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Félicitations à Climax qui a parfaitement compris l’idée de faire du neuf avec du vieux. Silent Hill : Shattered Memories plonge le joueur dans un tout nouveau cauchemar interactif, qui évolue selon ses propres peurs et interprétations. Que l’on apprécie ou non cette volonté de mettre en avant l’histoire au profit de la peur et de l’action, le jeu a le mérite de sortir du lot et d’être inédit en son genre sur la console de Nintendo.
Verdict !

Les +


  • L'ambiance
  • L'histoire revisitée de Silent Hill
  • Plus accessible
  • Mécanismes bien pensés
barre

Les -


  • Court
  • On a peur dix minutes
  • A quand la suite ?
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Silent Hill : Shattered Memories
Par Kiklox, le 16 Avril 2010

La série des jeux Silent Hill, c’est tout d’abord onze années d’expériences sur le psyché humain, autant de temps de frissons et de sueurs froides qui, combinés à des histoires recherchées (pour la plupart) font de cela un univers à part entière, original et finalement tout à fait prenant. Quittant pour la seconde fois les studios de la Silent Team, à qui l’on doit les quatre premiers volets, pour passer entre les mains du studio Climax, Silent Hill s’offre même ici le luxe d’une réécriture. Voilà ce qu’est Silent Hill : Shattered Memories, une bouffée d’air frais, une nouvelle vision d’un conte pour adulte prêt à tout pour questionner l’esprit.


Silent Hill est toujours cette ville à mi-chemin entre réalité réelle et réalité parallèle, sûrement davantage dans cet épisode qui ose réécrire de A à Z l’histoire du premier Silent Hill paru sur Playstation en 1999. A la suite d’un accident de voiture à la sortie d’un parc d’attraction, Harry et sa fille se retrouvent propulsés dans une version alternative de leur ville, qui manifestement semble souffrir d’un hiver pernicieux. Suite au choc, Harry se réveille seul, et part donc en toute logique à la recherche de sa fille Cherryl. S’en suit donc une aventure de certes moins de 10 heures chrono en main, mais néanmoins palpitante de bout en bout. Car, et c’est bien là sa force, ce Silent Hill repose essentiellement sur sa mise en scène et son histoire, totalement flexible en fonction du joueur et de son expérience «vécue». Composé d’une dizaine de chapitres, Silent Hill : Shattered Memories est entrecoupé de nombreux passages chez un psychiatre, chacun d’entre-eux annonçant la couleur des événements qui suivront et déterminant selon votre profil et vos réactions ce qui risque d’arriver par la suite. En clair, le psychiatre vous analyse, et comme le dit si bien l’accroche au lancement du disque Wii, ce «jeu s’amuse autant avec vous que vous vous amusez avec». De nombreux mini-jeux ponctuent ces analyses, comme par exemple une séance de coloriage qui influencera les couleurs utilisées dans le jeu, une séance de thérapie morale sur le couple, le mariage et le divorce. Chacun de vos choix impliquant une conséquence et entraînant plusieurs fins possibles. On apprécie cette ouverture d’autant qu’elle engage à rejouer sous un autre angle, et qu’elle fait monter dans l’esprit du joueur cette sensation de n’être qu’une vulgaire marionnette maltraitée par le jeu.

Sans rentrer dans les détails, Silent Hill : Shattered Memories repose à 90% sur l’expérience ressentie à cause de l’histoire et ses enchaînements plus que sur ce que proposait jusque-là la série de Konami, à savoir la peur. Effectivement, si les deux premières heures il est tout à fait possible de sursauter pour des sonorités et bruits de fonds bien placés, on prend très vite ses aises en constatant qu’il n’y a ni monstres menaçant, ni armes à disposition. Peu ou pas d’action dans ce volet donc, car si l’on passe le plus clair de son temps à chercher des indices sur la disparition de sa fille dans une ville déserte, il arrive tout de même que de temps en temps, la réalité alternative prenne le pas sur l’histoire. De ce fait, les monstres sont bien présents, mais peu farouches et se ressemblant tous. La seule solution pour leur échapper étant la fuite, ces séquences font cependant monter la tension dès lors qu’on ignore où se diriger, cherchant à tout prix une zone tranquille. Les monstres ouvrent les portes, sautent par-dessus les murs, de véritables petits Némésis que l’on pourra stopper grâce à des meubles à renverser sur le chemin, des torches à allumer ou des énigmes résolues. Pour la plupart de ces course-poursuites, on se contente de foncer tête baissée dans les premières portes que l’on voit (tout objet à pousser ou mur à traverser sont signalés en bleu fluo pour pas les rater), mais plus on avance dans le jeu, plus il faut alors réfléchir au chemin à emprunter. De véritable casse-tête dès l’instant où il faut ouvrir le téléphone portable de Harry faisant aussi office de carte. Une carte sollicitée qu’à deux ou trois moments cruciaux du jeu, pour le reste on se fie à son instinct (tiens, je suis déjà passé par-là ?). #row_end

