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Wii U, deux mois avant
Par Manmedaz le 23/09/2012

Deux mois avant la sortie de la prochaine console de salon de Nintendo, nous avons été invités par le constructeur dans son siège Européen de Francfort afin d’y tester les dernières versions d’une partie des jeux disponibles au lancement de la Wii U. Voici un résumé de nos impressions.

La culture du secret

Ce n’est un secret pour personne, Nintendo protège les informations concernant ses produits le plus longtemps possible, la dernière et plus flagrante démonstration de cette politique étant la Wii U. Après l’E3 2011 et l’incompréhension qu’il généra quant au concept fédérateur de la console, s’est suivit une longue année de silence jusqu’à l’édition suivante du salon. Celle-ci vu l’annonce de quelques nouveaux jeux tels que Rayman Legends, Project P-100 ou Game&Wario, ainsi que de quelques nouveaux portages, dont le plus fameux reste Mass Effect 3. Elle fut également l’occasion du retour de concepts déjà annoncés sous une autre forme, tel Killer Freaks from Outer Space qui est revenu sous la forme de ZombiU, New Super Mario Bros. U, ou les quelques expériences solo qui font maintenant partie intégrante de Nintendo Land (notamment Takamaru’s Ninja Castle, ainsi que deux des nouvelles attractions que nous avons pu tester cette semaine, Metroid Blast et Chase Mario). Nous avions pu, lors des trois jours de l’E3, tester l’intégralité des jeux présentés par BigN et partager avec vous toutes nos impressions concernant ces titres, ainsi que la console et son Gamepad.

S’en suivirent alors plusieurs mois de disette en news, et de rumeurs toutes plus folles les unes que les autres concernant le prix et la date de sortie de la console. Elles prirent toutes fin le 13 septembre, lors de multiples Nintendo Direct organisés sur chacun des trois marchés mondiaux. Il y fut annoncé trois package différents, dont le prix (entre 300 et 390 euros) fut dévoilé via les sites des revendeurs, ainsi qu’une date de disponibilité pour ces bundles, le 30 novembre 2012. Ce fut également l’occasion pour Nintendo de dévoiler quelques grosses surprises, en l’occurrence Bayonetta 2 et Monster Hunter 3 Ultimate. Depuis lors, les médias tombent de façon plus régulière, le constructeur semblant enfin ouvrir les vannes de l’information.


C’est dans cette optique que nous avons été invités au siège européen de l’entreprise, à Francfort, afin de découvrir les toutes dernières versions d’une quinzaine de jeux, tous prévus sur Wii U d’ici la fin de l’année. Au menu, quatre salles aux ambiances différentes. Tout d’abord, le first party avec New Super Mario Bros. U et quatre nouveaux mini jeux de Nintendo Land. Ensuite, les jeux tiers tout public et -12 ans avec Rayman Legends, Sonic All Star Racing Transformed, Tekken Tag Tournament 2 Wii U Edition et NBA 2k13. La troisième salle était consacrée pour sa part aux jeux eShop, et abritait les démos de Toki Tori 2, Trine 2 Director’s Cut et Nano Assault Neo. Enfin, la dernière salle réunissait les jeux tiers à destination d’un public de joueurs plus matures, avec notamment Darksiders 2, Mass Effect 3 : Edition Spéciale, ZombiU, Assassin’s Creed 3 et Ninja Gaiden 3 : Razor’s Edge.

L’impression qui découle de cette journée en compagnie de tous ces titres est par certain côté rassurante, et par d’autres un peu plus troublante. Si les jeux Nintendo, et les quelques titres auxquels nous avions déjà joué à l’E3 se portent merveilleusement bien, quelques-uns des jeux tiers nous ont donné l’impression d’encore nécessiter un peu de travail pour régler quelques soucis, très souvent liés à un framerate qui s’écroule de façon ponctuelle.

Nintendo Land

Commençons par le titre phare de la Wii U, Nintendo Land, fort de 12 attractions fondamentalement différentes et chacune basée sur une franchise différente du développeur. Nous avions déjà pu nous essayer à 5 d’entre elles, et en avons découvert 4 nouvelles : Metroid Blast, Pikmin Adventure: Tame The Wilderness, Chase Mario et Balloon Trip Breeze. Nous avons eu l’agréable surprise de confirmer la profondeur, la diversité et l’abondance en contenu de Nintendo Land.


