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PODCAST #83
La Switch sur son petit nuage
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Avec ses graphismes et sa prise en main du tonnerre, The Conduit avait tout le potentiel nécessaire pour se dresser comme le messie des FPS sur la Wii. Mais son level design douteux et sa campagne solo express ont vite fait de redescendre High Voltage de son petit nuage, sans oublier d’emporter au passage tous les espoirs que son jeu suscitait auprès des joueurs. Au final, The Conduit est un FPS tout juste correct, qui restera dans les esprits principalement pour son mode multi en ligne plutôt convaincant.
Verdict !

Les +


  • Les graphismes
  • La prise en main
  • Le multi en ligne
barre

Les -


  • Design des niveaux douteux
  • Les mines…
  • Solo trop court
  • Pas d'écran splitté en multi
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The Conduit
Par Blayrow, le 20 Juillet 2009

La Wii, que l’on jugeait au départ parfaitement profilée pour le genre, n’a finalement pas brillée en matière de jeux de tirs. Sauf si vous considérez Red Steel, Call of Duty 3 ou Far Cry Vengeance comme des chef-d’œuvres. Pourtant, tout y est : la Wiimote, une gâchette, un pointeur, de quoi révolutionner le FPS sur consoles, ne manque plus que les jeux. C’est là qu’interviennent High Voltage Software et The Conduit, FPS ambitieux à plus d’un titre qui compte bien redorer le blason de la console en la matière. Pari réussi ?




Ce tunnel un peu sombre qui sent pas très bon


Même si c’était prévisible à trois kilomètres, le scénario de The Conduit est loin d’être son point fort. Dans un saladier, mélanger un scénar de téléfilm de suspens à l’américaine où la sécurité de l’État est menacée par un complot mystérieux, ajouter à cela une pincée d’extra-terrestres forcément belliqueux qui débarquent d’on ne sait où, et voilà en gros la trame du jeu. On y incarne l’agent Ford, sorte de Steven Seagall de circonstance, qui devra se frayer un chemin dans les rues de Washington pour découvrir la vérité derrière l’invasion d’aliens qui menace le pays. Pour riposter, le joueur pourra compter sur du matériel très performant. Si l’est un bon point à attribuer à The Conduit, c’est sur le nombre d’armes assez impressionnant que compte le jeu. L’expert en ballistique en aura pour son argent : chaque niveau recèle de nouveaux calibres, trainant nonchalamment par terre ou lâchés par les ennemis, et qui ne demandent qu’à être ramassés. De la mitraillette de base ou du pistolet des premiers niveaux, on passera vite à un large arsenal de fusils extra-terrestre sans oublier l’artillerie lourde. Même si l’on ne peut transporter que deux de ces joujoux à la fois en plus d’une demi-douzaine de grenades, Ford aura le choix des armes, et il en aura bien besoin.

En effet, The Conduit mise plus sur la confrontation directe que l’infiltration. Tout au long de son périple, qui sera aussi celui du joueur, Ford fera connaissance avec un bestiaire très varié de cette race alien appelée Drudge, suffisamment varié pour vous les briser tout au long de l’aventure. Aux simples humains, qu’ils soient agents gouvernementaux ou scientifiques, s’ajoutent également des bestioles volantes, des pucerons explosifs, des « boomers » à la carapace un peu plus solide ou encore des boss coriaces qui absorberont plusieurs chargeurs avant de rendre l’âme. C’est bien simple, à chaque instant c’est un vrai zoo qui ne vous lâchera pas d’une semelle. Non seulement les Drudge sont nombreux et collants, mais ils ont aussi la sale manie de réapparaître (ou respawner, comme on dit) indéfiniment tant que vous n’avez pas détruit leurs « nids ». Du coup, on se retrouve à se faire attaquer sans interruption : à distance d’une part, mais aussi au corps à corps avec de petites bestioles qui ont la griffe facile quand elles ne choisissent pas de vous exploser dessus. Comme si ça ne suffisait pas, High Voltage a eu la mauvaise idée d’inclure d’autres « cadeaux » dans les niveaux, comme des mines à désamorcer, pas très malin quand on a vingt monstres aux basques. Enfin, malgré son dynamisme l’action de The Conduit souffre d’une répétitivité qui en saoûlera plus d’un. Victime du bien connu syndrome Halo, certains niveaux de The Conduit vous feront visiter des salles génériques qui sentent bon le copier/coller. Traverser quatre fois la même bibliothèque dans la Maison Blanche, avec les mêmes ennemis qui plus est, ça ne trompe pas grand monde. Surtout que la grande majorité des décors sont d’une banalité affligeante : rues, égouts, laboratoires, bureaux… au secours.
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Le roi de la gâchette


Heureusement, The Conduit a quelques atouts pour pallier ses imperfections en matière de level design. Il y a d’abord, comme annoncé, les graphismes. High Voltage a tenu ses promesses et livre un jeu à la réalisation de haute volée, qui se situe un cran au-dessus de ce qu’on peut voir habituellement sur Wii. Des textures qui en jettent, des animations bien fichues et même un petit flou de profondeur lors du rechargement, voilà de quoi prouver que la Wii en a bel et bien dans le ventre. Évidemment, le frame rate lui ne suit pas toujours, surtout avec un tel niveau de détail et un écran souvent bien chargé, mais il reste globalement à un niveau acceptable.

