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PODCAST #91
E3 2019 : le grand débriefing
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Même en ne reprenant pas le gameplay des anciens épisodes, Shining Force Feather leur succède honorablement. Doté d’un scénario efficace et bourré d'humour, de personnages charismatiques, attachants et dotés de sacrés tempéraments, d’une réalisation technique léchée pour un T-RPG, ce nouveau volet concilie réflexion avec action en proposant des phases d’actions interactives dynamiques, jouissives et défoulantes faisant penser à un jeu de baston. Malheureusement, ce magnifique tableau est quelque peu terni par un niveau de difficulté peu élevé et par une quête principale trop courte, bien que la durée de vie globale du titre soit parfaitement acceptable. Shining Force Feather fait donc partie de ces jeux que l’on savoure à chaque instant et qui procurent un plaisir de jeu intense mais hélas fugace. En conséquence, ce nouvel épisode est "seulement" un bon T-RPG alors qu’il aurait pu au contraire en être un d’exception. Il fera par contre le bonheur de tous ceux qui aiment le T-RPG sans pour autant se retrouver face à une difficulté frustrante au possible sanctionnant le moindre faux pas car, même en étant peu difficle, il demandera quand même un tant soit peu de réflexion. En tout cas, la saga a encore de beaux jours devant elle si Flight-Plan, avec tout son talent, développe un nouvel épisode corrigeant ces défauts.
Verdict !

Les +


  • Réalisation technique de bonne facture pour un T-RPG
  • Gameplay addictif
  • Scénario classique, efficace et bourré d’humour
  • Character design
  • Jin, le héros principal
  • Phases d’action dynamiques et défoulantes
barre

Les -


  • Très facile
  • Quête principale un peu courte (vingt heures environ)
  • Quelques aspects du scénario qui auraient mérité d'être plus approfondis
  • Ce n’est pas un « vrai » Shining Force …
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Shining Force Feather
Par Xeen, le 31 Mai 2009

Si le genre du Tactical-RPG s’est davantage démocratisé avec Nippon Ichi Software et ses Disgaea, ou Intelligent Systems avec ses Fire Emblem, d’autres développeurs restent quasiment inconnus hors de l’Archipel alors qu’ils font là-bas office de figure de poids lourds. C’est notamment le cas de Flight-Plan. Si ce développeur est davantage connu du public pour sa série Summon Night, notamment grâce à une localisation US de certains épisodes, ses T-RPGs demeurent plus obscurs. C’est pourtant à Flight-Plan que l’on doit la saga Black Matrix, Dragon Shadow Spell ou bien encore Poison Pink. Mais c’est aussi à lui que Sega a dernièrement confié la réalisation du dernier épisode en date d’une de ses séries phare : Shining Force. Redevenant pour l’occasion un T-RPG comme ses illustres ancêtres, le petit nouveau, baptisé Feather, a eu de quoi faire saliver bon nombre de fans n’en pouvant plus d’attendre une suite au mythique Shining Force III. Sorti le 19 février, le même jour qu’une autre production de Flight-Plan mais sur PS2, Sacred Blaze, Shining Force Feather va-t-il réconcilier les fans avec la saga ou à nouveau les décevoir ?