Metroid Blast est un Third Person Shooter sympathique et bourré de modes, qui permet de jouer seul ou à plusieurs, ensemble et en opposition. Les joueurs incarnant Samus jouent avec le combo Wiimote-Nunchuk, alors qu’un autre s’empare de son vaisseau, qu’il contrôle avec le Gamepad. Les commandes au sol sont relativement classiques, à cela près qu’on doit appuyer sur A pour tourner la caméra, sans quoi on ne fait que viser sur l’écran ; il faut bien avouer que cela est très pratique pour jouer à plusieurs sur la même télé, même si ça demande un léger temps d’adaptation. Les autres spécificités du jeu au sol impliquent la mise en boule typique des jeux Metroid, ou encore un court saut, durant lequel le personnage incarné sera invincible. Les commandes du vaisseau sont un tantinet plus complexes, bien que relativement intuitives. Première et logique différence, le joueur regardera non plus la télé, mais l’écran du Gamepad. Alors que l’accélération et la décélération s’effectuent à l’aide du stick gauche, le stick droit permet de contrôler la hauteur du vaisseau et, pour les plus fainéant – où ceux qui seront assis bien confortablement dans leur fauteuils et ne voudront pas bouger –, de tourner. Bien entendu, l’intérêt du Gamepad reste de viser avec plus de précision en le déplaçant dans l’espace. Enfin, le joueur peut accélérer d’une pression sur le stick droit, et tirer lasers et bombes-grenades, tout comme ses camarades.

Metroid Blast profitait de deux bornes de démo, une première axée sur le jeu en coopération, et une seconde sur le jeu en opposition terre contre air. Trois niveaux de la partie coopération du jeu étaient pour l’occasion dévoilés parmi une vingtaine présents dans le menu du jeu. Leur but était relativement simple : survivre ensemble à plusieurs vagues d’ennemis successives dans une arène. Chacun possédait trois vies, avec la possibilité d’en récupérer en attrapant les cœurs laissés derrière les corps sans vie des assaillants. Un bonus, sous la forme d’un point d’interrogation, pouvait également être ramassé et offrir au hasard un cœur, un bouclier de protection temporaire et d’autres joyeusetés venant pimenter un peu la partie. Les ennemis, quant à eux, sont principalement tirés de la série, bien qu’un peu modifiés et agrémenté d’un gros interrupteur qui est leur point faible. Nous en avons rencontrés deux différents, les Zoomers – ces crawlers recouverts de pointes assez énervants –, tuables en un coup, et les célèbres Pirates de l’Espace, bien plus coriaces. Un troisième ennemi était inconnu au bataillon et consistait en une petite boule qui rapidement provoquait une mini tornade en fonçant sur votre personnage. Afin de survivre à la demi-dizaine de vagues composant un niveau, les joueurs sont appelés à coopérer, soit par la voix, soit tout simplement directement dans le jeu. Ainsi, les joueurs aux sols peuvent à loisir s’accrocher au vaisseau à l’aide d’un rayon tracteur, ce qui leur permet de rester hors de portée des ennemis non armés. La partie se termine soit par la victoire, soit par un game-over, lorsque tous les personnages ont perdu leurs vies. Ceci étant dit, tant qu’au moins une personne est encore en vie, les autres, qui perdent la capacité de tirer en même temps que leur dernière vie, peuvent encore récupérer des cœurs ; la coopération sera alors très importante, puisqu’ils ne pourront casser eux-mêmes les réceptacles en contenant et devront faire appel aux joueurs encore en vie pour cela.

Le second mode de jeu s’appuie largement sur les mécaniques du premier. Encore une fois, le combat a lieu dans une arène fermée. Avant de commencer la partie, chaque joueur choisira un nombre de vie, soit 1, 2, 3 ou 6 pour les joueurs à terre, et jusqu’à 12 pour le joueur dans le vaisseau contre deux joueurs (mais probablement 24 s’il est face à quatre joueurs, bien que nous n’en ayons la confirmation). La difficulté consistera d’ailleurs à bien équilibrer les vies au départ, puisque le joueur au Gamepad aura beaucoup de difficulté à contrer les attaques des joueurs à pied. Le challenge reste néanmoins amusant et distrayant.