Parlons-en de ce téléphone. Véritable couteau-suisse, en plus de pouvoir passer des appels, Harry peut également se servir de son appareil photo intégré pour prendre des clichés (à sauvegarder sur la mémoire de la console ou non) de traces «fantomatiques» afin de développer des petites histoires. De même, Harry reçoit aussi des SMS qui lui indiqueront des endroits à visiter ou l’aideront à résoudre des énigmes. Ces énigmes qui ne sont pas spécialement d’un haut niveau, se résumant pour la plupart du temps à une combinaison de chiffres ou de couleurs à mettre dans le bon ordre, et surtout à de l'observation des lieux. A chaque appel ou message reçu, le portable sonne (cinq sonneries sont disponibles) et l’appel est alors retranscrit dans le haut-parleur de la Wiimote. Une très bonne chose qui joue beaucoup sur l’immersion, d’autant que la Wiimote se met très souvent à grésiller en approche d’un monstre ou d’un indice.

Harry est aussi équipé d’une lampe torche efficace, dirigeable à l’aide de la Wiimote. La maniabilité étant excellente et sans anicroche, on s’y fait très rapidement pour mieux se laisser prendre dans l’aventure. Cette lampe torche a d’ailleurs la fâcheuse tendance à mal éclairer dans les zones les plus obscures ou disons, potentiellement effrayantes. Malheureusement, dès lors qu’on prend conscience que les monstres ne sont présents que lorsque Silent Hill se transforme en gigantesque patinoire (synonyme de réalité parallèle), on ne prend même plus le temps d’ouvrir les portes avec précaution pour éviter de réveiller des esprits malins, car ils n’existent pas. La peur procurée par Silent Hill : Shattered Memories est tout autre que celle autrefois suscitée par les volets des développeurs de la Silent Team (ne parlons pas de Homecoming, le dernier jeu désastreux de Double Helix Games). On a là une peur plus réfléchie, plus liée à l’inconscient du joueur. Car tout le jeu repose sur sa façon de concevoir un monde d’horreur, un monde disloqué, où les liens familiaux ne reposent sur rien d’autre que sa propre interprétation (il s’agit-là du sujet phare du jeu), où finalement la vie n’est que l’illusion qu’on s’en donne. Est-ce peut-être là la raison du dénouement final, qui varie d’un joueur à l’autre, et qui dresse le profil psychologique de chacun façon «horoscope du dimanche» mais de manière bien plus poussée et personnalisée ?



Silent Hill : Shattered Memories relance d’une manière surprenante la franchise. Adieu donc le brouillard et les cendres de la ville de Silent Hill, bonjour la neige et les glaciers. On supprime les monstres et on construit finalement sa propre peur, doucement sous ses yeux. L’interprétation étant laissée au bon vouloir du joueur, mêlant différentes émotions, différents sentiments humains comme la passion, le désir, le besoin, la nécessité, le dégoût, la tendresse, la haine et la violence. Ce genre d’expérience sur Wii se fait rare, il serait donc bête de passer à côté surtout quand il s’agit d’une production de haute-volée pour la console, avec une ville bien modélisée et des jeux de clairs/obscurs somptueux, mettant votre notion de la perspective à rude épreuve par moment. Un excellent titre donc, qui déroutera sûrement les habitués mais qui séduira sans aucun doute ceux qui avaient du mal avec la licence de Konami.

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COMMENTAIRES

Support
  • Wii
Editeur
  • Konami
Développeur
  • Climax
Genre
  • Survival-Horror
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   25 février 2010
   8 décembre 2009
  

Site officiel
http://www.konami.com/games/shsm/
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