Depuis qu’il a quitté son village voilà près de deux ans, Jin, le héros de l’histoire, est devenu chasseur de trésors. En compagnie de son meilleur ami Baile, un centaure, il investit diverses ruines à la recherche d’artefacts qui les rendront riches. Alors qu’ils explorent l’une d’elles dans la Vallée de l’Esprit, ils découvrent une capsule dans laquelle est endormie une jeune fille. De nature insouciante, téméraire mais surtout je-m’en-foutiste, Jin ouvre la capsule, ce qui a pour effet de réveiller la demoiselle. A peine émergée de son long sommeil, la jeune fille, prénommée Alfin, déclare à Jin qu’il est à présent son nouveau maître. Un peu surpris, Jin n’a d’autre réponse que « Sérieux, je suis ton nouveau maître ? », ce à quoi elle répond qu’il est de son devoir de se plier aux exigences et aux ordres de son maître de part sa nature de « CoreUnit ». Alfin conduit alors Jin et Baile dans une salle secrète dans laquelle se trouve un immense vaisseau volant. Etant maintenant capitaine de cet imposant bâtiment, Jin est bien décidé à utiliser ce vaisseau dans sa chasse aux trésors ... ou de le vendre afin de récupérer une somme rondelette. Cependant, au même moment, Shuhou, deuxième prince de l’Empire de Syron, découvre lui aussi dans ces mêmes ruines une CoreUnit : Lavigna. Va ainsi recommencer un conflit vieux de trois mille ans qui opposa les forces du Bien et du Mal. En réalité, les CoreUnits sont ni plus ni moins que des humanoïdes créés afin de combattre. Elles servent de conscience, de cœur, et d'interface à des vaisseaux de guerre que l’on pourrait qualifier de « vivants ». Alfin servit les rangs de l’armée de la lumière (la Shining Force) alors que Lavigna ceux de l’armée des ténèbres (les Nihilistes). En s’opposant à Shuhou, littéralement subjugué par Lavigna, Jin va devoir faire face à son propre passé et se battre contre celui avec qui il fut élevé et qu’il considère comme son propre frère, Shizuma, devenu depuis le plus jeune général de l’empire. Dans sa lutte, Jin se fera de nombreux alliés : Rush, un chasseur de trésor rival qui a lui aussi trouvé le même jour dans ces mêmes ruines Pipin, une CoreUnit ressemblant à une souris, la joviale et délurée elfe archère Myriam, Tida, une fille-chat gagnant sa vie comme gladiatrice depuis la mort de ses parents, ou bien encore un mercenaire minotaure du nom de Barbazan.

Jin, aie confiance en la Force

Au risque de décevoir une grande majorité de fans, Shining Force Feather ne reprend aucun élément de gameplay de ses ancêtres. Les habitués de Flight-Plan observeront par ailleurs de très grandes similitudes, que ce soit en terme d’interface ou de progression, entre Feather et d’autres productions du studio comme Black Matrix ou Dragon Shadow

Spell.

Pour commencer, sur les neuf héros disponibles, seuls cinq au maximum peuvent prendre part au combat. Comme dans grand nombre de T-RPGs, les batailles sont décomposées en tours (Battle Turn) pour lesquels héros et ennemis agissent suivant un ordre précis. Ici, pas question de se déplacer de case en case. Les protagonistes se déplacent à l’envi sur toute la surface de combat jusqu’à épuisement d’une jauge de mouvement. Là où se distingue Shining Force Feather des autres productions du genre, c’est qu’il sépare les phases de déplacement/décision des phases d’action. Intervient alors l’élément central du gameplay : la Force. La Force est une jauge de points d’action (APs) augmentant au début de chaque Battle Turn. Les héros possèdent quatre attaques de base, deux coups classiques et deux coups élémentaires (feu, eau,…) ayant différents niveaux de puissance et consommant une certaine quantité de APs. Il s’agira alors durant les phases d'action d’exécuter des combos avec ces différentes attaques. Une fois un certain nombre de coups placés, les héros assènent alors un burst (un coup spécial en quelque sorte). En revanche, pour réaliser un enchaînement, il faudra tenir compte d’une jauge de timing figurant au-dessous d'eux. Ils pourront aussi se défendre lorsque leur adversaire attaque. Lors de ces phases défensives, en appuyant en rythme au moment où le coup est porté, ils regagneront soit des points de vie ou d’action. Viennent ensuite les attaques de « formations », les unions et les connects. Les unions autoriseront deux héros à attaquer un ennemi simultanément en combinant leur Force (union) où à plusieurs (connects). Les unions permettent de faire combattre simultanément deux héros qui partageront leur jauge de Force. Les connects, elles, permettront de les faire intervenir à tour de rôle lors d’une même attaque à condition que leur tour de jeu se succèdent les uns à la suite des autres. Les cinq héros peuvent d'ailleurs tous participer à une même connect si les conditions nécessaires sont satisfaites. Toujours concernant les connects, si un enchaînement de quinze coups (hits) est réalisé par l’ensemble des héros, il sera possible alors de déclencher un Finish dévastateur. Enfin, une fois la barre de Force à son maximum, les héros pourront soit utiliser leur furie (ForceMax) soit lancer une attaque multiple sur plusieurs ennemis à la fois (trois au maximum). Dans le cas d'une attaque multiple en revanche, les dégâts infligés à chaque ennemi ne sont pas de même proportion. En plus de se battre avec des armes, certains compagnons de Jin pourront avoir recours à la magie (skills) consommant un nombre d’APs bien défini. Cependant, le coût d'un sort peut être augmenté afin d’agrandir sa zone d’action (mais pas sa puissance).

