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 Switch  Santa Ragione  1 02/11/2017
02/11/2017
Non prévue
Editeur Genre Divers
 MixedBag  Aventure     Site officiel
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switch
Test Nintendo Switch de Wheels of Aurelia, un jeu unique et poétique

 Par Draco,
 le 08/11/2017 à 18H33

Ah l'Italie... Ses tours pas droites, ses plages remplies d'Allemands en chaussettes et sandales, ses mains qui parlent mieux que soi-même, ses plats traditionnels que nous français hautains dégustons en boîtes de conserve... Développé par Santa Ragione et publié sur Nintendo Switch par Mixed Bag, Wheels of Aurelia  nous fait voyager à travers ce pays fabuleux dans l'époque particulière des années 70 et nous offre ici plus qu'un jeu, une véritable expérience minimaliste qui pourrait déstabiliser n'importe quel joueur. Mais donnons-lui sa chance. Prego.

 

Un test rédigé par Chozo !

 

 

Allez viens j't'emmène au vent ragazzo

 

Wheels of Aurelia est un titre difficile à appréhender en tant que véritable jeu. Le joueur suit la jeune Lella lors de son périple transalpin d'une autre époque, noyé dans l'atmosphère du pays d'il y a 40 ans. C'est un choix de sujet audacieux, d'autant plus que le jeu est aussi avare en possibilités d'actions, avec un gameplay fortement axé sur l'histoire et son déroulement. La temporalité ne paraît bien entendu pas très accrocheuse à priori, surtout pour la plupart des joueurs non italiens. Au mieux, on s'intéressera de près aux événements historiques de cette époque, au risque de laisser de côté les vrais enjeux de l'histoire, au pire le contexte et les références nous passeront totalement au-dessus de la tête. Mais le plaisir persiste si l'on prend le jeu pour ce qu'il est avant tout, à savoir un visual novel vintage en mode road trip. En parcourant la célèbre Via Aurelia, la protagoniste rencontrera un ensemble de personnages variés et colorés avec qui elle partagera la route et fera causette.

 

Vidéo des 15 premières minutes de jeu !

 

Une grande partie de l'expérience de Wheels of Aurelia repose en effet sur le dialogue. Le joueur peut choisir son type de voiture et sa couleur, la partie commence alors avec Lella, en manque de cigarette et désespérée de quitter sa maison. Pour une raison inconnue au départ, elle décide spontanément de conduire, conduire et conduire encore en commençant son voyage avec sa nouvelle amie Olga. Malgré leurs personnalités très différentes, l'amitié peut évoluer pendant leur trajet, ou peut-être qu'Olga sera laissée sur le bord de la route, c'est au joueur de décider.  La voiture se déplace automatiquement, seul le bouton B permet d'accélérer tandis que le stick gauche vous fait changer de direction, entre autres pour éviter les circulations trop denses. Quels que soient vos choix, ils auront leurs conséquences dans les seize histoires possibles aux dénouements différents. Trois décisions majeures influencent la destinée de la partie : les chemins empruntés, les personnes récupérées en route et les choix dans les dialogues.

 

Évidemment, certaines histoires sont plus courtes et moins passionnantes que d'autres. Les aventures rapidement expédiées d'une dizaine de minutes peuvent faire râler, mais le principe ici est justement de pousser à la rejouabilité pour trouver le moyen d'accéder à toutes les histoires, certaines pouvant atteindre la demi-heure de temps de jeu. Malheureusement, un sentiment de répétition peur surgir, une chose évidente quand on parle de refaire le même jeu encore et encore, surtout lorsque celui-ci est pratiquement dénué d'action. Par ailleurs,  une certaine frustration peut naître puisque les dernières fins sont assez difficiles à trouver. Sans prendre de notes, le joueur pourrait oublier quelles combinaisons de chemins et quelles interactions n'ont pas encore été testées.

 

 

On the road again

 

Pour autant, le jeu fait de son mieux pour éviter l'ennui et intervient dans les médiations en vous permettant de commencer la partie depuis différents points du parcours, de sorte que vous ne commenciez pas systématiquement de la même manière. Comme évoqué auparavant, trois actions distinctes permettent d'influencer sur la fin obtenue. Premièrement, Lella peut demander aux personnages, comme les auto-stoppeurs,  de la rejoindre, de relever des petits défis, ou simplement décider de les laisser tranquilles. Au tableau des crédits accordés au jeu, il faut reconnaître que ces personnages rencontrés sont très divers, nombreux, parfois étranges, parfois intéressants, mais toujours riches en conversations. Ensuite, les chemins choisis peuvent vous emmener dans différentes villes, permettant de suivre un objectif en particulier ou de l'abandonner pour se livrer à une autre quête.

