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 Switch  Ska Studios  1 à 2 02/08/2018
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Editeur Genre Divers
 Ska Studios  A-RPG     Site officiel
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switch
Test Nintendo Switch de Salt and Sanctuary, une pépite indé exigeante et délicieusement sinistre

 Par Yubaba,
 le 06/02/2019 à 14H30

Beaucoup de joueurs étant en quête de challenge et d’expériences gratifiantes, les jeux volontairement exigeants dans la veine de Dark Souls et Bloodborne sont de plus en plus nombreux sur le marché. Les développeurs de Ska Studios ont voulu s’atteler à l’exercice et ont conçu Salt and Sanctuary, un RPG 2D « die and retry » pur souche. Comme souvent, le jeu est d’abord sorti sur PS4 et PC en 2016, avant de rejoindre le catalogue de cette chère petite Switch en 2018. Est-ce un jeu moyen capitalisant sur la mode des jeux frustrants ou une œuvre solide et satisfaisante pour les joueurs expérimentés et obstinés ?


Un test rédigé par Skyward.


Robinson Crucifié

Le joueur incarne un marin qui fait partie de la garde rapprochée d’une princesse destinée à un mariage arrangé dans une contrée lointaine. Cette union est capitale pour le retour de la paix entre les deux royaumes. Mais le navire s’échoue sur une île méconnue et pleine de dangers à la suite d’un naufrage provoqué par une créature lovecraftienne. Pas besoin de chercher des explications plus poussées dès le départ, l’histoire et les mystères de cette île sont révélés de manière subtile et délicate au fur et à mesure de l’aventure, par la lecture et l’analyse des objets trouvés sur le chemin. La mythologie du royaume traversé est très riche et fascinante, au point que certains fans se sont amusés à rédiger un livre d’histoire relatant les chroniques de cette contrée, et on peut noter la présence de nombreux clins d’œil à d’autres œuvres célèbres, dont Bloodborne. En guise de tutoriel on trouvera simplement des bouteilles à l’abandon contenant des instructions. Il faut donc aller de l’avant et explorer en ayant le cœur bien accroché.


L’esthétique sombre et gothique est délicieusement glauque, et les ténèbres ne quittent jamais vraiment le héros. Les lieux traversés sont très diversifiés et tous plus tristes les uns que les autres : forêt pleine de poison, grève purulente, village décoré de pendus. Le désespoir et l’horreur règnent partout. Un grand bravo aux artistes qui ont su concevoir cet environnement qui a une patte toute singulière. Le bestiaire est tout aussi glauque : morts-vivants, loups, harpies pullulent et massacrent sans pitié le petit marin téméraire. Si on veut vraiment chipoter, on mettra juste un petit bémol sur le design du héros lui-même, ainsi que les humains rencontrés dans le jeu qui ont un côté un peu « derp » qui ne colle pas avec le sérieux du reste du jeu.

L’ambiance sonore, souvent à base de guitare électrique, est discrète (en dehors des combats de boss) et accompagne délicatement la mise en place de l’atmosphère au lieu d’être étouffante, ce que l’on salue. La musique de combat est épique et entraînante.


Dark sels

Le gameplay est assez classique, le jeu est en vue de côté et le héros peut se déplacer, sauter, frapper de près ou envoyer des projectiles (flèches, magie) à distance. Il est possible d’assigner deux sets de deux armes et passer de l’un à l’autre en cours de combat. Enfin, le héros peut se soigner et effectuer des roulades fort utiles pour esquiver les attaques de l’ennemi.

Les combats sont exigeants et ne laissent pas la place à l’improvisation, mais rien n’est impossible ou volontairement injuste. Il faudra évidemment recommencer les combats de boss et les traversées des mondes un bon nombre de fois pour en venir à bout, mais la difficulté n’est pas artificielle. Un des intérêts du jeu est le fait que la spécialisation du personnage en fonction de sa classe change drastiquement la manière de combattre. Il existe huit classes (chevalier, mage, paladin, voleur, chasseur, chef, mendiant ou clerc), et chacune d’entre elles a des caractéristiques spécifiques qui font évoluer la manière de jouer. Un chevalier sera plus bourrin tandis qu’un mage attaquera plutôt à distance. Les classes de chef et de mendiant ne sont pas spécialement intéressantes et représentent plus un handicap pour les joueurs en quête d’un challenge supplémentaire.


Le jeu est dans l'ensemble un metroidvania traditionnel. Il faut traverser successivement plusieurs mondes contenant chacun un boss. Les mondes possèdent tous des caractéristiques en termes de danger (par exemple pièges, ou poison) et il faut bien assimiler leur spécificité pour les traverser sans mourir. Quant aux boss, ils se situent souvent dans des lieux où il est difficile de les anticiper, ce qui entraîne des défaites surprises et par conséquent des pertes de sel et d’or que l’on ramasse au cours du jeu. Les combats sont en revanche très bien conçus et intéressants.