Une fois vaincus, les ennemis laisseront dans leur sillage du mithril, la monnaie locale. Par contre, s’acharner sur leur dépouille en continuant d’enchaîner les coups permettra d’en glaner davantage. Les points d’expérience ne sont attribués qu’une fois la victoire finale obtenue. Initialement, tous les héros ayant participé au combat en récupèrent le même nombre mais celui-ci augmente suivant un pourcentage dépendant des actions qu’ils auront effectué sur le champ de bataille (participations aux unions et connects, attaques multiples, etc.).

La mise en scène de ces phases d’attaque est très dynamique avec un travail poussé dans l’animation des héros et des ennemis. On ressent les attaques portées et c’est avec bonheur que l’on voit le héros courir vers son adversaire, le taillader, le projeter dans les airs en continuant de le larder de coups pour ensuite le faire retomber sur le sol et le voir rouler sur plusieurs mètres. Ainsi, les combats sont particulièrement jouissifs et défoulants, ce qui risque en contrepartie de ne pas faire l’unanimité chez tous les amateurs de T-RPGs. Bien que les toutes premières heures nécessitent un petit temps d’adaptation pour appréhender ce système, le gameplay finit par devenir très intuitif et particulièrement addictif.

D&CO dans mon vaisseau

Le vaisseau sert de lieu de transition entre chaque bataille et est reparti en plusieurs salles. A partir de la pièce centrale, Jin accède à la carte du monde proposant main-events (desquels découlent les batailles), sub-events (des phases de dialogues agrémentant l’histoire principale), et enfin breakbattles faisant office de combat/quêtes annexes. Les breakbattles sont de mini-challenges. Si certaines demanderont d'éliminer l'ensemble des ennemis présents sur le terrain, d'autres par exemple sont des défis de rapidité comme des chasses aux trésors consistant à ouvrir le plus de coffres possible en étant en compétition contre d'autres aventuriers. C'est aussi dans ce hall central que l’on achète armures et items utilisables durant le combat, que l’on forge ses armes, ou que l’on sauve et charge sa partie. Le salon donnera l’occasion à Jin de nouer des liens d’amitié plus profonds avec ses nouveaux alliés et d’en apprendre plus sur leur passé, alors que la salle d’entraînement, grâce aux free battles, permettra de combattre librement des monstres afin de gagner mithril et points d’EXP. Néanmoins, une grande partie des spécificités de ces salles ne seront pas accessibles dès le début de l’aventure. Les premiers chapitres de l’intrigue reposeront d’ailleurs sur la recherche de « code keys » qui permettront au vaisseau de retrouver toutes ses fonctionnalités. Malgré cela, afin de jouir du confort de chacune des salles, il faudra les upgrader moyennant de très lourdes sommes de mithril. Améliorer la salle d’entraînement permettra d’affronter des ennemis de plus en plus puissants et upgrader au maximum chacune des pièces aura pour effet de débloquer certains bonus comme le Sound Test (par le biais d’un juke box) pour le salon.#row_end

La customisation des salles rapportera aussi des « points ». Si Alfin n’est pas un personnage jouable, elle influe à sa manière sur le champ de bataille. Contre un nombre donné de points, elle peut être vêtue de tenues ayant chacune leur effet: augmentation de l’attaque pour tous les héros, de la défense, des points de force lors du premier battle turn,…A ses vêtements sont insérables des programmes qui, en plus de renforcer les caractéristiques des héros, peuvent augmenter la probabilité de récupérer plus d’objet durant les combats ou de gagner plus de mithril.

Enfin, c’est dans le vaisseau que se gère l’équipement de Jin et de ses comparses. Le système est d’ailleurs assez particulier. Les armures et accessoires sont représentés par des formes géométriques : cercle, carré, triangle,…Chacune de ses formes s’encastrent dans un carré vide représentant ce que peut porter le héros, rappelant un peu le jeu du tangram. Pour finir, les armes ne s’achètent pas mais s’upgradent. Pour chaque niveau de puissance supplémentaire, l’arme peut être orientée suivant deux caractéristiques ou bien demeurer équilibrée. L’orientation d’une arme n’est pas sans conséquence. Elle affecte les caractéristiques des héros lorsqu’ils gagnent des niveaux d’expérience et influe sur les pourcentages de dégâts portés lors des attaques multiples.

