TEST : THE LEGEND OF ZELDA : SPIRIT TRACKS
UNE [jeu] The Legend of Zelda : Spirit Tracks
Console :
console
Editeur :
Nintendo
Développeur :
Nintendo
Genre :
Action - Aventure
Nombre de joueurs :
1
Informations :
test apperçu newsnews soluces
sortie JAP23 décembre 2009
sortie USA7 décembre 2009
sortie EUR11 décembre 2009
courrier forum chat
signé :
TEST

 

Fini la grande bleue, direction à présent les chemins de fer pour ce second Zelda sur DS. Au menu, il sera question comme toujours de donjons, princesses et coffres au trésor, soit le plat quotidien de n’importe quel aventurier en herbe. Mais après un premier épisode qui a vraiment fait parler de lui et dans tous les sens du terme, ce dernier né arrivera-t-il à s'imposer comme le Zelda sur consoles portables, place toujours trustée par l'inoubliable Zelda : Link's Awakening sorti en 1993 sur GameBoy ?



Link, un petit raï ?

Ne tergiversons pas sur le scénario, une fois de plus on aura droit à du menu fretin pour les habitués de la saga : un monde en péril, des temples à visiter, libérer les sceaux de puissances démoniaques. Bref, comme d’habitude, on pourrait résumer le scénario de ce Zelda sur le recto d’un post-it et pas besoin d’écrire petit… Originalité de cet épisode, on retrouve notre brave Link sous la casquette d'un conducteur de train ! En effet, tout commence au château d'Hyrule avec la remise du diplôme de cheminot, et par la princesse Zelda en personne s'il vous plait ! Mais il faudra bien vite croiser le fer pour déjouer le complot machiavélique du ministre Kimado et de son comparse Maître Traucmahr. Et comme Spirit Tracks se déroule seulement quelques décennies après Phantom Hourglass, attendez vous à de nombreux clins d’œil au précédent épisode. Du coup, Nintendo n’y est pas allé par quatre chemins : l’univers de ce Zelda suit rigoureusement les voies du précédent épisode qui, déjà à l’époque, était un copié-collé en bien moins réussi de Zelda Wind Waker. Les amoureux de ‘‘Celda’’ (pour cel-shading) seront donc en terre connue, avec une ambiance très légère à l’opposé d’un Twilight Princess Wii. Prévoyez donc à nouveau une grosse dose de dérision et d’humour, comme pour ses prédécesseurs. Dans l’ensemble on évoquera tout de même un univers avec plus d’identité et de cohésion que dans Phantom Hourglass, qui faisait un peu melting-pot d’îles sans identité se ressemblant pour certaines comme deux sous.


La saga Zelda en train-couchette

Les déplacements en train à travers la contrée d’Hyrule sont sans conteste la grosse nouveauté de cet épisode. Dès le départ il faudra pour se déplacer prendre sa locomotive, évolutive comme le bateau de Phantom Hourglass, pour parcourir le royaume. Du coup, on perd sacrément en liberté puisque pour aller d’un point A à un point B, il faudra suivre un trajet rectiligne dans un monde ouvert en 3D et qui de plus, est assez pauvre en interactions. Oui, on aura toujours droit à quelques ennemis à dégommer, des rubis par ci par là à dénicher, mais comme pour les voyages en bateau, très vite un sentiment de lassitude s’installe. Heureusement, Nintendo nous a ressorti un système de customisation pour le train avec en prime une chasse aux lapins planqués aux quatre coins d’Hyrule. Toujours pour les amateurs de collectionnite aiguë, tous les lieux visités ont une stèle où vous pourrez tamponner votre carnet de voyage. Enfin, même si l’idée du train peut paraître bonne de prime abord, on finit tout de même par se demander quand est-ce qu’on pourra à nouveau fouler librement à pied le monde d’Hyrule, façon Zelda Minish Cap ou Zelda 64.

Qui dit Zelda dit forcément donjons et objets aux capacités les plus étranges qui soient. Commençons par ces derniers. Déception, ce sont toujours les mêmes qui nous sont servis : grappin, aspirateur, boomerang, arc, bombes… et par conséquent, de nombreuses mécaniques de gameplay sont à nouveaux présentes (allumer des interrupteur dans un ordre précis, utiliser l’aspirateur pour se déplacer dans l’eau…). Ce syndrome, qui se faisait déjà sentir dans les derniers épisodes, est vraiment ici omniprésent, un total manque d’inspiration de la part de Nintendo dans la conception d’objets aux capacités et aux mécaniques de jeu sympa. Et du coup, l’impression de déjà vu s’accompagne ici d’une impression totale de déjà joué pour les habitués de la série. Continuons par les donjons, heureusement ils ne sont pas aussi pathétiques que dans le précédent qui se torchaient en cinq minutes, montre en main. Plus grands de façon générale, avec des énigmes certes toujours aussi antédiluviennes mais qui demandent un peu plus de fil à retordre. Mention spéciale pour les boss qui impressionnent toujours et restent très sympa dans l’ensemble à combattre. Même si on est encore loin du level-design et de la complexité qui va de mise d’un Zelda 3, pour ne citer que lui, Nintendo a revu sa copie dans Spirit Tracks. Et pour rassurer les nombreux détracteurs de l’abominable temple du temps de Phantom Hourglass, heureusement il n’est plus d’actualité ici. Bon, on aura droit à un autre temple central, la tour des dieux qu’il faudra revisiter après chaque temple, mais plus besoin de se retaper à chaque fois son ensemble pour avancer dans le jeu.