Pikmin Adventure prend place dans le monde des petites créatures, avec une progression assez semblable au jeu auquel il fait référence. Alors que les joueurs à la Wiimote et au Nunchuk joueront le rôle de mignons Pikmins – un peu gros, il faut l’avouer –, le joueur au Gamepad enfile le costume du Capitaine Olimar et dirigera sa petite armée de Pikmins comme bon lui semble. Pour le coup, la télé ne sera pas partagée en sous-écrans, et le Gamepad affichera quasiment la même image, avec pour différence majeure l’angle de la caméra. Les Pikmins (ou plutôt devrait-on les appeler Pik-Mii-n) sont assez basiques à contrôler : on les dirige, on les fait sauter et on les fait taper, des blocs ou des ennemis, en fonction de la disponibilité. Au possible, on chasse les blocs question, qui contiennent du nectar qui nous servira à monter en niveau. Concernant Capitaine Olimar, c’est une autre histoire. Tout se fait à l’écran tactile, où on tape sur les blocs à détruire et les ennemis à attaquer, et sur le sifflet, qui permet de rallier l’intégralité de ses forces sur sa tête, joueurs alliés y compris, et de les jeter à la chaine, les rendant par là même temporairement invincibles – ce qui s’avèrera indispensable contre les ennemis les plus coriaces.


Chase Mario est une sorte de cache-cache dans une arène coupée en quatre parties de couleurs différentes. Ici, jusqu’à quatre Mii partirons à la recherche du mesquin "Mii-rio" qui tentera de leur échapper pendant deux minutes trente. Avec une avance de 10 secondes sur ses poursuivants, le joueur au Gamepad aura tout intérêt à filer à l’anglaise et à se faire tout petit, tout en surveillant la position de ses opposants via la carte sur son écran. Ceux-ci seront en revanche un peu plus rapide que lui et sauront à combien de mètres de leur but ils se trouvent via un indicateur. Ils devront communiquer un maximum entre eux en utilisant les codes couleur de l’arène afin d'arriver à arrêter Mario. Ils pourront d’ailleurs rapidement voir s’ils touchent à leur but en observant la tête du joueur au gamepad, qui apparait sur la télé. Attention, cependant ! Au bout de trente secondes, une étoile apparaitra au centre de l’arène. Une fois attrapée par Mario, celui-ci sera invincible et très rapide durant plusieurs secondes. Pour mettre fin au jeu, il sera nécessaire de toucher le Mii en salopette rouge ou, à défaut, de lui sauter dessus. L’environnement devrait cependant se mêler aux compétences des joueurs pour complexifier le jeu. Ainsi, si la première arène que nous avons testée était un simple labyrinthe de bois, le second comprenait des rivières de boue, qui ralentissent les joueurs et leur font laisser des traces au sol. De plus, quelques ponts sont disséminés au-dessus de celles-ci, et disparaissent après avoir été franchis par Mario, pimentant ainsi largement la chasse à l’homme et la rendant malgré tout très ardue pour le joueur au Gamepad.


Balloon Trip Breeze est le seul jeu à un joueur ayant été présenté cette fois-ci. Votre Mii se retrouve accroché à un ballon et doit traverser des niveaux en éclatant le plus de ballons possibles pour un maximum de points. Il s’agit d’un score game par excellence, et l’habileté du joueur sera récompensée par un déluge de points. Afin de déplacer le ballon, il faudra se munir du stylet du Gamepad et tracer des courants d’air d’un trait assuré, sachant que le niveau lui-même pourra contenir du vent vous amenant à corriger régulièrement votre cap. Des boules hérissées de pics viendront se poser en obstacle, vous obligeant à les contourner, alors que des ennemis tenteront de vous embrocher. Pour les détruire et gagner des points, vous n’avez d’autre solution que de leur taper dessus via une pression du stylet sur l’écran tactile, chose peu évidente étant donné que l’écran du Gamepad présente une version très zoomée de l’image projetée sur la télévision. Enfin, des étapes parsèmeront votre parcours, et marqueront chacun des moments de la journée, accompagnés de changements de décors. Lors de votre arrivée à celles-ci, vous serez accueilli par un podium style olympique – encore un moyen de gagner des points en atterrissant sur la plus haute marche –, et parfois par un paquet à transporter à la prochaine étape pour gagner un bonus.