L’épée plus forte que la plume

Graphiquement, le jeu reste très agréable à l’œil. La réalisation technique est particulièrement réussie avec des décors en 3D limite flashy et/ou aux teintes pastelles, les personnages étant eux en 2D. S’il ne soutient pas la comparaison face à de récentes productions en matière de 2D et de 3D, Shining Force Feather se défend plutôt bien techniquement dans le registre du T-RPG, même si certaines batailles, les premières d’ailleurs, paraissent un peu vides ou manquant de relief… En plus d’être remarquablement animés, les sprites des personnages durant les phases d’action sont énormes, quoiqu’un peu pixélisés du coup, rappelant ainsi les productions que l’on pouvait voir durant l’ère Saturn ou PS. Ce sera aussi l’occasion d’admirer de splendides effets de lumière. Pour ce qui est des phases de déplacement/décision, cela reste conventionnel. Pour ce nouvel épisode, le character design a été confié à Pako, qui avait auparavant réalisé celui de Shining Force Exa, et Noiji Ito, illustratrice peu connue hors du Japon et qui a surtout œuvré sur des mangas ou jeux de charme. Les différents artworks des personnages pourront être admirés durant l’ensemble des phases de dialogue. Enfin, certains chapitres seront ponctués de courtes cinématiques en 3D ou en animé.

Le style graphique assez lumineux est là comme soutient à une ambiance générale plutôt bon enfant et à un scénario certes classiques mais efficace et bourré d’humour, même si les dernières heures de jeu trancheront radicalement avec le reste en étant davantage sombres. Les personnages sont hauts en couleur, héros comme Myriam, qui a un quotient intellectuel inférieur à une brique, ou bad guys, à l’image de Gyaon, un commandant de l’empire un poil narcissique et sacrément pleutre, ou un petit groupe de gobelins particulièrement rancunier envers Jin. L’intérêt que l’on éprouve pour l’histoire est pour beaucoup dû à Jin. Charismatique à souhait, allure dark au possible, Jin a tout de l’anti-héros par excellence. Hâbleur, téméraire voire inconscient, je-m’en-foutiste, gaffeur ou manquant singulièrement de tact (il demandera à Alfin peu après leur rencontre si, en tant qu’humanoïde, elle mange ou va au toilette comme tout le monde), le garçon accuse un sérieux côté voyou pour ne pas dire racaille. Par dessus cela, il n'a aucune mémoire des noms. Il mettra du temps par exemple à se rappeler celui de la magicienne du groupe, Griselia. Il ira même jusqu'à surnommer Reifa, l'une des quatre généraux de l'empire, d'elfe noire à gros seins. Jin est d'ailleurs assez porté sur la plastique féminine. Cela ne lui porte pas forcément préjudice en plus. Griselia, complètement amoureuse de lui, frôle à son contact la crise d'hystérie façon jeunes filles en fleur devant certains groupes de rock allemands.  Malgré tous ses défauts, Jin a un bon fond. Il demandera très vite à Alfin une fois à bord du vaisseau de ne pas le considérer comme son maître mais comme un ami. Jin fait penser, dans sa manière d’agir ou de s’exprimer, à un « yankee », ces jeune délinquants japonais du genre de Eikichi Onizuka dans GTO. Finalement, on regrettera surtout que son passé ne soit pas assez mis en avant (son enfance, sa rencontre avec Baile,…) bien qu’il soit évoqué dans plusieurs dialogues, tout comme sa relation avec Shizuma et Sayaka, le fille de Oushin, l’ancien maître d’armes des deux garçons. De même, une grande partie de l’aventure s’attache à la rencontre de chaque nouvel allié de Jin et à la recherche des code keys. La confrontation avec l’empire de Syron ne débutera véritablement qu’au dernier tiers du scénario.