L’autre point fort est à aller chercher du côté de la maniabilité. The Conduit se prend très facilement en main, et comporte de multiples options de paramétrage. On pourra ainsi régler l’angle mort (autrement dit le périmètre dans lequel le pointeur fait bouger la tête du personnage), ou encore la configuration des boutons. De base, on trouve quelques incohérences, comme l’attaque de mêlée assignée à un mouvement de Wiimote, et qui rend bien confus les combats au corps à corps, surtout en multi. A part ça, le jeu comporte quelques idées sympa, pour peu que vous ayez le pouce assez long. Une pression sur la croix permet par exemple de faire un demi-tour complet sans avoir à bouger la Wiimote. Le bouton +, lui, sera d’une utilité cruciale puisqu’il permet de sortir un accessoire mystérieux, l’œil, sorte de sphère dotée d’un faisceau révélant l’invisible. Histoire de rompre avec les combats frénétiques, les niveaux cachent des serrures invisibles et des interrupteurs qu’il faudra « activer » avec cette sphère, qui permet également de révéler des caches d’armes ou de briser le camouflage d’un ennemi invisible. Un ustensile sympathique, même si, comme écrit plus haut, l’action incessante rend parfois pénible son utilisation au beau milieu des combats.

Une prise en main efficace associée à une réalisation solide, là est donc le véritable intérêt de The Conduit. Envoyer valser un Drudge au corps à corps d’un geste de Wiimote, charger son tir et pulvériser un autre alien planqué derrière une voiture, sentir le bruit du rechargement de l’arme dans le haut-parleur de la manette, ce sont des sensations qui font mouche chez tout fan de FPS. Un plaisir toutefois éphémère. 5 heures seulement suffisent pour venir à bout de la dizaine de niveaux de la campagne solo, et ce ne sont pas ses plusieurs modes de difficulté ni ses bonus (succès façon Xbox 360, emblèmes planqués) qui donneront envie de s’y replonger.

A plusieurs dans le même Conduit


C’est donc vers le multijoueur que les PGM de tous poils pourront se tourner pour profiter du jeu sur le long terme. Uniquement jouable en ligne et sans écran splitté, il n’a pas été négligé par High Voltage, loin de là. En même temps, la concurrence sur le créneau n’est pas farouche. Au programme, trois modes de jeux : Chacun pour Soi, Match en équipe, et Match à Objectif, qui cachent eux-mêmes plusieurs variantes jouable jusqu’à douze participants. Par exemple, en Chacun pour Soi les joueurs doivent s’entretuer pour tous les moyens possibles, on l’aura compris. Mais ils peuvent être limités par trois réapparitions, ou bien avoir une « cible » bien particulière à éliminer pour marquer des points. Une fois dans le feu de l’action, l’arsenal proposé varie selon les parties : si certains préfèrent commencer avec des armes classiques, d’autres mettent directement des armes explosives, et en voiture Simone. Contrairement au mode solo, le multi se la joue moins bourrin. Sachant que quelques balles plus un coup de crosse peuvent vous mettre à terre en moins de deux, la prudence et la coopération sont de mise. Les matches prennent donc une tournure assez stratégique, la marge de progression étant bien réelle, récompensée par des points d’expérience et des « grades » pour frimer. Signalons aussi une compatibilité avec le WiiSpeak pour s’insulter entre amis.

Niveau paramétrages en tout genre, le jeu laisse le choix de la rencontre entre des adversaires proches géographiquement (Régional) ou de tous les coins du monde, mais dans les deux cas aucun lag n’a pointé le bout de son nez. En revanche, au moment de choisir un match on aurait aimé plus de « filtres » pour choisir sa partie selon la durée, les armes, la carte, ou le niveau des joueurs. Autre souci, plus grave : l’interminable attente passée dans les lobbies à attendre que le jeu démarre une partie. C’est trop long, point, alors que chez d’autres le slogan « Jump In » prend tout son sens avec des parties qui démarrent en quelques secondes. Mais difficile de faire la fine bouche alors que la concurrence, encore une fois, est étonnamment inexistante.
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COMMENTAIRES

Support
  • Wii
Editeur
  • Sega
Développeur
  • High Voltage Software
Genre
  • FPS
Nombre de joueurs
  • 1 à 12
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   10 juillet 2009
   23 juin 2009
  

Site officiel
http://www.conduitgame.com/index_uk.html
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