Zelda déraille à nouveau

Que reste-t-il à ce Zelda pour se démarquer de ses illustres prédécesseurs ? Univers niais et exploration réduite à sa simple expression, mécaniques de jeu déjà vues et revues… Ne comptez pas non plus sur sa durée de vie. En ligne droite, comptez une petite dizaine d’heures pour les hardcore-gamers, un peu plus pour les débutants. C’est sûr que cinq donjons plus le temple central, c’est vraiment le minimum syndical que nous propose Nintendo. La maniabilité au stylet reste assez ergonomique, même si on n’atteint toujours pas la précision d’une bonne croix multidirectionnelle. Si on se déplace sur des plateformes, ou qu’on est près d’un précipice, de nombreuses fois on tombe à cause de l’imprécision du stylet, qui empêche aussi de sortir l’attaque tourbillonnante correctement. Nintendo a tout de même allégé la commande bancale de la roulade qui sortait une fois sur dix dans Phantom Hourglass : plus de cercles à faire au bord de l’écran, désormais deux clics sur l’écran tactile suffisent. On respire enfin.

Passons à la réalisation. Là aussi, à moins de jouer au jeu des sept différences, il est très difficile d’apercevoir un quelconque progrès par rapport à Phantom Hourglass, un jeu pourtant vieux de deux ans. Que ce soit en vue principale ou lors des cut-scenes, on retrouve cette bouillie de pixels caractéristique des jeux 3D sur DS. Et ce ne sera pas les voyages en train qui changeront ce triste constat technique. En effet, les paysages sont vides, un peu comme les temples ou les villages qui sont assez dépouillés. Étrange constat technique pour une plateforme supposée aussi puissante qu’une Nintendo 64. On peut se poser la question : pourquoi s’entêter à développer des Zelda 3D moches et ne pas plutôt opter pour une 3D façon Zelda 64, voire de la 2D qui rendrait beaucoup plus justice à la portable de Nintendo ? Pour finir sur une note positive, on retiendra la bande-son vraiment excellente et la présence d’un instrument sympa. Mais ce ne sont que deux arbres cachant la forêt de défauts du dernier Zelda de Nintendo.



TEST The Legend of Zelda : Spirit Tracks écrit par CooLJeDi le 12 Jan 2010
14/20
Quasi-identiques à Phantom Hourglass, on se retrouve devant un jeu 3D correct pour la plateforme mais moche esthétiquement. Et ce ne sont pas les voyages en train dans un Hyrule vide qui changeront le verdict. Décevant.
13/20
Les cheminots sont encore en grève ? Seulement cinq donjons présents, ce qui est très faible pour un Zelda. Comptez tout de même quelques quêtes annexes qui rallongeront un tantinet la dizaine d'heures d’aventure.
16/20
Entièrement jouable au stylet, on n’atteint toutefois pas les summums de précision d'une bonne croix directionnelle. Ceci dit, la DS est une fois de plus utilisée avec toutes ses fonctionnalités, ce qui fait toujours plaisir.
17/20
Une des toutes meilleures bandes-son de la série, un petit régal pour les tympans.
Zelda Spirit Tracks commet à nouveau les mêmes erreurs que son grand frère. Pardonnable pour une première aventure sur DS, qui proposait pour la série un énorme plus, celui de l’apport du tactile, aujourd’hui Zelda ne surprend plus. Réalisation, durée de vie, mécaniques de jeu, ce Zelda apporte très peu à la saga et n’est seulement recommandable qu’aux fans et à ceux qui n’ont jamais touché à un Zelda de leur vie. Un bon jeu mais un mauvais Zelda, on attend à présent que la série réagisse vite lors de sa prochaine apparition sur Wii.
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RIGHT
 
De très belles musiques
L’instrument très sympa
Pour ceux qui aiment jouer au train dans le train
 
L’effet 1.1
Énigmes vieillottes
Esthétique poussiéreuse
Faible durée de vie
À quand un Zelda 64-like sur DS ?
Pas d'avis supplémentaire
NOTE JOUEURS

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