Ces quatre nouvelles attractions, qui sont à ajouter aux cinq autres que nous avons déjà pu découvrir pendant l’E3, nous ont convaincu de la pertinence d’un jeu tel que Nintendo Land. Si bien des sourcils se sont soulevés lors de l’annonce du jeu, force est de constater l’excellent boulot de Nintendo, qui nous pond un jeu visiblement varié, fourni, et visuellement agréable avec son coté "fait main". Nul doute qu’il sera l’un des premiers jeux de la console à franchir le million, et qu’il saura initier les néophytes à l’univers de Nintendo, augmentant potentiellement l’attractivité des futurs titres des séries mises en scène dans les diverses attractions.


New Super Mario Bros. U


Dernier titre présenté dans la première salle, New Super Mario Bros. U confirme également son statut de porte-étendard de la Wii U. Contrairement à la démo de l’E3, qui présentait trois niveaux typiques des NSMB, cette nouvelle version concernait le mode Boost Rush nouvellement dévoilé. Le but de celui-ci est de jouer jusqu’à cinq en coopération et d’atteindre la sortie des niveaux le plus rapidement possible. Il y a cependant une particularité assez importante : la caméra se déplace automatiquement, et sa vitesse de scrolling dépend du nombre de pièces amassées par les joueurs, augmentant avec celui-ci. Le but est donc clair : ramasser le plus de pièces possibles tout en mourant le moins possible, les vies étant partagées et un compteur à zéro signifiant le game-over. Bien entendu, le joueur armé de sa Wiimote pourra compter sur la coopération du joueur au Gamepad, qui aura un rôle crucial dans le bon déroulement du niveau. Le dialogue sera une nouvelle fois de mise, et des automatismes devront être pris afin de pouvoir pulvériser les records de temps. A noter que ces niveaux contiendront également des pièces-étoile, comme tout niveau d’un NSMB. Si nous n’avions pas été spécialement impressionnés par le jeu durant l’E3, il faut dire qu’avec les nouvelles informations et images dont nous disposons à son sujet depuis le 13 septembre et ces quelques minutes passées sur ce nouveau mode, notre intérêt s’est retrouvé multiplié. Ce à quoi nous avons joué nous a véritablement posé des difficultés (nous n’avons pu terminer qu’un niveau, lors d’un second essai), et laisse augurer du meilleur pour un renouvellement bienvenu de la série et un retour aux sources au niveau de la difficulté.

Sonic All-Stars Racing Transformed


C’est dans la seconde salle que nous avons commencé à voir des images un peu moins réjouissantes de jeux accusant des faiblesses visibles. Celui qui nous a le plus déçu est, sans contestation possible, Sonic All-Stars Racing Transformed. C’est simple, le montrer en l’état est une honte à tel point il est décevant. Quand bien même le gameplay pourrait être drôle et fun, le jeu est anéanti par un framerate épouvantable, constamment sous la barre des 24 images par seconde, et frôlant parfois honteusement la dizaine d’images par seconde. La seule chose à peu près intéressante du soft est la vue arrière qui apparait sur l’écran du Gamepad lorsqu’on le soulève devant soi. Il reste à espérer que la version montrée n’est aucunement représentative du rendu final du jeu, et que le développeur s’attèlera à régler les soucis constatés avant de vendre sa galette pour une soixantaine d’euros à des milliers de parents qui feront confiance à la mascotte de Sega…