Sel et sanctuaires

Le titre du jeu est directement issu de sa mécanique caractéristique principale : l’existence des sanctuaires et la récolte du sel. Au fur et à mesure que l’on tue des ennemis, on ramasse non seulement de l’or mais aussi du sel, qui représente l’essence vitale de tout être vivant dans ce monde et n’a d’utilité que dans des lieux nommés sanctuaires. Les sanctuaires sont dédiés à une divinité spécifique et permettent de se soigner, de faire des achats et sont également des points de sauvegarde automatique et de téléportation.


La première chose à savoir sur un sanctuaire est le type de divinité qui y est vénéré. Le héros doit choisir dès le départ un dieu ou une entité divine. S’il trouve un sanctuaire correspondant à sa religion il n’y a pas de problème et il peut se servir de toutes ses fonctionnalités. En revanche si son dieu est différent, il a plusieurs choix : se convertir, ne pas se servir du sanctuaire, ou le souiller pour le convertir à sa religion. Le premier choix est souvent le plus aisé, mais il implique de laisser tomber une autre religion parfois plus intéressante. De plus, le joueur acquiert un pêché qu’il faudra absolument absoudre avant de pouvoir retourner à la religion précédente, et les sanctuaires dédiés à cette précédente religion seront hostiles. La souillure est un acte plus grave qui aura pour conséquence de se faire attaquer par des gardiens de sanctuaire qu’il faudra vaincre avant de se servir à nouveau du lieu.

Le sel sert à monter de niveau. Une fois une certaine quantité accumulée, il est possible de le dépenser dans un sanctuaire ami. Monter de niveau permet également d’avancer sur l’immense arbre des talents qui définit les capacités du héros. Cet arbre possède des branches liées aux différentes classes qui existent et il est possible d’approfondir sa classe ou d’aller en explorer une autre, pour pouvoir par exemple découvrir la magie ou manier des armes plus lourdes. Le problème du sel est qu’il est perdu à chaque décès. Le joueur a alors une chance d’aller le récupérer en battant le monstre qui l’a tué, mais en cas d’une seconde mort consécutive, ce sel est perdu. C’est frustrant mais assez original. Quant à l’or, il sert à commercer, mais également à payer le bon monsieur qui nous ramène bénévolement aux sanctuaires lorsque l’on meurt (mourir coûte donc des sous). Heureusement, les armes et les objets autres que le sel et l’or sont préservés au-delà de la mort.

Ces éléments de gameplay et gestion des ressources en font un jeu à la fois classique dans le principe et original dans la réalisation.



Conclusion : OUI !

Salt and Sanctuary est un excellent et très nerveux metroidvania qui plaira aux amateurs de jeux exigeants et d’ambiances sombres. Très original grâce à son principe de sanctuaires, et parfaitement exécuté en termes d’atmosphère et de gameplay, il serait dommage de s’en priver alors qu’il coûte 14,99 euros sur l’eShop et tourne parfaitement sur la Switch, tout en ayant une très belle durée de vie.

LES PLUS : 

+ L’ambiance glauque
+ La musique magnifique
+ Les combats bien calibrés
+ Une difficulté élevée, mais un jeu toujours juste
+ Un bestiaire superbe

 

LES MOINS :

- Les boss impossibles à anticiper
- Pas adapté à ceux qui n’aiment pas le challenge
- Parfois déprimant sur le long terme

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Le système de verdict de Nintendo-Difference repose sur trois niveaux :

- OUI ! (nous recommandons l'achat de ce titre, peu importe quel joueur vous êtes : vous l'apprécierez, à condition de ne pas être hermétique au genre ou à l'univers). Le Oui accompagné du ND Award récompense les titres soit exceptionnels que vous devez acheter quoiqu'il arrive, soit ceux nous ayant provoqué de gros coups de coeur !

- "Peut-être" (nous recommandons de bien lire le test avant d'acheter le jeu, car il peut ne pas correspondre à tout le monde, et ce pour des raisons qui peuvent largement être différentes d'un jeu à un autre). Par exemple, un titre peut être tout à fait exceptionnel et obtenir un "Peut-être" parce qu'il se classe dans un genre de niche qui ne correspondra pas à tout le monde alors qu'un autre pourra s'avérer vraiment moyen et à ne réserver qu'aux puristes du genre ou aux fans inconditionnels (comme dans le cas d'une adaptation par exemple).

- NON (nous ne recommandons pas l'achat de ce jeu). Trop mauvais ou trop cher pour ce qui est proposé.

Nous avons abandonné l'idée des notes, car celles-ci n'aident en rien à faire un choix, avec ce système vous savez si vous pouvez acheter les yeux fermés, s'il faut bien lire le test pour savoir si le jeu peut vous convenir ou s'il faut tout simplement s'enfuir.



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