Comme à l’accoutumée, les doublages sont de qualité vu que la plupart des doubleurs sont issus du monde de l’animé et du jeu vidéo. Les compositions musicales, agréables à écouter même en étant pas transcendantes, collent parfaitement à l’ambiance : empruntes de légèreté lors des phases de dialogue ou lorsqu’un bon mot va être prononcé, rythmées lors des phases de combats…Là encore, les musiques rappellent les TRPGs de l'époque comme Arc The Lad et procurent un petit sentiment de nostalgie.

Hélas, Shining Force Feather présente deux défauts combinés : sa durée de vie et son niveau de difficulté peu élevé. A l’inverse d’un Poison Pink d’une difficulté crispante et limite pétage de plomb, et à l’exception de quelques breakbattles ou des combats du dernier chapitre, Shining Force Feather se boucle sans la moindre difficulté. Bien sur, il requerra un peu de jugeote lors des déplacements de ses unités en prenant en compte les divers obstacles du terrain ou de gérer correctement leurs jauges d'action de telle sorte qu'elles puissent exécuter des unions ou connects. Il sera donc parfois préférable d’attendre que les jauges de Force de Jin et de ses amis se remplissent au maximum en attendant quelques tours plutôt que de lancer des attaques futiles avec un nombre d’APs réduit, même si cela implique de s'exposer davantage à l'ennemi. Mais, globalement, pour qu’un héros meure durant le combat ou pour voir l’écran de game over, il faut le vouloir. En accomplissant les breakbattles proposées durant chaque chapitre, quelques free battles et en maîtrisant toutes les subtilités du système de combat, les héros, en étant équipés des meilleures armures, sont limite invulnérables. Seuls les boss parviennent tant bien que mal à faire quelques dégâts et encore. En conséquence, les combats de Shining Force Feather ne seront pas synonymes de réflexion intense, ce qui ne fera pas l’affaire des masochistes du T-RPG.  Par contre, ils feront le bonheur de ceux qui aiment joueur à un T-RPG ne sanctionnant pas instantanément le moindre faux pas et véhiculant un sentiment de frustration.  Cela dit, certaines breakbattles demanderont quand même de se creuser les méninges de part le défi qu'elles proposent.

A ce niveau de difficulté peu élevé s’ajoute une durée de vie, ou plutôt une quête principale, bien trop courte. En effet, il faudra seulement compter entre vingt et vingt cinq heures pour achever la quête principale et l’ensemble des breakbattles proposées durant cette dernière. Toutefois, une fois l’aventure terminée, il sera possible de participer à d’autres breakbattles bien plus retorses. Par ailleurs, débloquer tous les secrets du jeu et les tenues d’Alfin, prendra énormément de temps en raison du coût des upgrades des salles. De plus, les free battles permettront d’affronter des monstres ayant le level d’EXP maximum (soit lvl 99).

Malgré ces deux lourds défauts, Shining Force Feather n’en demeure pas moins un T-RPG sympathique grâce à son gameplay particulièrement jouissif et défoulant, même s’il n’a plus aucun rapport avec celui de ses illustres grands frères. S’il ne révolutionne aucunement le genre, avec une histoire classique mais remplie d'humour, des combats faciles mais intenses, Shining Force Feather fait partie de ces jeux certes courts mais pour lesquels le plaisir de jeu est omniprésent et pour lesquels on ne voit pas le temps passer. En conclusion, s’il n’était pas desservi par une difficulté aussi peu élevée, Shining Force Feather, au lieu d’être un bon T-RPG, aurait été incontournable. Il est vrai aussi que la concurrence sur la portable de Nintendo est assez rude. Ceux qui souhaitent jouer à un T-RPG assez facile mais qui demande quand même un tant soit peu de réflexion se tourneront vers Shining Force Feather alors que ceux jurant par une difficulté excessive ou un système de jeu se perdant dans la complexité préfèreront un Disgaea. Néanmoins, on retrouve là toute la maîtrise des studios de Flight-Plan. Aussi, s’il devait à l’avenir réaliser un nouvel épisode, en corrigeant le niveau de difficulté et en incluant de nouvelles options, on obtiendrait un must-have.
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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo DS
Editeur
  • Sega
Développeur
  • Flight-Plan
Genre
  • Tactical-RPG
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
  
  
   19 février 2009

Site officiel
http://shining-force.jp/sff/
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