Tekken Tag Tournament 2 Wii U Edition


Un autre jeu qui nous a un peu surpris par quelques ralentissements est Tekken Tag Tournament 2 Wii U Edition. Sortis de nulle part, ceux-ci, plutôt rares et légers, survenaient en plein milieu de combos à intervalles irrégulières. Rien de trop déroutant pour le joueur novice cependant, mais les plus tatillons pourront en être agacés. Il y a cependant de fortes chances pour que ces petits soucis disparaissent de la version finale. En effet, la démo que nous avons testé ne semblait pas être la dernière version, c’est-à-dire celle présentée au TGS, qui comportait notamment les costumes des personnages Nintendo présentés dans le dernier trailer du jeu. Au-delà de ces soucis d’ordre technique, le jeu ne dépaysera pas toute personne ayant joué aux derniers épisodes de la série. Il semble être très complet et le nombre de personnages disponibles est tout bonnement hallucinant – une bonne cinquantaine. Cependant, comme il faut bien qu’il mérite son sous-titre de Wii U Edition, TTT2 apporte quelques contenus exclusifs, au nombre desquels les costumes suscités, mais aussi le mode Champignon, auquel nous avons pu nous essayer. Il se prête totalement à l’esprit décalé de la série, et vous permet, au cours du combat, d’attraper champignons, maxi-champignons, champignons poison, étoiles… le tout accompagné des effets bien connus des aficionados des jeux Mario. S’en suit des combats hilarants, où le plus avantagé n’est d’ailleurs pas forcément celui qui est le plus grand. Avec des graphismes au moins au niveau des autres versions, et un contenu revu un tantinet à la hausse, et malgré une utilisation anecdotique de l’écran du Gamepad, qui sert d’accès rapide aux combos d’un simple tap et auquel on préfèrera le Pro Controller, TTT2 Wii U Edition semble bien parti pour être la version ultime du jeu. Si tant est que les quelques ralentissement soient de l’histoire ancienne d’ici deux mois ; rendez-vous dans notre futur test pour en avoir le cœur net !

NBA 2K13


NBA 2K13 fait partie, tout comme Fifa, de ces titres qui trustent un sport, et s’impose comme la référence incontournable année après année. Fort de l’absence de tout concurrent direct sur Wii U, il part d’ores et déjà avec une bonne marge d’avance. La démo qui nous était proposée durait 5 minutes, juste suffisamment de temps pour se rendre compte que jouer au Gamepad demandera peut-être un peu de temps d’adaptation à cause de l’inversion des boutons et du stick droit. Graphiquement, le jeu est semblable aux autres versions et n’accuse pas de ralentissements, et le petit plus de cette version résidera dans la possibilité d’effectuer des changements de stratégie et de faire entrer et sortir des joueurs sans avoir besoin de mettre le jeu en pause, juste via l’écran du Gamepad. La version que nous avons testée ne permettait cependant pas d’effectuer toutes ces actions via le Gamepad, et il y a fort à parier – et à espérer – que l’écran des modifications en temps réel évoluera encore pour donner un meilleur feedback, notamment sonore et visuel, au joueur, afin qu’il ait la confirmation que ses actions ont bien été prises en compte.

Rayman Legends


Enfin, le dernier jeu de la salle est le très attendu Rayman Legends. Nous en avons beaucoup dit de bien durant l’E3, et cela ne changera pas ici. Le jeu est toujours aussi beau et détaillé, coloré et mignon. Seul un nouveau niveau était disponible sur les deux montrés : le premier était le niveau classique déjà montré à l’E3, et le second le niveau musical dévoilé dans un récent trailer. Enfin, le nouveau personnage, Barbara, était jouable. En bref, nous ne pouvons que vous diriger vers notre preview du jeu, tant notre avis n’a pas changé face à cette nouvelle démo.

Toki Tori 2


Dès le premier jour, l’eShop de la Wii U sera rempli de bons petits jeux, et nous avons eu la chance de pouvoir essayer trois d’entre eux. Toki Tori 2, pour commencer, est un puzzle game sous forme de jeu de plates-formes. Aux commandes d’un petit oiseau, le joueur doit progresser dans le niveau en utilisant différents éléments du décor et autres animaux. Par exemple, un crapaud qui, lorsqu’il mange un fruit, lâche une bulle dans laquelle l’oiseau peut entrer pour atteindre de nouvelles hauteurs. La progression est lente et parfois pénible, d’autant que notre héros est loin d’être athlétique : il ne peut sauter très haut, et tombe à pic d’une falaise sans même pouvoir planer. Dans le même ordre d’idée, les graphismes sont quelque peu rigides, s’il est possible de l’exprimer ainsi. Le tout est peu ragoûtant visuellement, il vaut donc mieux accrocher au concept si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure. Enfin, un éditeur de niveaux était montré, permettant de tout faire rapidement via l’écran du Gamepad. Une idée sympa, reste à voir comment ceux-ci pourront être partagés avec ses amis.

