconvénients. Il faudra évidemment débloquer l'ensemble des personnages pour espérer jouer avec des persos bonus et pour cela il faudra réaliser des missions bien précises et déverrouiller certains succès. Capcom a pensé à tout pour offrir une rejouabilité extrême faisant de ce Resident Evil sans doute l'un des plus long de la saga. Le mode online est bien pensé et permettra de passer avec un ami de longues heures à achever les missions et tenter d'obtenir des succès. Que les ermites se rassurent il sera aussi possible de jouer avec des inconnus...

Ce Resident Evil : Revelations est donc bien surprenant. Avec ses graphismes superbes mais manquant de détails, son gameplay aux petits oignons et son mix entre vieux et récent, il réussit un tour de force : celui de concilier l'ancienne et la nouvelle génération de jeux Resident Evil. Pour autant, malgré un bilan final réussi et une durée de vie explosive, des progrès pour retrouver l'excellence des épisodes passé sont encore à faire, notamment en terme d'histoire. Il va désormais falloir pour l'avenir dénicher un très bon scénariste au risque de perdre définitivement l'âme de cette série, décidément pleine de surprises.
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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo 3DS
Editeur
  • Capcom
Développeur
  • Capcom
Genre
  • Action
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   27 janvier 2012
   7 février 2012
   26 janvier 2012

Site officiel
http://www.residentevil.com/revelations/index.php
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