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Test Nintendo Switch d'Another World, un jeu marquant, mais un portage fainéant

 Par Draco,
 le 16/07/2018 à 19H02

À l’été 1989, alors qu’il entamait seul le développement d’Another World, Éric Chahi s’imaginait-il un seul instant qu’il allait créer l’une des aventures vidéoludiques les plus mémorables des années 90 et que celle-ci continuerait à être portée sur de nouveaux supports presque trente ans après ? Il est probable que non. D’autant qu’à cette époque, le concept même de rétrogaming n’avait pas forcément grand sens. Pourtant, c’est bien sur Switch que vient tout juste de débarquer le titre mythique dans sa version remastérisée de 2011, désormais amputée du sous-titre « 20th Anniversary Edition », sans doute jugé un tantinet anachronique. Il s’agit néanmoins de l’exact même jeu que celui que nous avions testé sur 3DS, il y a déjà quatre ans de cela, d’où la reprise de la critique de l’époque, toujours largement d’actualité.

Un test rédigé par Kayle Joriin.


Ginger versus Wild

Dans Another World, le joueur incarne Lester Chaykin, un physicien pas forcément très malin, qui n’a rien trouvé de mieux que d’aller faire joujou avec un accélérateur de particules une nuit d’orage. Résultat : il se retrouve projeté avec son bureau, son PC et sa canette, au beau milieu d’un lac, des profondeurs duquel montent de terrifiants tentacules noirs. Après avoir échappé de peu à la mort, le rouquin va rapidement constater qu’il a été transporté « ailleurs » et que le monde dans lequel il se trouve est un brin inhospitalier. Bien entendu, derrière ce gentil petit euphémisme, il faut comprendre qu’à peu près toutes les créatures vivantes qu’il va rencontrer vont essayer de l’occire, que ce soit en le bouffant, en l’étranglant ou en l’empoisonnant. Et si ces sales bêtes n’y arrivent pas, c’est l’environnement lui-même qui profitera de sa maladresse (ou plutôt de celle du joueur). Empalement sur des pics, chute vertigineuse et noyade intempestive sont ainsi monnaie courante dans cet autre monde. Hostile la nature…

 


Logiquement, le titre d’Éric Chahi baigne donc dans le die & retry le plus old school qui soit. Et comme il fait le choix d’une mise en scène minimaliste, sans aucune interface ou indication, tout s’apprend dans la douleur. Un apprentissage pour le moins frustrant, surtout lorsque les checkpoints sont trop éloignés des passages problématiques, ce qui oblige à refaire inlassablement les mêmes actions pour tenter de nouvelles approches. En outre, la maniabilité rigide du héros n’aide pas toujours à traverser les passages orientés action. Si une bonne partie de l’aventure consiste en effet à se déplacer prudemment et à éviter les ennuis, Lester sera régulièrement amené à utiliser son flingue laser pour calmer les ardeurs des autochtones. De grands humanoïdes au teint blafard et à la force physique considérable qui vont d’abord le faire prisonnier, avant de le traquer sans répit suite à son évasion. Heureusement, il bénéficiera de l’aide inespérée de son compagnon de cellule, avec lequel se liera une amitié d’autant plus belle qu’elle se passera de longs discours.

 


Jeu marquant, portage fainéant

Au-delà de son gameplay à l’ancienne, dans lequel nombre de joueurs modernes risquent de ne pas se retrouver, Another World reste ainsi une œuvre puissante, qui offre une immersion assez incroyable avec des moyens techniques dérisoires au vu des standards actuels. Si à l’époque le jeu étonnait par ses animations, obtenues grâce à la technique de rotoscopie, il faut bien reconnaître qu’il a aujourd’hui pris un méchant coup de vieux. Et ce, malgré la mise à jour graphique sympathique qui lisse les modèles 3D et enrichit les décors de jolis détails visuels (même si certains passages ne semblent bizarrement pas en avoir profité). Pourtant, malgré les années, la magie demeure, et si la réalisation n'impressionne plus vraiment, le jeu bénéficie toujours d’une patte artistique indéniable et d’une ambiance sonore aussi discrète que pertinente. L’aventure est certes très courte, mais même en la connaissant par cœur, on y revient avec plaisir. La marque des grands jeux !

 


Concernant cette version Switch, il n’y a cependant rien de nouveau à signaler, puisqu’elle se limite au contenu de la 20th Anniversary Edition, à savoir trois niveaux de difficulté, une bande-son remastérisée, et bien entendu les améliorations graphiques susmentionnées, sachant qu’il est possible de switcher à loisir avec les graphismes originaux. Ceux qui ne voudraient pas souiller leur beau téléviseur 4K HDR avec des polygones d’un autre temps pourront d’ailleurs se tourner sans problème vers le mode portable, le jeu se prêtant toujours parfaitement à une pratique nomade. À la limite, on pourra râler un peu devant l’absence de redimensionnement de l’image qui conserve le format 16/10 et entraîne la présence de bandes noires sur les bords de l’écran, mais là encore, cela n’a rien d’inattendu. Pour davantage de prise de risque, il faudra donc attendre une hypothétique 30th Anniversary Edition en 2021.

 

 

Conclusion : PEUT-ÊTRE !

Si Another World reste un classique parmi les classiques, il s’agit aussi d’un titre au gameplay fondamentalement old school qui ne plaira pas à tout le monde. Plus de vingt-cinq ans après sa sortie, il réussit cependant l’exploit de conserver toute sa force narrative pour nous plonger littéralement dans un autre monde, que l’on découvre avec émerveillement, mais non sans appréhension. Dans l’idéal, tout amateur de jeu vidéo devrait jouer au moins une fois dans sa vie au jeu d'Éric Chahi. Mais en pratique, on ne le recommandera tout de même qu’aux plus nostalgiques et aux plus curieux. Dans tous les cas, cette version Switch, constitue un choix tout à fait valable pour ceux qui voudraient tenter l’aventure, même si elle n’apporte strictement rien de nouveau.

LES PLUS : 

+ Un chef-d’œuvre de minimalisme

+ Dépaysement garanti

+ Mise à jour graphique toujours pertinente


LES MOINS :

- Quand même très old school

- Frustrant par nature

- Un peu court dans l’absolu

_______________________________________________________________

Le système de verdict de Nintendo-Difference repose sur trois niveaux :

- OUI ! (nous recommandons l'achat de ce titre, peu importe quel joueur vous êtes : vous l'apprécierez, à condition de ne pas être hermétique au genre ou à l'univers). Le Oui accompagné du ND Award récompense les titres soit exceptionnels que vous devez acheter quoiqu'il arrive, soit ceux nous ayant provoqué de gros coups de coeur !

- "Peut-être" (nous recommandons de bien lire le test avant d'acheter le jeu, car il peut ne pas correspondre à tout le monde, et ce pour des raisons qui peuvent largement être différentes d'un jeu à un autre). Par exemple, un titre peut être tout à fait exceptionnel et obtenir un "Peut-être" parce qu'il se classe dans un genre de niche qui ne correspondra pas à tout le monde alors qu'un autre pourra s'avérer vraiment moyen et à ne réserver qu'aux puristes du genre ou aux fans inconditionnels (comme dans le cas d'une adaptation par exemple).

- NON (nous ne recommandons pas l'achat de ce jeu). Trop mauvais ou trop cher pour ce qui est proposé.

Nous avons abandonné l'idée des notes, car celles-ci n'aident en rien à faire un choix, avec ce système vous savez si vous pouvez acheter les yeux fermés, s'il faut bien lire le test pour savoir si le jeu peut vous convenir ou s'il faut tout simplement s'enfuir.



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