Trine 2 Director’s Cut


Trine 2 Director’s Cut est un jeu de plates-formes/action/aventure/puzzle assez atypique. Déjà disponible sur de nombreux supports, il comptera quelques niveaux exclusifs afin de combler son retard sur la console de Nintendo. La première chose qui frappe avec ce jeu, c’est sa beauté impressionnante. Tout est vraiment léché, les environnements sont grandioses, vivants, colorés et d’une beauté à couper le souffle, et que dire des effets de lumière... En plus de cela, le jeu se targue d’une jouabilité au poil, et d’une sympathique variété dans les styles de jeu avec trois personnages très différents, le chevalier, bourrin à l’épée et au bouclier, la voleuse, avec sa chaine et son arc aux flèches variées, et le magicien, qui peut créer toutes sortes d’objets. Sans oublier les modes multijoueur en local et en ligne. Bref, Trine 2 est une des valeurs sûres de l’eShop de la Wii U, tant sur la forme que sur le fond. L’ajout de niveaux bonus, du mode multijoueur exclusif et jouable jusqu’à 4 Magic Mayhem, du DLC The Goblin Menace et la possibilité d’utiliser l’écran du Gamepad pour, par exemple, tracer les planches et les caisses créées par le magicien, ajoutent encore plus d’intérêt à cette version indispensable aux nouveaux venus. D’ailleurs, nul doute que les personne ayant déjà fini le jeu sur une autre plateforme seront tentés de mettre de nouveau la main au portefeuille, et on les comprend.

Nano Assault Neo


Le troisième et dernier jeu de la salle eShop est le tout nouvellement annoncé Nano Assault Neo. Complémentaire du jeu eShop 3DS, celui-ci nous a également impressionnés visuellement. Il possède une esthétique qui lui est très personnelle et organique, et enchaine les effets de lumière à la pelle. Sans ne jamais ramer, le jeu arrive à gérer des tonnes d’ennemis et de balles qui fusent dans tous les sens, et c’est le joueur qui se retrouve rapidement submergé. Et pour cause, le gameplay vous invite à naviguer sur de microscopiques organismes afin d’y éradiquer toute trace de virus, lequel y apparait de façon chaotique, vous agressant sans relâche. Du coup, il faut constamment être sur le qui-vive et rester en mouvement. Pour vous aider dans votre tâche, il sera possible de trouver des power-up, d’avoir jusqu’à 4 satellites que vous pourrez orienter via l’écran du Gamepad, ou encore d’utiliser des bombes et autres armes limitées à effet dévastateur. Après avoir éradiqué plus de 90% des organismes étrangers, un compte à rebours de 30 secondes s’égrainera, à l’issue duquel la cellule sur laquelle vous vous trouvez sera détruite. Il sera donc nécessaire de rejoindre le point d’extraction dans les plus brefs délais, en utilisant et manipulant la carte 3D située sur le Gamepad afin de vous repérer. Nano Assault Neo se présente comme l’un des excellents jeux du lancement de la Wii U, en plus d’être exclusif à la console. Beau, fluide et fun, accessible mais difficile, il rassemble beaucoup de qualités qui devraient plaire à un grand nombre de joueurs.