 

Enfin, l'essence du jeu étant le voyage et les rencontres, vous aurez l'occasion en cours de route de converser avec tous les personnages avec lesquels vous pourrez interagir, provoquant des situations parfois inédites. Il arrivera à Lella d'être impliquée dans un braquage de banque ou des courses-poursuites dans les rues des villes, ou encore d'aider la police à traquer des fascistes. Il est plutôt très intéressant de voir comment des issues totalement différentes peuvent se matérialiser en fonction de la moindre décision prise. Les personnages sont quant à eux suffisamment bien écrits pour que le fait de voir comment chacun dévoile son secret et ses objectifs demeure un moment amusant. Mais à la longue, les limitations de l'expérience peuvent se ressentir. La multiplicité des personnes rencontrées est bien entendu une bonne chose, puisque chacun permet d'en apprendre un peu plus sur l'autre en fonction des dialogues choisis. Cependant, après plusieurs parties sur la même route, le joueur aura intégré tout ce que certains personnages pouvaient dire. C'est à ce moment-là qu'il devient plus facile de simplement les ignorer sans profiter pleinement de l'expérience.

 

Le cadre historique de l'Italie à cette époque apporte une couche supplémentaire bienvenue à la narration. En complément des personnages fictifs rencontrés, le joueur sera également confronté au contexte politique et sociétal de ces années, frôlant des sujets et événements réels et matures comme la légalisation de l'avortement ou les Brigades Rouges et l'enlèvement d'Aldo Moro. Gros point fort du jeu, son habillage général, quant à lui, fait mouche. La direction artistique minimaliste pourra en rebuter plus d'un, mais la palette de couleurs propre à l'Italie des années 70 semble prendre ici  tout son sens, puisqu'elle respire le travail artisanal, qu'il s’agisse des sessions en ville ou des paysages plus naturels. De son côté, la bande-son est tout bonnement géniale et vaut à elle seule de se plonger un tant soit peu dans cette aventure. Tous les morceaux à la sauce seventee's sont totalement originaux, composés  spécialement pour ce titre et créent une atmosphère très relaxante et inhabituelle dans un jeu vidéo.

 

 

 

Conclusion : PEUT-ÊTRE !

Wheels of Aurelia est paradoxalement à la fois rassurant dans ses intentions et frustrant dans sa répétition. Après avoir vu les mêmes lignes de dialogue et les mêmes paysages pour la énième fois, le joueur aura plutôt envie de revenir en arrière dans ses choix et actions pour en finir avec l'aventure entamée. Dénué de points de sauvegarde, le jeu vous obligera pourtant à relancer une partie pour trouver l’histoire la plus intéressante possible. La grâce salvatrice vient du travail artistique, tant dans la sobriété à l'ancienne et charmante, que dans l'écriture des dialogues ou la musique qui accompagne le périple. Ainsi, pour ne pas définitivement gâcher l'expérience et ne garder à l'esprit que ses qualités, il est plutôt conseillé de jouer à Wheels of Aurelia par petites sessions espacées, de manière à avoir l'impression de redécouvrir des facettes du jeu encore jamais dévoilées. C'est le prix à payer pour laisser une chance à un titre unique en son genre.

LES PLUS : 

+ Une aventure originale et ludique
+ Des musiques très agréables
+ L'écriture bien ficelée des personnages et des dialogues
+ Les conséquences inattendues de certains choix

 

LES MOINS :

- Très limité en gameplay
- Un rendu visuel qui peut rebuter
- Le danger de la répétition à outrance
- Les histoires inégales en qualité et en durée
- Ne convient pas aux longues sessions de jeu

 

Le système de verdict de Nintendo-Difference repose sur trois niveaux : OUI ! (nous recommandons l'achat de ce titre, peu importe quel joueur vous êtes : vous l'apprécierez, à condition de ne pas être hermétique au genre), "Peut-être" (nous recommandons de bien lire le test avant d'acheter le jeu, car il peut ne pas correspondre à tout le monde et ce pour des raisons qui peuvent largement être différentes d'un jeu à un autre) et NON (nous ne recommandons pas l'achat de ce jeu). Nous avons abandonné l'idée des notes, car celles-ci n'aident en rien à faire un choix, avec ce système vous savez si vous pouvez acheter les yeux fermés, s'il faut prendre garde ou s'il faut tout simplement s'enfuir.



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