Darksiders 2


La dernière salle est celle abritant le plus de jeux. Consacrée aux jeux tiers pour joueurs matures, elle contenait également un grand nombre de jeux multiplateformes – tous à l’exception de ZombiU. 
Déjà paru depuis quelques semaines sur les consoles HD, Darksiders 2 est le gros jeu de fin d'année de THQ. La version proposée ici nous présentait le DLC La Tombe d’Argul, inclus d’office dans la version Wii U. Comme pour beaucoup des jeux de la salle, notre description sera courte car au final les différences et nouveautés par rapport aux supports concurrents ne sont pas légion. On aura surtout remarqué des graphismes au niveau, si ce n’est meilleurs, que sur les autres consoles HD, et une absence de screen tearing, cette abomination qui apparait lorsque l’on tourne rapidement la caméra. Autre chose notable, on retrouve quelques très légers ralentissements lors des combats, comme c’est déjà le cas sur les autres versions – PC exclu. Hormis cela, le Darksiders 2 se révèle charmeur, avec son loot d’armes et d’armures à tout va et son level design tordu. Le Gamepad, loin de révolutionner le jeu, permettra d’accéder rapidement à certains emplacements de son inventaire, mais restera trop limité, car trop fouillis. Espérons juste que cela sera revu avant la sortie du jeu, car nous somme restés perplexes devant la complexité d'utilisation à cause d’un trop grand nombre d’options proposées à la fois.

Mass Effect 3 : Edition Spéciale


Mass Effect 3 fait bonne figure parmi les plus gros jeux de l’année, d’autant plus après le scandale qu’a entrainé sa fin. Prévu dans une version up-to-date sur Wii U, le jeu proposera à tout un chacun de suivre la fin des aventures du Capitaine Sheppard dans son intégralité, DLC y compris. Dans l’état des choses, le jeu reste fidèle à lui-même, et brille autant que ses homologues graphiquement. Côté animation et framerate, rien à signaler non plus. Tout juste notera-t-on que la carte est dorénavant montrée sur le Gamepad, et qu’il est possible à n’importe quel moment de passer l’écran de jeu depuis la télé vers son écran, d’une simple pression d’un bouton. Impressionnant, bien qu’il soit plus confortable de jouer sur une télé.

ZombiU


Probablement, et à raison, le jeu le plus attendu de la Wii U, ZombiU a bien changé depuis la dernière fois que nous y avons joué. Enfin, façon de parler car il n’a en fait pas beaucoup bougé dans le fond, mais beaucoup plus dans la forme, s’embellissant et se parant de détails sympas comme les crânes des zombies qui se défoncent à mesure de vos coups, ou encore ces superbes effets de lumière. Visuellement, le jeu a beaucoup gagné, même si ça ne sera pas le plus beau jeu de l’année – sortie pour le day one de la console oblige, le passage de Killer Freaks à ZombiU datant de seulement un an. Cependant, plus joli ou pas, nous sommes morts plusieurs fois au court de notre partie, comme trois mois plus tôt. Le jeu était toujours aussi difficile et impardonnable. Cependant, l’action se déroulait un peu plus tard, entre les niveaux 3 et 5 du jeu. Une grande partie de l’action se déroulait dans ou près de l’eau, qui représente un obstacle plus que conséquent. Pour y progresser, le survivant est obligé d’attraper son sac à deux mains et de le porter au-dessus de sa tête, ce qui le rend vulnérable à toute attaque – sans compter que cela le ralenti et qu’en plus le bruit de l’eau ameute les zombies. Une fois n’est pas coutume, les munitions étaient éparses et en quantité limitée, la part belle étant faite à l’approche silencieuse à l’aide de la batte de criquet et de l’arbalète, une arme très pratique puisque tuant sans bruit, et dont les munitions peuvent être récupérées sur les cadavres des zombies. La nécessité d’aborder le jeu par tâtonnement est vraiment importante, et il ne sera pas rare que, comme nous, vous mourriez après avoir passé un portail parce qu’un nouveau type de mort-vivant vous crache de l’acide à la figure, vous tuant sur le coup. Ou parce que, perdu dans les eaux croupies d’un égout, vous sachant entouré de zombies grâce aux bips émis par le Gamepad, vous abaissiez les yeux sur son écran pour vous rendre compte que le point rouge indiquant un ennemi est déjà sur vous, et pour mourir sans avoir le temps de réagir. Assez rapidement, on apprend donc à être économe, discret, à avancer lentement pour pouvoir avoir le temps de réagir à tout imprévu. On apprend également à reconnaitre ces zombies dont la glande contient le fameux sérum permettant de tuer d’un coup un ennemi tentant de vous dire un secret de trop prêt. On apprend à systématiquement remplir sa seringue quand l’occasion se présente. Parce que, Dieu sait qu’un zombis, ça ne lâche pas facilement sa proie. S’il le faut, il traversera l’eau, montera les échelles, les escaliers. Il faudra trouver des planches pour se barricader lors d’attaques en bonne et due forme, suggérées par la démo, mais pas jouables. Et si on vient à manquer de munition, il faudra mettre la main à la pâte, et frapper six, sept, huit fois à la tête chaque zombies, avant de les finir au sol. Car, oui, c’est coriace un zombie, c’est tenace. Ça vous colle à la peau comme l’odeur pestilentielle de la mort. Nul doute en tout cas que le jeu trouvera son public, reste à savoir si celui-ci est prêt pour une telle expérience de survie. Chez ND, en tout cas, on a hâte de savoir !

Assassin’s Creed 3


Après avoir vu une version non jouable d’Assassin’s Creed 3 Wii U tourner lors de l’E3, nous avions hâte de pouvoir poser nos mimines dessus. Contrairement à nos attentes, c’est la partie navale du jeu qui nous a été proposée. C’est toujours aussi impressionnant, que ce soit techniquement ou visuellement. En tant que capitaine d’un navire, la démo consistait en une petite mission de "filature", suivie d’une bataille en haute mer, en pleine tempête, le tout aidé par la carte affichée sur le Gamepad. Le bateau se contrôle de façon très intuitive, alors que la caméra permet de choisir où tirer l’une des quatre armes à disposition parmi le boulet classique, le boulet enflammé, la nuée de boulets et la chaîne, sélectionnables via le Gamepad. Il est également possible de mettre son équipage à couvert, afin de limiter les pertes humaines. Une fois la bataille terminée, la démo proposait de partir à l’abordage d’un navire, avant de brusquement s’arrêter. Au final, difficile de dire grand-chose de plus au sujet du jeu, qui devrait également être au moins au niveau des versions concurrentes, d’après ce que nous avons pu constater.

Ninja Gaiden 3 : Razor’s Edge


Enfin, parlons un peu de Ninja Gaiden 3 : Razor’s Edge. Parmi tous les jeux multiplateformes énoncés jusqu’à maintenant, c’est probablement celui qui mérite le plus d’être acheté de nouveau. On passera sur les fonctionnalités assez courantes du Gamepad, qui permet un accès rapide au Ninpo, au changement d’arme, aux skill Ninja et aux sens Ninja. Ou encore sur les graphismes toujours aussi impressionnants, et le framerate au poil. En revanche, le cœur du jeu en lui-même a été modifié pour répondre aux attentes des joueurs. Les démembrements sont de retour, les ennemis sont plus agressifs que jamais, et, même avec deux jambes en moins, tenteront de venir vers vous pour vous infliger des dégâts. La difficulté a été véritablement revue à la hausse et les sensations se rapprochent du second volet de la série. Enfin, Ayane est jouable et il faut avouer qu’elle envoie grave du pâté, la petite. Loin d’être un ajout mineur, elle dispose de très nombreux enchainements et se bat avec beaucoup de classe, et d’efficacité meurtrière. On sent vraiment que la Team Ninja a revu sa copie, et les quelques minutes passées avec le jeu nous ont donné pleine confiance dans les récent propos rapportés de Hayashi, que nous pouvons vous confirmer : Ninja Gaiden 3 : Razor’s Edge est la version du jeu que tous les fans attendaient initialement.

En attendant le 30 novembre…

En conclusion, malgré quelques petites errances, on peut affirmer aujourd’hui que la Wii U a su attirer des titres solides. Certains sont inédits, et ont bénéficié d’une attention extraordinaire pour un lancement de console. D’autres pas, mais même ceux-ci semblent avoir joui du travail nécessaire pour que l’expérience soit aussi bonne, sinon meilleure que sur les autres plateformes ; exception notable faite de Sonic All-Stars Racing Transformed, dans l’état dans lequel il nous a été présenté. Il y a sincèrement de quoi être impatient, à l’approche de la sortie de la prochaine console de salon de Nintendo qui, si elle ne révolutionnera pas les graphismes des jeux, offrira une alternative très intéressante à l’actuelle et, potentiellement, la prochaine génération de consoles, via quelques perles exploitant à fond son atout principal : le Gamepad.

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